Le PDG de Taser France interpellé

Publié le par la Rédaction

Espionnage présumé de Besancenot :
Le PDG de Taser France interpellé


Dix personnes ont été placées en garde à vue, mardi 14 octobre, dans le cadre de l’enquête sur la surveillance illicite dont a été victime le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Olivier Besancenot, a-t-on appris de source proche de lenquête. Parmi les personnes interpellées figurent un policier et un détective privé, mais surtout le PDG de Taser France, Antoine Di Zazzo.

Olivier Besancenot a vivement réagi à l
annonce de ces gardes à vue. «Jai une réaction dindignation face à une opération de barbouzes et de flics véreux, dautant plus inquiétante quon a un gouvernement qui na de cesse de propager le système des fichiers», a-t-il dit. «M. Di Zazzo rappelle que SMP Technologies na jamais eu le moindre intérêt à commanditer un rapport concernant M. Besancenot ou quelquun dautre», a pour sa part défendu Me Hennequin, son avocate.

L
ex-candidat à lélection présidentielle avait porté plainte en mai pour «atteinte à l’intimité de la vie privée, violation de secret professionnel et recel de violation de secret professionnel» notamment, après la publication dune enquête de LExpress faisant état de lespionnage par une «officine» de la vie privée de M. Besancenot. Selon lhebdomadaire, la vie du porte-parole de la LCR «a été épiée, disséquée, mise en fiches» entre octobre 2007 et janvier 2008.

Des données détaillées

Un «rapport de surveillance» rédigé par l
officine mise en cause allait jusquà mentionner «lemplacement exact de lappartement, dont la fiche cadastrale est annexée», du dirigeant trotskiste. Il mentionnait également un document recensant les détails des comptes bancaires dOlivier Besancenot et de sa compagne, ainsi que des informations sur son véhicule qui pouvaient avoir été obtenues «grâce au fichier administratif des cartes grises», selon LExpress.

En mai, lorsque L
Express avait révélé les faits, le journal évoquait déjà la piste dun contentieux avec la firme SMP Technologies, distributeur pour la France du pistolet à impulsion électrique Taser : lors de la campagne pour la présidentielle en 2007, le porte-parole de la LCR avait estimé que cette arme était responsable de 150 décès aux États-Unis. Les dirigeants de Taser, qui assurent quelle se révèle inoffensive pour la vie humaine, ont intenté une procédure en diffamation contre M. Besancenot.

Six des personnes interpellées l
ont été par les policiers de lInspection générale de la police nationale et les autres par ceux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne chargés de lenquête.

Presse jaune (Le Monde), 14 octobre 2008.



Assassinat au Taser de Robert Dziekanski
à l’aéroport de Vancouver en octobre 2007

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