Contre les expulsions, solidarité active à Caen

Publié le par la Rédaction


Depuis mars dernier, deux pavillons du boulevard Poincaré sont occupés par un collectif. De nombreux-ses occupant-e-s y vivent. Ce squat est critique sur le fonctionnement de notre société. Voilà pourquoi nous libérons des espaces et que nous expérimentons d’autres formes d’organisation sans chef, où toutes les décisions importantes sont prises dans des assemblées.
Dans ces lieux de résistance, nous favorisons les rapports humains aux rapports marchands. C’est pour cette raison que nous pratiquons le prix libre, la récupération de matériaux ou de nourriture issus de la surproduction.
Nous y organisons des concerts acoustiques, des projections, des débats, des réunions pour des collectifs ou des groupes, des ateliers pour les enfants, ou autour de pratiques (vélo, fabrication de savon, jardin collectif…). C’est aussi un espace d’expérimentation artistique autour du Graf notamment. Nous y avons constitué une bibliothèque, y diffusons des brochures…

Depuis quelques semaines, à l’approche de l’hiver, la municipalité de Caen menace ces lieux d’expulsion. Elle invoque l’insalubrité des lieux, l’illégalité de l’occupation, le risque d’accident, et les plaintes du voisinage.

Si certain-e-s voisin-e-s sont hostiles à notre présence, d’autres y voient un moyen de dynamiser le quartier. Les avis sont donc partagés. Quant à l’insalubrité des lieux, nous serions curieux de savoir ce que la mairie entend par là, puisque les pavillons sont en bon état. Nous sommes d’autant plus surpris que cette même municipalité, comme les précédentes, est souvent moins soucieuse de la salubrité et des conditions de vie dans les HLM qu’ils louent. La municipalité s’inquiète de l’illégalité de l’occupation alors qu’au même moment les temps d’attentes pour accéder à un logement social sont de plusieurs années, les loyers dans le privé comme dans le parc HLM sont exorbitants et que le nombre de logements vides sur l’agglomération dépasse les 5000 selon l’INSEE. Notre occupation n’est peut-être pas légale, elle est pourtant plus que légitime… À noter que cette menace est d’autant plus incohérente qu'il n’existe aucun projet réel sur le lieu. Celui-ci est donc juste voué à la destruction comme l’ensemble du pâté de maisons.

Sur Caen, il existe aussi bien d’autres squatteur-se-s, des personnes hébergées en foyer d’urgence, des locataires menacés d’expulsions, ou des propriétaires condamnés à l’expropriation. De même partout ailleurs, des gens rencontrent les mêmes difficultés au nom de la spéculation immobilière. C’est parce que nous serons capables de nous organiser collectivement que nous pourrons repousser les expulsions.

Contre l’expulsion du Pavillon noir
Contre toutes les expulsions

Assez d’expulsions
Solidarité avec les mal-logé-e-s et les squateur-se-s
Occupation des logements vides
Pour une réappropriation de nos vies.

Rassemblements :
Samedi 11 octobre, 14 heures 30
fontaine du centre-ville (devant McDo)

Samedi 18 octobre, 16 heures
f
ontaine du centre-ville (devant McDo)

Le Pavillon noir, 10 boulevard Poincaré (arrêt de tram Aviation)
Caen Squat, 8 octobre 2008.

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