Solidarité avec les passagers de la Royal Air Maroc

Publié le par la Rédaction

Demain Bobigny 13 heures, procès de la solidarité

Le 12 février 2008 à 6 heures du matin, 500 policiers investissaient le foyer de travailleurs maliens de la rue Terre-aux-Curés dans le 13e arrondissement et 105 résidents sans-papiers du foyer étaient placés en rétention à la prison pour étrangers de Vincennes.

Suite à cela, militants, voisins et amis des résidents se mobilisaient dans la rue, dans les tribunaux et dans les aéroports pour empêcher l’expulsion des résidents du foyer.

Lors de la 1re tentative d’expulsion, le 27 février, plusieurs de ces militants, voisins et amis étaient présents pour avertir les passagers que deux des résidents du foyer seraient à bord de leur avion et qu’ils souhaitaient rester en France. Des dizaines de passagers se solidarisaient alors avec les deux expulsés et le commandant de bord demandait aux policiers de les redescendre.

Malgré cela les policiers décidaient de poursuivre leur mission d’éloignement et appelaient des renforts pour faire évacuer l’avion.

Devant la détermination des passagers et du personnel de bord les deux résidents du foyer de Terre-aux-Curés ont tout de même été redescendus et l’avion dont le départ était prévu à 18 heures 30 a finalement décollé à 22 heures 30. Malheureusement, parce qu’il faut bien faire des exemples pour «les prochaines fois», juste avant le décollage, la police a désigné quatre passagers comme responsables de l’échec de leur expulsion. Ces quatre personnes ont donc été placées en contrôle d’identité puis en garde à vue avant d’être transférées au dépôt de Bobigny. Relâchés après plus de 60 heures de privation de liberté ils sont inculpés d’entrave à la circulation d’un aéronef.

Face à un État qui stigmatise les étrangers sans titre de séjour et réprime tous ceux pour qui le mot solidarité a encore un sens, le RESF invite tout le monde à soutenir ces quatre passagers en étant présent à leur audience le 26 septembre à 13 heures à la 16e chambre du tribunal de Bobigny afin de démontrer que la solidarité existe toujours et qu’elle ne doit pas être considérée comme un délit.

RESF Paris, 25 septembre 2008.


Voir aussi,
Décollage de l’avion de la RAM après le débarquement de deux Maliens sans-papiers
Expulsions des résidents du foyer du 13e (Terres-au-Curé) - chronique de l’abîme

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