Sécurité générale : la liquidation de l'alcool

Publié le par la Rédaction

Lettre ouverte aux annonceurs de la campagne de publicité : «À ta santé !»


«Il y a des gens qui ont bâti de fécales et industrieuses renommées sur leurs prétendues indignations contre l’inoffensive et infime secte des damnés de la drogue […] Ce sont les apôtres, ce sont les descendants des pasteurs ; on peut seulement se demander où ils puisent leurs indignations, et combien surtout ils ont palpé pour ce faire, et en tout cas qu’est-ce que ça leur a rapporté.»
Antonin Artaud, «Sûreté générale. La liquidation de l’opium»,
in La révolution surréaliste, janvier 1925.


«Vivre en intelligence.»
Slogan de la ville de Rennes.


Mesdames et Messieurs les annonceurs d
e la campagne de publicité «À ta santé !», vous êtes des cons.

Non contents de nous interdire insidieusement, via de détestables décrets et des mesures policières qui n’ont rien à envier aux régimes que l’on sait, de consommer librement de l’alcool le soir dans les rues de Rennes, il faut encore que vous trouviez profitable de venir nous faire la morale.

L’Ayatollah Khomeiny a dit : «Le vin et toutes les autres boissons enivrantes sont impures.» [Principes politiques, philosophiques, sociaux et religieux, Hallier, 1979]

Comme si vos slogans méprisants, martelés sur des nuées d’affiches et de cartes postales dessinées par une batterie d’experts en temps de cerveau disponible, pouvaient nous ôter du jour au lendemain le goût des nuits d’ivresse. Comme si vos réclames, visant à une meilleure gestion du troupeau humain, pouvaient mystérieusement prêter à la Volvic ou à l’eau du robinet les suaves propriétés de l’éthyle. Comme si nous souffrions plus de l’alcool que de la publicité ; que de votre propagande de béni-oui-oui à la solde du Ministère de l’Hygiène National. Les détergents, en voulant décrasser le monde, le rendent peu à peu inapte à la vraie vie. Que les médecins s’y penchent : les vomissures viennent plus sûrement à nos bouches à subir vos dispensables sermons qu’à tituber dans la rue de la soif.

C’est que votre ignominieuse campagne de publicité vouée à «ringardiser l’alcool» a d’abord servi à faire remporter maints trophées — «Grand Prix de la créativité publicitaire de l’Ouest 2007» et «Prix Stratégie de Communication» — à une scélérate «agence indépendante» qui ne craint assurément pas le double discours puisqu’elle réalise, en même temps que la vôtre, des campagnes pour le champagne Pol Roger, à ta santé Edmond Hervé !

Nous pourrions rire de votre cynisme. Ahaha. Mais qui voudrait rire de cette campagne de communication hygiéniste sponsorisée par les «Restaurants» McDonald’s ? [«Un menu Best OfTM Big MacTM est offert par les Restaurants McDonald’s de Rennes à tous les participants au concours.»] Qui voudrait rire de «l’aimable participation» de l’immonde Veolia
[Les «bars à eau» de la fête de la musique, censés relayer le 3e volet de la campagne de publicité «À ta santé !» ont été mis en place «avec l’aimable participation de Veolia eau». (Verso du flyer «Désirée/Abusée», juin 2008)], grand orchestrateur de la privatisation de l’eau dite «potable» dans les pays pauvres et moins pauvres ? À moins que la consommation d’alcool, et a fortiori la consommation de champagne, ne soit ni le problème de l’agence Okó 2, ni le vôtre, camarades annonceurs. À moins qu’en vous adressant à nous, vous vouliez vous adresser à d’autres. À moins qu’en parlant d’alcool, vous vouliez parler de tout autre chose, à ta santé Jean Daubigny !

Et nous vous le demandons, Mesdames et Messieurs les annonceurs de la campagne de publicité «À ta santé !», nous vous le demandons devant tous les Rennais : que voulez-vous vendre ? Et à qui ?

Non contents d’organiser des campagnes de publicité à plus de 50.000 euros payés par le contribuable, non contents de réaménager policièrement les abords de la place Sainte-Anne, non contents d’ouvrir un jeudi par mois votre grotesque garderie pour adolescents désœuvrés Dazibao, vous voudriez nous imposer encore la regrettable présence de «médiateurs d’un genre nouveau», d’«agents de prévention», autant dire de sales petits vigiles, à 180.000 euros payés par le contribuable, qui viendront nous «rappeler les règles»
[Ouest-France, 09/09/08] entre minuit et quatre heures du matin et prévenir les flics dès que tu pisseras sous un porche ou que tu taperas du poing sur une poubelle petit con, n’oublie pas que je suis ton père !

Comme si nous souffrions plus des excès de l’alcool que de votre effrayante politique économique-sécuritaire dite «de gauche» ; que des caméras de vidéosurveillance et des cartes à puces RFID KorriGo qui enregistrent nos moindres allées et venues à bord de votre petit métro fasciste ; que des «débordements» de vos agents de sécurité publique ou privée, quelle différence ? ; que de vos dispositifs militaro-urbanistiques visant à nettoyer la ville de toutes ses populations indésirables pour la donner en pâture aux investisseurs privés et aux touristes japonais, à ta santé Didier Le Bougeant !

C’est qu’il y a les pailles, et il y a les poutres.

Combien de tentatives de suicide dans votre Centre de Rétention Administrative pour quelques abus de décibels tout juste bons à empêcher une poignée de bourgeois insomniaques de compter les moutons, Monsieur le Préfet ?

Rennes est à vendre.

«Il faut mettre [le patrimoine] en valeur par une sorte de marketing touristique. Les touristes veulent pouvoir faire leur marché dans un panel d’offres personnalisées, originales et facilement accessibles.» [Dominique Irvoas-Dantec, directrice de l’Office du tourisme de Rennes Métropole, Le Rennais, juin 2008]

La grande purge a commencé.

Et nous savons apprécier votre sens de l’opportunité politique.

Pour résoudre les problèmes marketing de quelques vils commerciaux en salubrité économique, dont assurément vous êtes, il vous aura suffi de les transformer habilement en problèmes de santé dont souffrirait une ville entière, à ta santé Anaïs Allart !

Mais votre problème, Mesdames et Messieurs les annonceurs, n’est ni que les gens boivent, ni que les gens boivent trop. De l’alcool, les joyeux convives du Banquet de Platon en buvaient plus encore ; et vous étiez sûrement de la fête, Socrate même avait du mal à vous suivre. Il n’y a pas de problème de l’alcool. Ni à Rennes, ni ailleurs. L’alcool est un nectar, un breuvage des dieux et vous le savez mieux que quiconque, vous qui cultivez l’art de goûter le vin, vous qui collectionnez fiévreusement les liqueurs du bout du monde ou les jéroboams de champagnes plus vieux que vos maîtresses — c’est que votre cave regorge de bouteilles dont vous prenez bien soin de nous taire la valeur en euro, nous nous mettons facilement en colère. Il n’y a pas de problème des excès de consommation du champagne Pol Roger, vous ne trouvez pas plus à redire à ceux qui s’en grisent entre gens de bonne race qu’à des notables toulousains qui organisent quelque orgie et se livrent à la débauche, à ta santé Bernadette Malgorn !

Il n’y a pas de problème de l’alcool. Ce qui vous préoccupe, Mesdames et Messieurs les descendants des pasteurs, c’est qu’il y ait deux usages de l’alcool ; c’est qu’il y ait d’un côté les «toxicos malades» et de l’autre les «toxicos voluptueux» [Cf. Antonin Artaud, «Sûreté générale. La liquidation de l’opium», in La révolution surréaliste, janvier 1925]. C’est que certains étalent leurs déportements sous les fenêtres des rentiers du centre-ville, qui «ont droit au repos légitime» [Didier Le Bougeant, in Ouest-France, 09/09/08], quand vous vous cachez derrière les hauts murs des propriétés de l’État, dont vous vous régalez aux frais de la princesse, pour satisfaire vos penchants à la luxure, à ta santé Chantal Mauchet !

Les toxicos malades n’ont pas le monopole du vomi, de l’incontinence, des accidents de la route, des viols, des départs d’incendie, Monsieur le Maire, les statistiques sont formelles ; vos cuites n’ont rien à envier aux leurs. Et si vous évitez le tapage nocturne, c’est seulement parce que le Préfet dîne à votre table ; si vous évitez les accidents de la route, c’est seulement parce que vous disposez d’un chauffeur ; à moins que ce dernier ait profité de vos inconduites pour satisfaire ses propres vices, ô Lady Diana. «L’alcool ne fait jamais rire très longtemps», dites-vous ? Il vous fait rire pourtant, des soirées entières, chaque Nouvel An, chaque nuit de noces, chaque bamboula, vos flûtes ne se vident jamais, le soleil se lève bien avant que vous refermiez vos bouches hilares.

Nous ne doutons pas que vous sachiez vivre ; nous aimerions seulement que vous cessiez d’empêcher les autres d’en faire autant.

Votre problème, Mesdames et Messieurs les annonceurs, n’a rien à voir avec la commode figure repoussoir du «jeune», quoi qu’en dise la détestable Béatrice Chandelier [«Le cœur de cible est la tranche 20-25 ans.»], directeur associée de l’agence Okó 2, qui vend de la sensibilisation aux dégâts de l’alcool comme des produits de nettoyage industriel Argos. [C’est bien de prendre les gens pour des cons, mais jusqu’à un certain point.] Tous les jeunes ne font pas la nouba dans les rues, tous les jeunes ne font pas du djembé sur les poubelles, vous le savez aussi bien que nous. Certains, les vôtres peut-être, préfèrent aller au théâtre, à l’opéra, l’argent de poche ne leur manque jamais pour s’acquitter du droit d’entrée à quelque soirée culturelle branchouille ou s’encanailler dans les clubs privés des quartiers interlopes ; certains même, marchant dans les pas de leurs darons, organisent des parties fines entre collègues de classe ou de promo et fréquentent galas & rallyes où on les rincera sans que vous vous en souciez de shooters à la louche, à ta santé Jean-Yves Chapuis !

Chaque fois que l’agence Okó 2 écrit «les jeunes», Mesdames et Messieurs les apôtres de la propreté municipale, il faut lire «les pauvres».

Les pauvres de la place Sainte-Anne et de la rue Saint-Michel.

Et le petit milieu bobo-précaire rennais vous suit sur ce point : les pauvres enlaidissent votre ville [Cf. le détestable Moche de France, L’œil électrique éditions, 2007 et la réponse de l’Institut de démobilisation : Moches de pauvres, octobre 2007]. Ils nuisent à son attractivité économique.

Avant que la place Sainte-Anne devienne un jour le Business Center District dont vous rêvez, il faudra la passer aux détersifs ; il faudra augmenter encore un peu la surface commerciale exploitable, transformer les bouges en salons de thés ou en repères à bobos, délocaliser quelques commissariats, multiplier les rondes de vos polices de la marchandise ; il faudra faire le ménage. Et la construction de votre futur Centre de congrès, «indispensable pour le rayonnement et l’économie» [Jean-Yves Chapuis, Le Rennais, juin 2008] en lieu et place du Couvent des Jacobins achèvera de faire de Rennes le modèle d’une ville propre, débarrassée de sa vermine ; d’une ville sécurisée, arraisonnée — ville que Michel Foucault appelait en 1975 «rêve politique de la peste», à ta santé Yves Préault !

Rennes est à vendre.

«Un touriste d’affaires consomme 4 à 6 fois plus qu’un touriste d’agrément : on comprend pourquoi l’enjeu de ce style de tourisme est de taille.» [Le Rennais, juin 2008]

Il faut rendre Rennes attractive, présentable. Que les décideurs cessent enfin de la regarder comme ces potiches ou ces paumés qu’on invite sur les plateaux télé juste pour rire.

«L’enjeu a été de rendre la ville agréable.» [Jean-Yves Chapuis, Le Rennais, juin 2008]

Mais nous vous posons la question : agréable pour qui ?

Comme si vos leçons de savoir-vivre pour enfants de bonne famille, comme si vos meutes de flics et de matons déguisés en jeunes filles au pair, comme si la criminalisation de tous nos dévergondages, comme si votre politique d’épuration que ne renieraient ni les mafias de la Prohibition américaine ni les Mollahs, pouvaient réellement nous rendre la ville agréable.

Si Rennes nous a été rendue agréable, c’est seulement à la manière dont le sera votre nouvelle prison des hommes, dont les fenêtres grillagées laisseront dit-on filtrer les rayons du soleil, «c’est une question de dignité» [In Ouest-France, 19 /07/08], à ta santé Bernard Guillien !

Votre problème, ce n’est pas que les gens boivent, c’est que les gens boivent dans la rue. Votre problème, au fond, c’est la rue — et tout ce qui peut bien s’y tramer d’alliances politiques. Votre seule crainte, comme celle de tous ceux qui se sont autoproclamés princes avant vous, c’est que les pauvres se révoltent ; c’est que les pauvres vous embastillent et vous passent la nuque à la Veuve couperet. Comme si le problème, lorsque des heurts violents opposent les noctambules du jeudi soir et les CRS, était seulement celui de l’alcool, Monsieur le Préfet. Comme si quelque chose de plus profond n’était pas en train de se jouer là ; quelque chose qui a à voir avec la société marchande-sécuritaire que vous mitonnez dans notre dos et que vous voudriez nous vendre comme un abonnement à Disneyland-Paris.

C’est que malgré toutes vos semonces bien-pensantes, malgré tous vos jingles mâtinés d’un humanisme au rabais, malgré vos accointances avec le Ministère de la Désinfection d’État, la santé de vos administrés ne pèse pas bien lourd sur la balance de la compétitivité économique. Quelles vertus sanitaires pour votre «stratégie de développement» ? Quelles vertus sanitaires pour votre «pari de l’innovation» ou votre souci de «diversification économique» [Cf. L’Info Métropole, no 171, juin 2008] que vous entendez imposer en catimini à tous vos administrés ? Quelles vertus sanitaires pour notre enrôlement d’office dans le bourbier de votre drôle de guerre de la marchandise-reine ? Votre mémoire vous joue des tours. Peut-être avez-vous oublié déjà que les managers de demain se forment dès aujourd’hui à l’art du commandement auprès des chefs militaires de la Fondation Saint-Cyr Coëtquidan [Cf. http://www.saint-cyr.org/ et http://www.st-cyr.terre.defense.gouv.fr/], à ta santé Daniel Delaveau !

Que vous le vouliez ou non, le travail tue bien plus sûrement que la consommation d’alcool, Mesdames et Messieurs les annonceurs, puisque les excès de celle-ci ont toujours pour motif les excès de celui-là.

Comment pouvez-vous croire un seul instant que votre fâcheux programme de relance économique, que vous voulez mener en invitant les investisseurs à presser la force de travail jusqu’au cœur de «la partie festive de la ville», bientôt immaculée comme vos conjoints étaient loin de l’être le jour de leurs fiançailles, nous passera l’envie de siffler des litrons, de nous assommer de vinasse, d’eau de Cologne, de produits d’entretien Argos ou que sais-je encore — c’est que l’alcool est déjà ringard, Chantal Mauchet, Nicolas Sarkozy ne boit pas d’alcool, il est d’autres toxines bien mieux adaptées aux exigences du capitalisme, ô cocaïne.

Comment pouvez-vous ignorer que ce sera exactement le contraire ?

* * *

Convenons-en ensemble, il y a bien un problème : c’est que l’alcool soit une friandise pour une catégorie privilégiée de la population, c’est qu’il soit une friandise pour vous, camarades annonceurs, et un remède toxique à un désespoir artificiellement produit pour toutes les autres ; la douce ivresse des gastronomes pour ceux-là, le coma éthylique pour ceux-ci, qui ne connaissent de l’alcool que les derniers rayons des Leader Price.

Le problème en définitive, c’est que la consommation d’alcool reproduise les conditions de la division du travail.

Et «tant que nous ne serons parvenus à supprimer aucune des causes du désespoir humain, nous n’aurons pas le droit d’essayer de supprimer les moyens par lesquels l’homme essaie de se décrasser du désespoir.» [Antonin Artaud, «Sûreté générale. La liquidation de l’opium», in La révolution surréaliste, janvier 1925.]

Vous voulez résoudre le problème de l’alcool ? Ouvrons en grand les portes de vos caves, de vos réserves, de vos celliers ; faisons sauter les bouchons de vos barriques, de vos magnums ; invitons-nous à tous vos festins, à toutes vos bamboches, à toutes vos partouzes ; plongeons nos têtes dans vos fontaines à champagne, dans vos piscines de sangria ; roulons-nous dans vos draps décolorés par les sécrétions de toutes vos poules de luxe ; délogeons pour finir vos culs de leurs trônes, faisons de votre souhaitable destitution nos propres Saturnales ; levons nos flûtes, camarades annonceurs, et trinquons à la dictature du prolétariat !

Quand tous les toxicos malades seront devenus enfin des toxicos voluptueux, Mesdames et Messieurs les pharisiens, l’alcool assurément aura cessé d’être un problème ; du moins pour ceux dont le désespoir nous importe.

Le vôtre ne nous a jamais empêché de dormir.

* * *

Mesdames et Messieurs les annonceurs de la campagne de publicité «À ta santé !», nous nous sommes demandé un instant, le 9 septembre dernier, quel pouvait bien être le sens de cette ridicule Journée Internationale Contre le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale à laquelle la ville de Rennes a ostensiblement apporté sa participation. Nous sommes parfois de mauvais joueurs. Il est des campagnes de gestion biopolitique du bétail humain que nous pouvons difficilement nous passer d’applaudir. Nous l’admettons la mort dans l’âme, le syndrome d’alcoolisation fœtale cause bien des lésions cérébrales irréversibles.

Qu’on en juge : devant votre acharnement à faire de Rennes une pépinière d’entreprises new age pour cadres dynamiques en mal de prophylaxie pour les autres, à la brader comme n’importe quel gadget fluo passé de mode, pour la passer vous-mêmes au Kärcher de votre socialisme d’entreprise et la débarrasser prestement de tous ceux qui bandent mou devant les variations de la Bourse, nous devons en convenir : «zéro alcool pendant la grossesse», vos chères mamans à l’évidence n’ont pas dû s’y tenir.

Veuillez recevoir, Mesdames et Messieurs, nos sincères salutations.

Institut de démobilisation, septembre 2008.

L’Institut de démobilisation assurera la diffusion massive de cette lettre auprès des habitants de la ville de Rennes ; de la presse et des médias régionaux ; des associations locales ; des partis politiques ; des Universités, bibliothèques & théâtres — sans oublier l’ensemble des débits de boisson de la ville. Pour qu’ils prennent également conscience du grotesque de vos menées, tous les maires de la région recevront sous huitaine une copie de ce courrier.


«L’enjeu a été de rendre la ville agréable.»
Jean-Yves Chapuis, Le Rennais, juin 2008.


Publié dans Agitation

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