Marina Petrella doit vivre libre en France !

Publié le par la Rédaction


Le 9 juillet 2008, un mois après la signature du décret par François Fillon, Nicolas Sarkozy confirmait l’extradition de Marina Petrella, au terme d’une procédure vieille de treize années et pour des faits qui remontent à plus de 25 ans. Cette extradition, si elle est exécutée, renverra Marina dans les geôles italiennes jusqu’à la fin de ses jours.

Même si on le considère comme le pire ennemi, prendre quelqu’un et le mettre en cage est inique. Le mal que l’on va créer est largement excédent au mal que la sanction est sensée réparer. Nous ne partageons pas cette idée que le mal se répare par le châtiment. La solution pénale des problèmes, c’est toujours le passé qui jette son ombre sur la vie et le présent, le mort qui veut enterrer le vivant. Il faudrait penser en d’autres termes et sortir de cette logique mortifère.

Cette extradition constitue une violation des engagements de la France et un déni du droit d’asile. En effet, François Mitterrand, peu après son investiture, avait accordé l’asile en France à quelques centaines d’Italiens ayant pratiqué ou côtoyé la lutte armée. Un asile «à l’abri de toute sanction par voie d’extradition», à condition qu’ils renoncent à toute forme de violence, ce qu’ils ont respecté.

Marina, venue se réfugier en France avec sa fille Elisa en 1993, avait pu se reconstruire en s’investissant dans son métier d’assistante sociale auprès de plusieurs mairies et associations de la région parisienne… jusqu’au 21 août 2007, où elle a été arrêtée en se rendant à une convocation pour une banale question de carte grise.

Souffrant aujourd’hui d’une très grave dégradation physique et psychique, Marina Petrella a, le 24 juillet dernier, été transférée de Fresnes à l’hôpital psychiatrique de Sainte-Anne. Mais la pratique des soins nécessités par l’extrême gravité de son état de santé était incompatible avec le maintien du statut de détenue. Depuis le 5 août dernier, Marina est en liberté et soignée à l’hôpital Sainte-Anne à Paris. Le décret d’extradition est encore en vigueur.

Les collectifs de solidarité avec Marina Petrella demandent donc expressément que le décret d’extradition soit abrogé.
Sa fille Elisa Novelli, née à Rome en prison il y a vingt-cinq ans, se bat sans faiblir pour tenter d’arracher sa mère à la mort, multipliant les rencontres, les réunions, l’interpellation des politiques au plus haut niveau. Elle sera à Valence le vendredi 3 octobre à 18 heures 30, Maison des Sociétés - Salle Haroun Tazieff. Venez nombreux à sa rencontre !

Appel soutenu par Collectif de soutien aux réfugiés italiens Drôme-Ardèche :
ASTIV, Collectif Paolo Persichetti, Section PCF de Valence, OCL (Organisation communiste libertaire) de Lyon, LCR Drôme, FDHF (Fédération des droits démocratiques en France), CNT-AIT Valence, Le Laboratoire.

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