La France des prisons

Publié le par la Rédaction

Roanne : la pénitentiaire a les clés du centre de détention

Le groupe Eiffage remet officiellement aujourd’hui les clés de cet établissement de 600 places dont le chantier a démarré en juin 2006. Les premiers détenus arriveront fin janvier 2009.

Aujourd’hui le groupe de travaux publics
Eiffage va officiellement remettre les clés du centre de détention de Roanne à l’administration pénitentiaire. Une cérémonie en vase clos, marquant l’épilogue de plus de deux ans d’un des plus grands chantiers jamais réalisés dans le Roannais. Montant des travaux : 60 millions d’euros.

Une dizaine de bâtiments de un à quatre étages, d’une superficie totale de 66.000 m2, dont deux quartiers de 240 places pour les hommes et un de 90 places pour les femmes, ont ainsi été érigés sur cette zone de 14,5 hectares située au bout de la rue Georges-Mandel.

Ils composent un centre de détention voué à accueillir 600 détenus majeurs condamnés à des moyennes et longues peines pouvant aller jusqu’à la perpétuité. Un établissement pilote, comprenant notamment trois unités de visite familiale, où le détenu pourra recevoir sa famille en toute intimité pendant quelques jours avant de réintégrer sa cellule.

Avant d’avoir les clés, l’administration pénitentiaire avait déjà pris ses marques avec l’arrivée des premiers surveillants, début septembre, et bien avant celle d’Isabelle Chailloux, la directrice de l’établissement, précédemment à la tête du centre de détention de Riom.

Le centre de détention emploiera notamment 250 fonctionnaires de l’administration pénitentiaire, dont quelque 180 surveillants. Les personnels intégreront progressivement le centre d’ici la fin de l’année, jusqu’à l’arrivée des premiers détenus prévue pour fin janvier. La capacité maximale devrait être atteinte avant le début de l’été 2009.

Réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé avec le groupe de BTP Eiffage, ce centre de détention entre dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation de la justice, votée en 2002, prévoyant la construction de 13.200 places de détention pour désengorger et moderniser les prisons françaises.

Le marché obtenu après appel d’offres comprenant aussi la construction des établissements de Nancy, de Lyon-Corbas et de Béziers, pour un total de 2790 places. Outre la construction, le contrat inclut aussi l’entretien et la maintenance de l’établissement pendant vingt-huit ans, durée pendant laquelle l’État versera un loyer à Eiffage. L’intervention du privé ne s’arrête d’ailleurs pas là, la formation professionnelle, la blanchisserie et la restauration étant notamment confiés à un groupement associant plusieurs entreprises.

Éric Garrivier - Le Progrès (édition de la Loire), 23 septembre 2008.

Commenter cet article