Lons : une trentaine d'employés de France-Télécom-Orange ont planté le piquet de grève

Publié le par la Rédaction


Hier, le site lédonien de France-Télécom-Orange était aux abonnés absents. Dès le matin, une trentaine des 51 salariés du site lédonien, à deux pas de Juraparc — un site technique, en charge de l’installation et du dépannage — ont planté le piquet de grève, à lappel des syndicats Sud et CGT, pour la journée.

Avec la ferme intention de faire entendre à leur direction leur inquiétude quant à la restructuration du site, qui va s
accompagner du déplacement de cinq personnes, vers le site de Besançon ou un tout autre métier. «Ils commencent par petites touches, mais ça ne sarrêtera pas là ! Avant, ici, on était 120 !» alerte Michel Berroux, porte-parole du syndicat Sud. Pas dinterventions auprès du public hier, mais une rencontre avec les représentants de la direction régionale, qui a abouti à une avancée des négociations dans laprès-midi. Une seule personne, volontaire, sera mutée à Besançon, et un technicien prendra ses fonctions de vendeur, à Lons. Reste le cas des trois informaticiens, qui se voient proposer le service facturation, mais avec la garantie de rester à Lons. Il faut donc sattendre à un nouveau jour de grève ; la décision sera arrêtée ce matin, vers 6 heures.

Daniel Bonnet, directeur régional d
Orange, est un peu estomaqué : «Je ne comprends pas cette grève. Des négociations ont eu lieu la semaine dernière à Strasbourg, au cours desquelles nous nous sommes engagés à maintenir les employés sur Lons. Il y a des craintes non fondées : aucun projet de fermeture nest dactualité pour le site ! Il leur faudra faire des efforts pour sadapter à de nouveaux métiers, certes, mais à lheure actuelle, cest le lot de tous !»

D.G. - Le Progrès (édition du Jura), 16 septembre 2008.

Publié dans Colère ouvrière

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