Le travail tue dans l'Ain

Publié le par la Rédaction

Accident mortel à l’usine déquarissage Point

Un homme âgé dune quarantaine dannées, originaire de Bourg-en-Bresse, est décédé hier, en fin daprès-midi, à la suite dun accident du travail survenu au sein des établissements Point, au lieu-dit Les Greffets, sur la commune de Viriat.

Il était un peu plus de dix-sept heures lorsque le drame s
est produit, dans des circonstances que lenquête de police est chargée détablir. Malaise ou perte déquilibre ? Toujours est-il que le salarié de lusine déquarissage a chuté dans la «vis sans fin» qui conduit les carcasses jusquau broyeur. Cette «cuve» ne tournait pas au moment où il est tombé, mais lhomme a rapidement été intoxiqué par les vapeurs dans la fosse.

Les sapeurs-pompiers arrivés sur place sont intervenus avec des masques et des bouteilles d
oxygène, afin darriver jusquau défunt, mort par asphyxie en dépit de la tentative de réanimation par le Samu. Lusine déquarissage Point emploie une centaine de salariés. Tous sont en deuil ce matin.

V.L. - Le Progrès (édition de l’Ain), 11 septembre 2008.


Usine d
équarrissage Point : l’émotion après le drame de Viriat

Un salarié de lentreprise, âgé de 39 ans, était décédé mercredi soir dans un accident du travail, dont les circonstances font lobjet dune enquête.

Il aurait dû avoir quarante ans l
année prochaine. Salarié de l’usine déquarrissage Point depuis une vingtaine dannées, il avait passé lessentiel de sa vie professionnelle au sein de lentreprise de Viriat. Parmi le personnel, ceux qui navaient pas pris connaissance du drame dès mercredi soir lont appris hier matin : leur collègue Frédéric Pages est décédé mercredi, dans un accident du travail, dont les circonstances font lobjet dune enquête approfondie (nos éditions dhier). Comme toujours en pareil cas.

Hier matin, les témoins et la direction du site ont été auditionnés par les enquêteurs du commissariat de police de Bourg-en-Bresse. L
après-midi, linspection du Travail était sur place. Reste à connaître les causes exactes du décès, les témoins ayant vu la victime être prise de «tremblements», juste avant de tomber dans la «vis sans fin», qui ne tournait pas à ce moment-là.

Il était un peu plus de dix-sept heures. Rapidement intervenus, avec des masques et des bouteilles d
oxygène, afin de remonter le corps, les sapeurs-pompiers et le Samu nauront rien pu faire pour le ramener à la vie.

Soutien psychologique

L
accident s'est produit «au cours dune procédure de maintenance normale» expliquait hier le directeur du site, Michel Le Reste. Très au fait des questions de sécurité, pour avoir fait partie du CHSCT, lagent portait bien son masque, lorsquil a entrepris daller chercher un bout de tôle, au fond de la trémie. Cest au cours de cette opération assez habituelle, semble-t-il, quil aurait chuté «de sa hauteur», sur la vis sans fin.

C
est la première fois quun accident mortel se produit dans létablissement. Le personnel en a été évidemment très choqué. «Cest la raison pour laquelle nous avons décidé darrêter lusine mercredi soir. Tout était fonctionnel, mais cétait notre façon à nous de marquer le deuil» précisait hier Michel Le Reste. Par ailleurs, une cellule spécialisée dans le soutien psychologique, comprenant deux psychologues, était à la disposition des salariés hier, pour les plus proches collègues du défunt, et les témoins directs du drame.

V.L. - Le Progrès (édition de l’Ain), 12 septembre 2008.

Publié dans Colère ouvrière

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