Contre l'overdose papophile, débaptisons-nous...

Publié le par la Rédaction


Benoît Seize vient faire son spectacle à Paris et c’est l’apologie d’un pape criminel au nom d’un milliard de catholiques ? Sans moi : petite invitation à la débaptisation…

Les journaleux se repaissent de leurs chiffres : vous vous rendez compte, un milliard de catholiques dans le monde, 461 millions en Europe ! Le pape est un vrai «global-leader» quoi… On met les drapeaux en berne, les caméras mitraillent les grenouilles de bénitier en pleurs… et on repense à l’affaire du voile, aux mêmes qui défendaient becs et ongles une soit-disante «laïcité» qui ne sert que quand il s’agit de protéger leur «Europe chrétienne».

L’ancien pape aura même réussi, dans sa lutte contre ceux qui combattent le Sida, à leur faire un dernier tacle : mort le jour du Sidaction, les télés ont vite changé leurs programmes…


Que celles et ceux qui veulent voir les ravages concrets des délires papistes sur la sexualité aillent voir le documentaire Le Cauchemar de Darwin. En pleine pandémie de VIH, un curé de Tanzanie se refuse à conseiller à ses ouailles (en très grande partie des prostituées et leurs «clients») l’usage du préservatif, pour leur proposer, comme le pape, le seul remède à l’épidémie : la fidélité ou la chasteté !

Les méfaits papistes ne s’arrêtent pas à la condamnation de la capote, et dernièrement
des gouines, pédés et féministes se sont invités à la messe de Notre Dame de Paris pour protester contre les propos de Popaul Deux dans son dernier ouvrage, qui comparaît une nouvelle fois l’avortement à la Shoah… finalement, on pourrait penser que les intégristes sont juste des catholiques «normaux», du moins dans la droite lignée de leur patron.

Ce séjour de Benoît Seize lui permettra de propager la lecture rétrograde que la papauté fait de la vie en société : avortement, contraception, euthanasie, place de la religion à l’école, référence à une Europe construite autour des références à l’identité chrétienne etc. Autant de points assénés par Benoît Seize où transpirent la soumission à tous les pouvoirs et à l’ordre social en place, le refus fait aux hommes et aux femmes de disposer librement de leur corps et de leur vie.

Les religions mettent de fait les humains dans une position de soumission, de fatalisme et de passivité en faisant admettre l’omnipotence et l’omniscience d’un «Dieu» ou de force surnaturelles qui nous dépassent. Pour les religions, nous ne sommes pas maîtres de notre destin. Comment donc se permettre de critiquer et combattre l’ordre social en place issu de la volonté divine, comment prendre nos existences en main ?

Je regarde mon journal rempli jusqu’à la gorge des photos des objets du pape, de sa vie, son œuvre, et je revois les chiffres : 461 millions d’Européens catholiques… mais d’où peuvent-ils récupérer ces chiffres qui n’ont rien de plausible ? Ah mais c’est vrai, des registres de l’Église… Où je suis de fait inscrit, comme beaucoup d’autres qui n’y croient plus, qui n’ont jamais été croyantEs…

Sur Lyon, il y a quelques années, le Carnaval du Blasphème organisé à l’occasion du 8 décembre, proposait de se débaptiser en indiquant les modalités à suivre… Je ne m’étais pas fait débaptisé à l’époque, il n’est jamais trop tard… Si, comme le vote, un nom de plus ou de moins sur une liste de plusieurs millions de personnes ne compte pour rien, au moins les délires du prochain pape ne se feront pas en mon nom. 461.000.000 - 1 = 460.999.999.


Comment se faire débaptiser ?

Ne laissez pas les autorités religieuses vous compter parmi les leurs, sur leurs registres ! Si vous avez été l’innocente victime d’un baptême non choisi, il n’est jamais trop tard.

Quelques recommandations pour que votre démarche aboutisse.

Concrètement, vos dates et lieux de naissance figurent sur votre certificat de baptême, ainsi que sur le livret de mariage de vos parents. La demande, datée et signée, doit être adressée au responsable de la paroisse (pasteur, curé…) dans laquelle vous avez été baptisé(e), ainsi qu’à l’évêché (pour les catholiques) dont dépend cette paroisse. Sur Internet, vous pourrez facilement trouver l’adresse de tous les évêchés, et de toutes les paroisses.

N’hésitez pas à envoyer une seconde lettre (en recommandé) si la première reste sans réponse. N’oubliez pas de joindre une enveloppe timbrée pour la réponse. Dans la mesure du possible, faites des photocopies de ces documents en cas de contestation.

Vous pouvez soit utiliser cette lettre-type ci-dessous, ou le
générateur automatique de lettre de débaptisation de Subsociety.org (!!!).


Lettre de demande de débaptisation (ou d’apostat) :

Monsieur le curé (Monsieur l’évêque),
Ayant été baptisé en l’église ........................ le .................... sous le nom de ......................................, je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter sur le registre de baptême et en regard de mon nom la mention suivante :
a renié son baptême par lettre datée du .....................
Ce sera ainsi parfaire l’expression de la vérité, que nous respectons vous et moi, en évitant le mensonge qui pourrait faire croire, au vu de mon nom sur les registres, que j’appartiens à la communauté dogmatique catholique apostolique et romaine.
En effet, mes convictions philosophiques ne correspondent plus à celles des personnes qui ont estimé devoir me faire baptiser. Ainsi, vos scrupules de vérité, et les miens seront apaisés, et vos registres purs de toute ambiguïté.
En conséquence, j’ai l’honneur de vous prier de bien vouloir me rayer des listes des baptisés tenue dans votre diocèse et de m’adresser attestation de cette radiation.
Notez que légalement l’église ne peut me refuser une requête en débaptisation, et qu’elle doit, au titre de la réglementation de la Commission Nationale Informatique et Liberté sur les fichiers même manuscrits, fournir à titre gracieux une copie de l’acte modifié (Article 36).
Dans l’attente d’une confirmation écrite, je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments athées les meilleurs.
Fait à .............
Le .....................
Signature ...........................
PS : À défaut d’une réponse favorable dans des délais raisonnables, c’est-à-dire inférieurs à un mois, je me verrais au regret de devoir référer de cet état de fait inadmissible auprès de la Commission «Informatique et liberté», habilitée à solutionner ce type de problèmes par voie juridique. (Conformément à l’article 9 de la convention européenne du 04/11/1950 de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, ratifiée par la loi no 73-1227 du 31/12/1973 (JO du 03/01/1974), et publié par décret no 74-360 du 03/05/1974 (JO du 04/05/1974). J’espère que vous êtes de bonne foi et que je n’aurai pas besoin de ce recours juridique.


Pour mémoire, l’appel au Carnaval du Blasphème de 1995

LE 8 DÉCEMBRE , LE CARNAVAL DU BLASPHÈME…
… Pour que mille foufounettes jouissent
et que mille zigounettes s’épanouissent !


Le 8 décembre, c’est l’occasion pour tout Lyon, de sortir dans la rue pour se balancer des œufs et de la farine dans la gueule, mettre des petites lumières aux fenêtres que ca fait vachement beau avec toutes ces couleurs qui brillent. Dixit la presse locale.


C’est l’occasion aussi pour beaucoup de faire leur sortie de l’année, de s’endimancher un petit peu pour aller nager dans la foule en delire et pour une fois d’éteindre la télé…

Malheureusement les ensoutanés se sont reveillés et sur fond d’ordre moral ont redonné à cette fête un caractère nettement plus grenouilles de bénitiers.

Processions aux flambeaux, exhortations a respecter les injonctions meurtrières de Jean Polski, contritions pour nos péchés passés présents et futurs, humilité et hypocrisie s’étalent dans l’odeur doucâtre de l’encens.

Ce 8 décembre nous n’en voulons pas !

Le 8 décembre c’est l’occasion d’être nombreux a venir manifester notre refus de l’ordre moral, du sexisme, de l’homophobie et notre volonté de nous battre pour un avenir où les homo-trans-bi-hetero et tous les autres préfixes de sexuel pourront avoir un statut d’existence et soient reconnus en tant que tels, un avenir où les droits des hommes et des femmes seraient égaux, un avenir ou il n’y aurai plus un amour «propre et normal» mais plutôt une libération sexuelle. Vous l’avez compris il ne s’agit pas de venir à un enterrement mais bien de faire la fête et de faire du bruit.

À BAS L’ORDRE MORAL ET VIVE LES PÉDALES (ET TOUS LES AUTRES) !
PLAISIRONS NOS DÉSIRS !



Rebellyon, 10 septembre 2008.

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