Encore une infiltration de groupe politique par une agente de Securitas (Lausanne)

Publié le par la Rédaction

Introduction

Nous avons décidé de publier le texte du
Groupe anti-répression de Lausanne (gar) à propos de son infiltration par une agente de Securitas. Dans la foulée du Nestlégate qui a révélé la taupe «Sara Meylan» au sein d’Attac Vaud pour le compte de la multinationale veveysanne, d’autres noms sont tombés dont celui de «Shanti Muller», Fanny Decreuze de son vrai nom.

Disant habiter Genève, Fanny Decreuze s’est dans un premier temps créé des relations dans la cité du bout du lac. Forte de ces contacts, elle se pointe ensuite sur Lausanne alors que la campagne contre le WEF 03 et le G8 d’Évian bat son plein. Après le G8, elle assiste aux réunions du gar durant plusieurs années. Durant toute cette période, elle fréquente notamment l’
Espace autogéré lors d’événements publics, certains squats, le Forum social lémanique et participe à de nombreuses manifestations de Genève à Landquart. De par ces fréquentations multiples, on peut imaginer qu’elle a ainsi pu glaner de nombreuses informations sur des personnes en particulier et le milieu militant en général.

Que faire de tout ça aujourd’hui ? Le texte du gar est le fruit d’une première réflexion suite à la vérification d’un certain nombre de sources. Il est aujourd’hui rendu public — suivi de quelques informations supplémentaires fruit de nos propres investigations —, afin que le débat se poursuive plus largement.

Ce nouvel épisode dans la longue histoire du fichage politique en Suisse ne fait que confirmer une chose qui ne saurait être une surprise, à savoir que nous sommes surveillé·e·s et parfois de très près. Ceci est d’autant moins surprenant en cette période de délire sécuritaire et de volonté de contrôle et de maîtrise totale de la part des dominants. Dans ce domaine, les collusions entre officines de sécurité privée, polices et armée ne font pas de doute.

Il s’agit toutefois de ne pas sombrer dans le même délire paranoïaque que nos adversaires, en nous renfermant sur nous-mêmes, ce qui serait en soi déjà une victoire de nos ficheurs/euses. Mais c’est peut-être aussi l’occasion de se reposer un certain nombre de questions sur les précautions à prendre dans certaines circonstances, histoire de ne pas leur faciliter la tâche.

En ces temps difficiles, d’attaques sociales tous azimuts, ces affaires rappellent aussi que nos luttes sociales savent encore effrayer le bourgeois !

La lutte continue !!!

T’Okup’, septembre 2008.

Publié dans Fichages et flicages

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