Attaque du train-train de la gentrification

Publié le par la Rédaction


Samedi dernier le petit train touristique qui sillonne les rues d’Angers a été attaqué par deux fois par une bande de Sioux.

Vers 15 heures 15 dans une rue piétonne une embuscade a été tendue au petit train touristique. L
objectif était de diffuser et de lire un tract.

Le voici :

Trop de cow-boys-girls ! pas assez d’indien-ne-s !
Le far-west angevin est le théâtre d’affrontements terribles. Nous, peuple peau-rouge-et-noir, habitants attachés à la vie de cette vallée prenons le sentier de la guerre. Nous ne supportons plus qu’Angers soit colonisée par des hordes de petits intégristes à mèche qui semblent sortir tout droit du château. Nous ne supportons plus que nos amis qui ouvrent des squats pour se loger soit chassés comme de la vermine par la police municipale du général Custer. Et quand ces mêmes amis se retrouvent à la rue, ils sont là aussi harcelés parce qu’ils font tâche dans le paysage et parce qu’ils doivent être hors de la vue des touristes. De même, les travaux du tramway sont un bon prétexte pour vider le centre-ville des derniers «pouilleux» qui y vivent. Ils sont ensuite souvent parqués loin de leurs terres originelles et laissent place à de nouveaux colons plus fortunés. De manière générale, les cow-boys cherchent à rendre invisible le fait qu’un peuple remuant et souvent révolté habite encore cette vallée. Les sans-papiers sont poursuivis et capturés comme de simple bisons. On nettoie jusque sur les murs la moindre trace de révolte. Ces mêmes murs servent à cacher une prison presque en plein cœur de la ville qui regorge de prisonniers n’ayant le plus souvent que commis le crime d’être pauvres et révoltés.
Toutes ces raisons nous poussent aujourd’hui à attaquer le train-train qui traverse nos terres. Il est temps d’agir pour une ville plus juste et plus solidaire !

Lors de cette attaque le chauffeur a voulu forcer un peu en roulant sur un vélo placé en travers. Il n
a récolté quun coup de pied dans son cockpit. Se sentant débordé il appella la flicaille, mais laction se termina avant leur arrivée.

Quinze minutes plus tard dans une autre rue piétonne le petit train s
est de nouveau fait attaquer. Sauf que, à la vue des indiens cette fois-ci le chauffeur accéléra et fonça dans le groupe. Tant pis pour les touristes qui ne purent apprécier la pub pour les boîtes de nuit du centre ville. Les indien-nes se sont accroché-es aux wagons et à la cabine tout en diffant tant bien que mal les tracts restants.

La hache de guerre contre la gentrification n
est pas enterrée !!!

Indymédia Nantes, 1er septembre 2008.

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