1er octobre manif et émeutes à Amsterdam

Publié le par la Rédaction

 

 

Cet après-midi à 5 heures, entre 600 et 800 squatters se sont réunis dans le centre-ville d’Amsterdam pour manifester contre l’inderdiction du squat en vigueur depuis minuit (1er octobre).

 

Peu après la fin de la manifestation, plusieurs appartements de luxe avec une belle vue sur le commissariat de police d’en face ont été occupés à la Spuistraat. La manif a continué à bouger et après environ 200 mètres, la police à cheval approchait la manif en galopant. À l’aide de bombes à peinture, de cailloux, de bouteilles et de vélos, les manifestantEs les ont forcés de faire demi-tour. Peu après, la manif a été attaquée violemment à coups de matraques par le ME (unité spéciale).

 

À nouveau, la manif à reussi à se défendre. La police à cheval avait réussi entre-temps à se reformer et a foncé dans la manif en galopant de derrière. Il y a eu plusieurs blesséEs et arrestations. Il semble que la manif ou plusieurs groupes éparpillés soit toujours actifs. Dans les médias locaux, on parle de barricades en flammes et on peut contempler des photos de rues ou voitures ravagées. mais malheureusement aussi des photos de manifestantEs tabasséEs.


 

Le coordinateur des évacuations annoncées est depuis ce soir sous surveillance policière permanente parce qu’il y aurait des menaces sérieuses de la part du mouvement squat.

 

 

Plus de nouvelles sur Indymedia Pays-Bas. Beaucoup en néerlandais, mais aussi en anglais. La situation décrite ci-dessus persiste.

 

 

Indymedia Lille, 2 octobre 2010.

 

 

 

 

 

 

Violente manifestation à Amsterdam sur l'interdiction des squats

 

Des heurts ont eu lieu vendredi à Amsterdam entre la police et des manifestants protestant contre l'interdiction des squats, et plusieurs personnes ont été blessées.

 

Quelque 200 manifestants ont lancé des pierres, endommagé des voitures et incendié un véhicule. La police a riposté avec des tirs de gaz lacrymogène.

 

Scandant «les squats continueront», les manifestants ont également lancé des briques et des bouteilles face à une charge de la police montée. Cette dernière intervention de la police a provoqué la dispersion du rassemblement.

 

On estime à 1.500 le nombre de squatteurs à Amsterdam, soit bien moins que dans les années 1980, lorsque leurs effectifs d'environ 20.000 faisaient d'eux une force politique non négligeable.

 

Onze personnes ont été arrêtées vendredi. La police a annoncé que deux agents et trois chevaux avaient été blessés, et que des manifestants l'avaient très probablement aussi été.

 

 

Un témoin Reuters a assisté à l'interpellation d'une femme qui avait le visage couvert de sang.

 

Les Pays-Bas sont l'un des pays les plus densément peuplés d'Europe, et Amsterdam est l'une des villes les plus chères du continent.

 

Les autorités municipales prévoient de faire évacuer quelque 200 immeubles occupés par des squatteurs, dans le cadre d'un plan destiné à améliorer l'image de la ville. 

 

Leur presse (Reuters), 2 octobre.

 

 

 

 

 

 

Les Pays-Bas tournent la page de la tolérance envers les squats

 

Après les coffee-shops et la prostitution qui s'affiche en vitrine, les Pays-Bas ont décidé de rompre avec un autre des symboles de la société de tolérance néerlandaise : le squat. À partir de vendredi, cette pratique devient en effet illégale.

 

Des manifestations étaient prévues vendredi pour protester contre l'interdiction désormais en vigueur de s'installer sans l'autorisation du propriétaire et sans verser de loyer dans des bâtiments inoccupés, situation jusqu'alors banale dans le pays.

 

Cette interdiction s'inscrit dans le durcissement de la société néerlandaise, toujours connue pour sa grande tolérance mais qui se fait cependant de plus en plus conservatrice.

 

À Amsterdam, épicentre du mouvement «kraken» (casser en néerlandais), les squatteurs veulent dénoncer cette disposition qui peut désormais les sanctionner d'un an de prison. «Évidemment que nous allons résister, résister fait partie de ce que nous faisons», a témoigné Lilo, jeune femme d'un squat situé non loin de l'Amstel.

 

Selon une étude de l'université libre d'Amsterdam publiée cette année, le nombre de squatteurs avoisinait les 1.500 dans une ville qui compte 750.000 habitants. Le maire d'Amsterdam Eberhard van der Laan explique qu'il souhaite évacuer progressivement les quelque 200 squats que compte sa ville. «Par-ci par-là les squats causent de vrais problèmes de voisinage», s'est-il justifié, alors que cette question était jusqu'à présent considérée comme relevant de conflit entre occupants et propriétaires des lieux concernés.

 

À partir de vendredi, les propriétaires de bâtiments concernés peuvent arguer en justice que les squatteurs violent la loi, a précisé le maire. Cela «nous poussera à agir dans des cas où par le passé nous ne serions peut-être pas intervenus».

 

Cependant aucune expulsion n'était prévue vendredi, selon des responsables municipaux.

 

Les squats avaient attiré la sympathie du public à la fin de la Deuxième guerre mondiale, période marquée par la pénurie de logements et la spéculation immobilière. Dans une décision de 1971, la Cour suprême avait d'ailleurs estimé que pénétrer dans un bâtiment désaffecté ne constituait pas une violation de domicile, dans l'idée qu'il était humain et pragmatique de ne pas expulser des gens pauvres ou sans domicile d'un lieu qui n'était pas utilisé.

 

Puis, squatter est devenu un mode de vie alternatif et un terreau de l'activisme de gauche pour atteindre son apogée le 30 avril 1980, jour du couronnement de la reine Béatrix: des milliers de squatteurs et sympathisants avaient affronté la police anti-émeute dans Amsterdam et tenté de perturber la cérémonie, avec comme slogan «pas de logement, pas de couronnement».

 

Mais aujourd'hui, devenus prospères, les Pays-Bas se détournent de l'esprit anti-establishment des squatteurs. «À une époque, c'était peut-être romantique de squatter, mais maintenant nous avons du travail et des enfants. Les choses ont changé», a expliqué un conseiller municipal d'Amsterdam Frank van Dalen. Ce dernier appartient au parti libéral VVD, farouche opposant aux squats et à l'immigration, qui va former le prochain gouvernement de coalition, avec le soutien du parti de la Liberté du populiste anti-Islam Geert Wilders.

 

Aujourd'hui la plupart des squatters sont des immigrants venus d'Europe de l'Est ou des pays du Sud, «qui cherchent un endroit bon marché où vivre», a-t-il avancé.

 

Mais, dans le bâtiment squatté des bords de l'Amstel, une ancienne caserne de pompiers, les squatters originaires d'autres pays rejettent l'idée de vivre comme des parasites de la société. «Les gens qui viennent vivre dans une ville étrangère sans endroit où habiter, pour moi ce sont des gens courageux», estime Marek Griks, un Polonais qui travaille à mi-temps comme chauffeur de taxi et vit dans un autre squat avec sa fille.

 

Leur presse (AP), 1er octobre.

 

 

 

 

 

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