1er Mai en Suisse

Publié le par la Rédaction

Occupation du PS en réponse de la répression à Lausanne

 

Suite à la violente réaction policière au défilé du Premier Mai révolutionnaire à Lausanne, un bon nombre de camarades a occupé la Maison du peuple, en particulier les locaux du Parti Socialiste et du POP. Le peuple c’est nous !

 

Le Premier Mai à Lausanne se profilait comme une street parade à la fois radicale et festive. La répression de la flicaille a empêché aux gens qui se placent en dehors des logiques des syndicats, des partis et de leur collaboration avec le système de s’exprimer dans la rue.

 

En réponse à la provocation des «forces de l’ordre», quelques dizaines de camarades ont choisi de passer à l’attaque et occuper le siège du Parti Socialiste et de demander aux réformistes de prendre la responsabilité politique du comportement de leur police.

 

 

Leur réaction à tout ça ne fait que confirmer nos convictions : à cause de leurs idées politiques, on empêche systématiquement une partie de la population de s’exprimer dans la rue. On en prend acte et on réagira en conséquence.

LA LUCHA CONTINUA, vamos camarades ! 
MORT À L’ÉTAT et à qui le défend !

 

Indymedia Suisse romande, 2 mai 2010.

 


Réflexion sur le 1er Mai à Lausanne

 

La jeunesse fait peur, surtout quand elle vomit le capitalisme et l’exploitation. Plusieurs centaines de policiers et de gendarmes, munis de leur attirail de robocop, ont été engagés, ce 1er mai 2010, pour traquer quelques 200 à 300 jeunes «autonomes» qui avaient choisi de manifester au départ de la place de Milan. Toutes les issues qui auraient permis à la manif de remonter au centre-ville, suivant le parcours prévu, ont été bloquées. Même le métro et les bus ont été arrêtés. À Lausanne, on ne lésine pas sur les moyens quand on décide de réprimer un phénomène de contestation. Pourtant la manifestation a eu lieu : place de Milan, sous-gare, avenue d’Ouchy jusqu’au bord du lac, malgré le harcèlement policier permanent et les provocations.

 

Au centre ville, traînant savate, le défilé de l’«extrême-gauche» domestiquée sentait le rance et la naphtaline. Comme d’habitude, il y avait presque autant d’organisations que de manifestants : les vieux de la vieille, quelques militants ou sympathisants sincères peut-être, des migrants peu au fait du contexte local, mais surtout des professionnels de la médiation sociale, des bureaucrates et des politiciens de deuxième zone accompagnés de leur clientèle… Le scoop cette année, c’est que le PS avait choisi de boycotter l’événement parce que les contrôleurs patentés de la contestation ne contrôlent plus les troupes. Il faut dire que c’est la troisième année que le phénomène autonome se manifeste le 1er Mai à Lausanne. Ils ont beau s’attifer de rouge et de noir, les «contestataires» officiels ne font plus illusion. Le municipal à la tête de la police, un «communiste» qui promet de laisser les jeunes manifester pour le leur interdire à la dernière minute. Les organisateurs du cortège officiel qui faisaient circuler, depuis plusieurs jours, une rumeur disant que celles et ceux qui iraient à la place de Milan se feraient matraquer. Bref, de la droite à la gauche de la gauche : police partout, justice nulle part !

 

Après la mort en direct d’un détenu que gardiens et policiers ont laissé s’étouffer dans l’incendie sa cellule, parce qu’il était un «emmerdeur» ; après le meurtre d’un jeune soupçonné de vol de voiture, abattu par un policier dans un tunnel d’autoroute ; la répression du 1er Mai est un message limpide pour celles et ceux que ce système marginalise. Ou on obéit, on baisse la tête, on se soumet. Ou on s’organise et on résiste. C’est ce chemin que les «autonomes» ont décidé d’emprunter. Il est étroit et semé d’embûches, mais un premier obstacle a déjà été franchi : le piège politicard des professionnels de l’(in)soumission.

 

Indymedia Suisse romande, 2 mai.


 

Cinq cent personnes défilent entre les gouttes à Lausanne


Quelque 500 personnes ont manifesté samedi dans les rues de Lausanne à loccasion du 1er Mai. Pour la première fois depuis lexistence du cortège, les socialistes et Unia nétaient pas au nombre des organisateurs. Les autonomes ont fait leur propre défilé.


Le cortège du 1er Mai a sillonné le centre ville entre le Tribunal fédéral et l
  esplanade de Montbenon. Fait exceptionnel, les drapeaux socialistes étaient absents, tout comme ceux des grands syndicats. En revanche, les étendards des Jeunesses socialistes étaient présents, a constaté l  ATS sur place.

L
  an passé, le discours du conseiller d État socialiste Pierre-Yves Maillard avait été chahuté et la police avait arrêté des autonomistes qui s  étaient joints au cortège. Cette année, le Parti socialiste lausannois et les principaux syndicats ont préféré se retirer de l  organisation.

L
  accent de la manifestation de cette année était mis sur l  intégration des étrangers et sur la possibilité pour les jeunes sans-papiers de faire un apprentissage. Les associations kurdes et sud-américaines figuraient en bonne place dans le cortège.

 

 

Autonomes neutralisés

Les autonomes ont organisé leur propre rassemblement. Une centaine de jeunes, certains encapuchonnés ou le visage caché, sont partis vers 16h00 du parc de Milan, dans l
  intention de rejoindre le cortège officiel.

Les policiers anti-émeute se sont alors déployés pour les empêcher de franchir les passages sous-voies, confinant les autonomes au sud de la ville. Après environ une heure, arrivé à Ouchy, leur cortège s
  est fractionné et la police a procédé à quelques dizaines d  interpellations.

Leur presse (ATS), 1er mai.



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Genève : Vive le 1er Mai Révolutionnaire ! Vive la crème chantilly !

 

Crème chantilly in ze FACE !

 

En solidarité avec tous nos camarades en lutte pour l’autonomie, contre les partis et les syndicats réformistes, nous le GGP (Groupe de Guérilla Pâtissière), avons concocté, en ce jour de 1er Mai, une recette à vous mettre l’eau à la bouche :

Ingrédients : 
— De la crème chantilly, 
— Une belle cerise bien chauve et bien rouge (ndlr celle de Pierre Vanek), 
— Quatre courageux camarades pâtissiers insurgés.


Pour ridiculiser le réformisme et la conciliation, nous avons entarté l’un des grands «chefs» de la gauche institutionnelle genevoise, en la personne de Pierre Vanek (souvenez-vous, souvenez-vous l’anti-WEF janvier 2009).

 

Car nous ne voulons plus des miettes que l’on négocie, mais on veut le beurre, l’argent du beurre, la pâtisserie, bref :

NOUS VOULONS TOUT !

 

Cela fait trop longtemps que les partis et les syndicats n’œuvrent plus que pour la défense d’acquis de premier secours, sans régler les impératifs des exploités, c’est-à-dire l’abolition de l’esclavage moderne (SALARIAT) et de ses outils (l’État, l’Armée, la Police, l’Argent, les Banques, etc.).

 

Contre les bureaucraties syndicales, contre la gauche collabo,
VIVE LA CRÈME CHANTILLY IN ZE FACE !
VIVE LA CERISE SUR LE GÂTEAU !
SOLIDARITÉ AVEC TOUS LES CORTÈGES RÉVOLUTIONNAIRES À TRAVERS LE MONDE.

 

Indymedia Suisse romande, 1er mai.

 

 

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Suisse : plusieurs arrestations lors d’échauffourées autour du 1er Mai


Plusieurs personnes ont été arrêtées samedi lors déchauffourées entre forces de lordre et manifestants en marge du défilé du 1er Mai à Zurich (nord), a annoncé la police.


«Il y a eu plusieurs arrestations, mais il est encore trop tôt pour dresser un bilan» des affrontements entre une centaine de personnes et les policiers anti-émeute, a indiqué une porte-parole de la police municipale.


Les incidents, qui ont débuté vers 15H00 (13H00 GMT), se poursuivaient dans laprès-midi entre plusieurs groupes de jeunes, dont certains vêtus de noir et encagoulés, et les policiers, a constaté un journaliste de lAFP.


Répliquant à des jets de bouteilles et de pétards, les forces de lordre ont tiré des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Des canons à eau ont également été employés pour disperser les manifestants.


Le défilé du 1er Mai, organisé à lappel des syndicats et des partis de gauche, a rassemblé environ 7000 personnes dans la matinée, qui ont défilé dans le calme à travers le centre-ville de Zurich, selon un communiqué de la police.


La manifestation du 1er Mai donne lieu chaque année à des débordements dans la capitale économique suisse. Lannée dernière, 83 personnes avaient été arrêtées et trois autres blessées au cours des affrontements.


Leur presse (AFP), 1er mai.

 

 

À Zurich, la Fête du travail finit dans la tension


La manifestation avait débuté paisiblement. Mais les traditionnelles échauffourées à Zurich ont éclaté en fin d  après-midi.


Tout avait pourtant bien commencé sur les bords de la Limmat. Quelque 8000 personnes ont participé dans le calme au défilé et écouté des discours offensifs.


La présidente du Syndicat des services publics, la conseillère nationale écologiste Katharina Prelicz-Huber y a dénoncé la cupidité des managers et exigé un travail décent pour tous. Ce ne sont pas les chômeurs et les bénéficiaires de l  aide sociale qui commettent des abus mais plutôt les directions de certaines banques et assurances, a-t-elle déclaré.


Tension palpable


C  est une fois la partie officielle terminée que les heurts ont débuté. Quelque 300 individus, cagoulés et regroupés dans le Kreis 4, ont commencé à provoquer la police, apparemment nerveuse. Cette dernière a fait usage de canons à eau et de balles en caoutchouc avant que ne débute un jeu du chat et de la souris.


Dans la soirée, la police a indiqué avoir interpellé 250 personnes. Un adolescent a été blessé à la tête dans des circonstances qui ne sont pas encore claires.


Leur presse (ATS), 1er mai.

 

 

Publié dans Colère ouvrière

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