Kalashnikov au Coffre !

Publié le par la Rédaction

[Kalashni-tour report] 1/5 : SAINT-CLAUDE (Francia) @ Coffre-Fort


[Puj] Distillato un nuovo beverone energetico per driver Claudio, ripartiamo alla volta della Francia. La prima data avrà come scenario l’amena cittadina di Saint-Claude, sita appena dopo il confine svizzero. Sarta decide di farci godere appieno delle bellezze naturali della montagna così, anziché imboccare un’agevole autostrada, arranchiamo per ottanta chilometri in stradine boschive, tracciate accanto a graziosi dirupi e spiritosissime zone franose. Finalmente sbarchiamo al Coffre-Fort, una casupola occupata, arroccata ai margini del paese. Saint-Claude, capoluogo della regione della Jura (tristemente nota come «la Siberia d’Europa»), è a circa 800 metri sul livello del mare ed è celebre per la produzione di pipe in legno (…).
Une fois distillée une nouvelle mixture énergisante pour notre chauffeur Claudio, nous repartons pour la France. La première date aura comme décor la petite ville plaisante de Saint-Claude, située juste après la frontière suisse. Sarta décide de nous faire goûter pleinement les beautés naturelles de la montagne. Au lieu de gober vite et bien une facile autoroute, nous parcourûmes 80 kilomètres de montée à travers de petites routes boisées, tracées sur de gracieux escarpements et de spirituelles descentes. Nous débarquons finalement au Coffre-Fort, une masure occupée, accrochée à flanc de rocher aux confins du pays. Saint-Claude, chef lieu de la région du Jura (tristement surnommée «la petite Sibérie d’Europe»), est située à environ 800 mètres au-dessus du niveau de la mer, et célèbre pour sa fabrication de pipes en bois.


Snap

Al Coffre-Fort è tutto in miniatura, tranne i gradini, numerosissimi ed alti mezzo metro ciascuno. Gli stipiti delle porte sono invece bassissimi e, non essendo uno gnomo dei boschi, inizio a tirare craniate ovunque, a ripetizione, senza fermarmi. L’atmosfera è piuttosto montanara, un po’ da comune freak, con le mamme, i bambini e i papà già brilli; un clima molto bello, fuori dal tempo. Traspare quello spirito d.i.y. radicale tipicamente francese, che unisce punx, famiglie hippie e montanari hard-core in totale armonia. Nella scena d.i.y. francese non c’è spazio per le fighette fashion punk, per le smancerie narcisistiche e per il comfort borghese: e qui siamo pure sui monti, dove tutto è ancora più selvaggio, più rustico, più radical e di sicuro meno chic. Come dice il nostro amico e profeta Clive: «Il futuro del punk è sulle montagne». Le metropoli sono sempre più aggrovigliate, oggetto di troppo interesse, gli spazi si riducono, i costi aumentano, le mode spopolano e, conclude Clive, «…ci sono troppi sbirri!»
Au Coffre-Fort tout est en miniature, sauf les marches d’escalier, nombreusissimes et d’un demi-mètre de haut chacune. Les montants des portes sont au contraire très petits, et n’étant pas un nain des bois, je dois baisser la tête partout, à répétition, sans cesse. L’atmosphère est plutôt montagnarde, un peu comme une communauté freak, avec les mamans, les bambins et les papas déjà grisonnants ; une ambiance très belle, hors du temps. Là se ressent cet esprit D.I.Y. radical typiquement français, unissant punks, familles hippies et montagnards métalleux en parfaite harmonie. Dans la scène diy française, il n’y pas de place pour les petits minets punks, les minauderies narcissiques, ni pour le confort bourgeois : et nous sommes ici à la montagne, où tout est encore plus sauvage, plus rustique, plus radical et bien sûr moins chic. Comme dit notre ami et prophète Clive : «L’avenir du punk est sur les montagnes». Les métropoles puent de plus en plus l’embrouille, sont la cible de trop d’intérêts, les lieux disparaissent, c’est toujours plus cher, les modes dépeuplent et, conclut Clive, «… il y a trop de flics !»


SCM

Nel frattempo scorre birra artigianale a fiumi nel nostro gargarozzo e ceniamo con il primo cous-cous di questo tour francese. Continuo a dimenticarmi dei soffitti bassi e rischio il ricovero per trauma cranico. Al Coffre-Fort troviamo vecchi amici come Richard, Philippe e Garth, mentre del mitico Clive arriva solo il furgone guidato dalle ZeRevengers, tre signorine di Grenoble che suoneranno con noi questa sera. Richard e amici sono indaffaratissimi perché devono ancora impaginare, pinzare e confezionare le prime copie di una spettacolare doppia antologia dei Kalashnikov, con i testi dei primi tre album tradotti in francese. Rimaniamo esterefatti! È bellissima! Grazie Richard!
Pendant ce temps une bière artisanale coule à flots dans notre gorge et nous dînons avec le premier couscous de cette tournée française. Je continue d’oublier les bas plafonds et je risque à tout moment de finir aux urgences pour traumatisme crânien. Au Coffre-Fort nous retrouvons nos vieux amis Richard, Philippe et Garth, pendant qu’à la place du mythique Clive arrive le camion des ZeRevengers, trois demoiselles de Grenoble qui joueront avec nous ce soir. Richard et ses amis s’affairent à finir la confection, l’encartage, l’agrafage, des premiers exemplaires d’une spectaculaire double anthologie des Kalashnikov, avec les textes des trois premiers albums traduits en français. Nous en restons ébahis ! Elle est très belle ! Merci Richard !


Kalashnikov

Mentre vago nei paraggi, un signore sulla cinquantina mi si rivolge in italiano e mi fa: «Ciao Pippo!» e io gli dico: «Non sono Pippo!» e lui «Ah. E allora chi sei?» e così iniziamo a chiacchierare… È Tonino, padre di famiglia calabrese, trasferitosi per motivi sentimentali a Saint-Claude, sulle montagne della Jura. Mi racconta la sua vita… Tonino è un personaggio letterario: un mix di cazzoneria calabrese e spleen boudelairiano, ha l’aspetto di un latin-lover decaduto, ma anche di un padre un po’ scassato e tuttavia premuroso. Ha infatti accompagnato le figlie punx al concerto perché c’era un gruppo italiano e loro volevano vederlo a tutti i costi. Tonino pogherà come un forsennato per tutto il tempo.
En déambulant dans les environs, un monsieur, la cinquantaine, me fait en italien : «Salut Pippo !» Je lui réponds : «Je ne m’appelle pas Pippo !» Et lui : «Ah. Et alors comment tu t’appelles ?» Et nous commençons ainsi à bavarder. C’est Tonino, père de famille calabrais, arrivé pour des raisons sentimentales à Saint-Claude, dans les montagnes du Jura. Il me raconte sa vie… Tonino est un personnage de roman : un mélange de cazzoneria calabraise et de spleen baudelairien, l’aspect d’un latin-lover déchu, mais aussi d’un père un peu cabossé et cependant prévenant. En effet, il a accompagné ses punkettes de filles au concert parce qu’il y avait un groupe italien et qu’elles voulaient ne la manquer à aucun prix. Tonino pogotera comme un forcené jusqu’au bout de la nuit.


Kalashnikov

Ancora con la luce, verso le 20:00, si aprono le danze! Suonano gli Snap, band di rock alpino molto divertente, tutti un po’ attempati e vestiti da pastori. Belli rustici. Il cantante indossa una maglietta dei Diabolos Rising, (vecchio gruppo black-metal greco) raffigurante una suora sadomaso! Seguono le ZeRevengers, originale trio punk basso/batteria/violino tutto femminile. Poi i Sand Creek Massacre, crusties olandesi di passaggio. Si suona in pochi metri quadrati, al secondo piano della casa, c’è tanta gente e non ci si muove più! Noi facciamo il nostro anti-show con il consueto entusiasmo, con le mamme e i bambini che ballano, Tonino scatenato e tutti che si rovesciano gli uni sugli altri!
Il fait encore jour, vers 20 heures, quand ça commence à danser ! Les Snap jouent, groupe de rock alpin très amusant, tous un peu âgés et habillés en bergers. Beaux et  rustiques. Le chanteur porte un t-shirt des Diabolos Rising (vieux groupe grec de black-métal), représentant une sœur sadomaso ! Les ZeRevengers suivent, original trio punk basse/batterie/violon 100% féminin. Puis les Sand Creek Massacre, crusties hollandais de passage. Ça joue dans peu de mètres carrés, au second étage de la maison, avec tellement de monde qu’on a du mal à bouger ! Nous faisons notre anti-show avec l’enthousiasme coutumier, avec les mamans et les enfants qui dansent, Tonino déchaîné, et vas-y que ça se bouscule tous les uns sur les autres !



Per la notte siamo ospiti di Dudù, un signore montanaro davvero hard-core. Dopo un viaggio notturno, su strade da incubo, immersi nell’oscurità (per noi metropolitani, abituati all’illuminazione elettrica ovunque e in qualsiasi momento, il buio completo è cosa sconosciuta!) giungiamo all’ameno casolare. Dudù ci ha apparecchiato alcune brande. Dopo brevi istanti di incoscienza e di ottimismo, realizziamo: ci sono due gradi sotto zero, siamo in una casa di pietra senz’acqua, senza riscaldamento, senza bagno. Ah, no, il bagno c’é: è un catino di segatura. C’è anche molta cacca secca di topo e polvere atavica. Nel frattempo rifletto che avrei fatto meglio ad infilarmi in un frigorifero anziché nel mio inutile saccoapelo. Incredulo per il gelo che mi assale da ogni parte e afflitto da un terribile malditesta provocato dalle ripetute testate tirate ai maledetti soffitti bassi del Coffre-Fort, cerco — ingenuamente — di dormire. Passo una nottata davvero h.c., anzi, death-metal.
Pour la nuit nous sommes les hôtes de Doudou, un montagnard vraiment hardcore. Après un voyage de nuit, sur des routes de cauchemar, immergés dans l’obscurité (pour nous urbains des métropoles, habitués à l’éclairage électrique en tout lieu et à tout moment, le noir complet est chose inconnue !) nous rallions une plaisante ferme. Doudou nous a préparé nos lits. Après de brefs instants d’inconscience et d’optimisme, nous réalisons : il fait deux degrés en dessous de zéro, nous sommes dans une maison en pierres sans eau, sans chauffage, sans bain. Ah, non, il y a un bain : c’est une cuvette de sciure. Il y a aussi beaucoup de caca de rat séché et une poussière atavique. En réfléchissant, je me dis que j’aurais mieux fait de m’enfiler dans un réfrigérateur plutôt que dans mon duvet inutile. Incrédule du gel qui m’assaille de toutes parts et affligé par un terrible mal de tête provoqué par la répétition des coups de crâne aux maudits bas plafonds du Coffre-Fort, je cherche naïvement le sommeil. Je passe une nuit vraiment hardcore, ou mieux, death-metal.



All’alba ho come l’impressione di essere morto e di essere resuscitato. O forse no, di essere morto e basta. Fortunatamente scopro che è sorto il sole e che fuori fa molto più caldo che dentro, così striscio all’aria aperta e la mia temperatura corporea ritorna quella di un essere umano, benché l’aspetto rimanga quello di una malinconica amoeba. Pochi minuti in quel paradiso montano e ritrovo la speranza per il futuro. Scorgo Dudù trotterellare in maglietta sui pendii, mentre io, con indosso otto strati di indumenti e un giubbotto anti-vento da esploratore, giaccio imbarbarito su una roccia. Vorrei colpirlo con una fionda, ma Dudù si fa premuroso e prepara la colazione: scalda l’acqua con un ingegnoso attrezzo, si tratta di uno scaldavivande solare, che fa bollire l’acqua indirizzando i raggi solari in un unico punto, grazie ad un complesso gioco di specchi. Meraviglia delle meraviglie! Ci riuniamo attorno al tavolo, mangiamo con gusto il pane alle spezie confezionato dagli autoctoni e ci torna a scorrere il sangue nelle vene. Anche i miei sentimenti nei confronti del povero Dudù si sono fatti più umani, e mi rendo conto che in fondo il nostro ospite non ha alcuna colpa se io sono una mammoletta punk civilizzata, abituato alle mollezze della mia vita da borghesuccio. Dudù è stato un amore, gentile e generoso e sarei stato ingiusto a percuoterlo con un bastone accuminato come avevo intenzione di fare, in preda ai morsi del freddo. Dudù, perdonami. Ad ogni modo, di buon mattino (mezzogiorno e mezzo), saliamo in furgone e imbocchiamo il primo burrone a destra, per ritrovarci qualche minuto dopo in pianura, diretti verso Dijon…
À l’aube j’ai comme l’impression d’être mort et d’avoir résuscité. Ou peut-être non, d’être mort et vraiment mort. Heureusement je découvre que le soleil s’est levé et qu’il fait bien plus chaud dehors que dedans, je me traîne donc au plein air, et ma température corporelle redevient celle d’un être humain, bien que mon apparence reste celle d’une amibe mélancolique. Quelques instants de ce paradis et je retrouve espoir en l’avenir. J’aperçois Doudou trottiner en t-shirt sur les pentes, pendant que moi, avec mes huit couches de vêtements et une veste polaire anti-vent, je languis comme un barbare sur un rocher. Je voudrais le frapper avec une fronde, mais Doudou se montre aux petits soins en préparant le petit déjeuner : l’eau chauffe avec un outil ingénieux, un four solaire parabolique, qui fait bouillir l’eau en concentrant les rayons du soleil en un point unique, grâce à un jeu complexe de miroirs. Merveille des merveilles ! Nous nous regroupons autour de la table, nous mangeons avec goût le pain aux épices confectionné par les autochtones et le sang recommence à nous couler dans les veines. Mes sentiments envers le pauvre Doudou se sont faits plus humains, et je me rends compte qu’au fond notre hôte n’a aucun tort et que c’est moi qui suis une femmelette de keupon des villes, habitué aux mollesses de ma vie de petit-bourgeois. Doudou a été un amour, gentil et généreux et j’aurais été injuste de le frapper avec un bâton pointu comme j’avais intention de faire, en proie aux morsures du froid. Doudou, pardonne-moi. Quoi qu’il en soit, de bon matin (midi et demi), nous montons en fourgon et nous dévalons le premier ravin à droite, pour nous retrouver quelques minutes après dans la plaine, en route vers Dijon…



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[Free music for punx]
ZE REVENGERS (art-punk, Grenoble - FR)

[Puj] Le tre signorine mascherate di Grenoble, (basso/batteria/violino o violoncello), timidissime nei loro maglioni infeltriti, suonano musica per la quale l’aggettivo «autoprodotto» calza a pennello. Ogni aspetto della loro comunicazione musicale rivendica autonomia artistica e creativa. Si ingarbugliano tra loro, incoscienti, in un punk/grind da camera, sempre spiazzante, con testi fitti di scherzi linguistici, in bilico tra critica sociale e non-sense. Adorabili! Il loro (credo) secondo disco autoprodotto si intitola La foi des morues soulève des montagnes che in italiano suona tipo: «La fede dei merluzzi solleva le montagne» (ehm… non sono sicuro che la traduzione funzioni…); è confezionato in modo che più artigianale non si può, dipinto a mano e messo insieme con la colla. La seconda traccia, Je ne suis pas un pot de confiture (Io non sono un barattolo di marmellata), ha un testo molto bello che dice: «Giudicati, etichettati, catalogati… chi sei tu? Identità nella massa. Nella massa mi manifesto, mi manifesto per emergere, ma la massa digerisce la mia identità… in un gruppo mi sento meno sola, ho meno paura che da sola, ma il “noi” non sono “io”… ma il “noi” non sono “io”!» Tutto suonato senza presunzione, quasi con discrezione.
Les trois demoiselles masquées de Grenoble (basse/batterie/violon ou violoncelle), timides dans leurs pull-over en feutre, jouent une musique pour laquelle l’adjectif «autoproduit» convient à merveille. Chaque aspect de leur communication musicale revendique l’autonomie artistique et créatrice. Elles s’emmêlent entre elles, inconscientes, dans un punk/grind de chambre, toujours spiazzante, avec des textes remplis de jeux de mots, en équilibre instable entre critique sociale et non-sens. Adorables ! Leur second (je crois) disque autoproduit s’intitule La foi des morues soulève des montagnes, jeu de mots intraduisible en italien. Le deuxième morceau, Je ne suis pas un pot de confiture, a de très belles paroles : «Jugé, étiqueté, catalogué, qui es-tu ? Identité dans la masse. Dans la masse je me révèle, je me révèle pour émerger, mais la masse digère mon identité, dans un groupe je me sens moins seule, j’ai moins peur que tout seul, mais le “nous” n’est pas “je”… mais le “nous” n’est pas “je” !» Le tout joué sans prétention, presque avec discrétion.




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[Free music for punx]
SAND CREEK MASSACRE (melodi-crust, HOL)

[Puj] I giovanissimi S.C.M. prendono il nome da un avvenimento storico: il massacro di Sand Creek, appunto: carneficina indiana perpetrata dagli yankee ai tempi del Far West. Anche i ragazzi olandesi sembrano superstiti di un massacro, che nel loro caso è stata una settimana di tour europeo. Sono distrutti! Kloender, la cantante/chitarrista, riporta addirittura vistosi segni di ferite alle ginocchia, in ricordo di chissà quale volo dal palco. Tuttavia, come tutti i musicisti h.c. sanno, una volta saliti sul palco ci si ripiglia e si ritrovano forze di cui non si sospettava più l’esistenza, cosicché i 4 olandesi, quella sera al Coffre-Fort, fecero uno show molto intenso e partecipato, con Kloender in prima linea a sbraitare sulle linee melodi-crust intessute dalla band.

La musica dei Sand Creek Massacre appartiene ad una nuova generazione di crusties melò: la predilezione per gli intervalli melodici rispetto ai classici mezzitoni rovina h.c, pur nel rispetto delle linee vocali disperate e delle ritmiche a valanga del tradizionale D-beat, coferisce all’insieme un mood più drammatico ed emotivamente coinvolgente.

Trai brani del loro cd-r spicca Material Girl che non è la cover della nota hit di Madonna; ne è piuttosto la nemesi: Kloender, anti-madonna, urla la propria estraneità ad un mondo che non le appartiene: «Le vostre luci di neon lampeggiano e chiamano il mio nome, ma io preferisco stare ferma nell’oscurità…»
Les tout-jeunes S.C.M. tirent leur nom d’un événement historique : le massacre de Sand Creek, carnage d’Indiens perpétré par les Yankees aux temps du Far West. Il est vrai que les Hollandais semblent rescapés d’un massacre, dans leur cas une semaine de tournée européenne. Ils sont détruits ! Kloender, la chanteuse/guitariste porte les traces visibles de blessures aux genoux, en souvenir d’une chute d’on ne sait quelle scène. Cependant, comme tous les musiciens hardcore, ils savent qu’à leur tour de jouer ils retrouvent des forces insoupçonnées. De sorte que ce soir-là au Coffre-Fort, les quatre Hollandais donnèrent un show très intense et engagé, avec Kloender en première ligne à brailler sur les lignes mélodi-crust tressées par le groupe.

La musique des Sand Creek Massacre appartient à une nouvelle génération de crusties mélo : la prédilection pour les intervalles mélodiques respectant les classiques abîmes de demi-tons du hardcore, ainsi que le respect des lignes vocales désespérées et des rythmiques en avalanche du traditionnel D-beat, confère à l’ensemble une ambiance des plus dramatiques et passionnante du point de vue émotif.

De leur cd-r on peut relever Material Girl qui n’est pas la reprise du fameux tube de Madonna ; c’en est plutôt la revanche : Kloender, anti-madone, hurle son altérité à un monde qui ne lui appartient pas : «Vos lumières de néon clignotent et appellent mon nom, mais je préfère rester immobile dans l’obscurité…»


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Publié dans Au Coffre-Fort

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