On bouge quand ?

Publié le par La Rédaction


À Grasse, la banalisation de la mort d’un jeune homme de 22 ans est mise en scène par médias interposés. Suivant les uns ou les autres, nulle trace de remords ou d’interrogation, tout est à charge pour Abdelakim Ajimi. Son passé, il sortait de soin, la cause, il s’est énervé à la banque, son arrestation, il a démis l’épaule d’un policier…

Mais des témoins (source Le Monde) ont vu le jeune homme plaqué face contre terre au sol par 3 flics, les genoux dans son dos et l’un qui l’étranglait, «j’ai entendu le jeune homme dire qu’il ne pouvait plus respirer, le visage d’Abdellakim est devenu violet. Alors il a tapé contre le sol avec la paume de sa main, à la manière d’un catcheur qui veut cesser le combat», a indiqué un témoin, cité par l’avocat de la famille. Selon un autre témoin «cela a duré 20 minutes environ, ils l’ont ensuite jeté dans le coffre de la voiture de police».

Le préfet parle d’enquête, l’IGPN [Inspection générale de la police nationale], la police chargée de surveiller la police, attend les résultats de l’autopsie ! On se fout de notre gueule ! Le préfet aux ordres, et l’IGPN qui va charger ses copains ?!

C’est comme d’habitude (Villiers-le-Bel ou ce jeune de 14 ans mort sur un passage piéton à Marseille, fauché par une voiture de flics),
une marche du souvenir, les larmes des parents au JT et le tour est joué.

Il va falloir combien de morts et/ou d’infirmes de ces violences pour enfin que l’on se bouge notre cul ? À faire nos trucs chacun de notre côté, et passer sur l’essentiel, la vie.
Encore l’arbitraire, le sécuritaire, tout ce qui fait ce que l’on hait le plus se renouvelle régulièrement. On devrait envoyer un signal fort que leurs méthodes on les clash. Que cette société, ce monde on n’en veut pas.
Nos silences, ces manifs à la con, ne sont pas la bonne réponse. Plus de parlotte, plus de jeu, le pouvoir est à la rue, prenons la rue !

Rebellyon, 12 mai 2008.

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