La Fédération Libertaire des Montagnes regroupe des militants libertaires, anarchistes de multiples tendances, habitant le canton de
Neuchâtel, du Jura et du Jura Bernois.
La FLM se veut pluraliste. Nous rejetons le dogmatisme et l’esprit de chapelle. Personne ne détient La Vérité. Comme dans la nature, la multiplicité des réponses est un facteur indispensable à la
survie et au développement (une espèce trop spécialisée ne survit pas au moindre changement de son environnement). Une stratégie efficace à une certaine époque peut s’avérer inutile à un autre moment ou produisant des effets pervers.
La FLM est fédérée au niveau suisse avec l’Organisation Socialiste
Libertaire. Les adhérents de la FLM sont donc automatiquement membres de l’OSL, à moins qu’ils signalent leur volonté de ne pas être membre de cette organisation.
Luttes et créations sociales : La FLM agit avec la population et non à sa place, c’est pour cette raison que nous ne nous présentons pas aux élections. Par notre caractère autogestionnaire nous participons et mettons en place dès
aujourd’hui des structures permettant de défendre et d’établir des rapports sociaux libertaires, égalitaires, autogestionnaires, solidaires,
pluralistes et coopératifs (notamment par opposition au concept de concurrence).
Si nous luttons pour une société différente, notre action ne se limite pas à préparer un changement fondamental de notre système social et économique, nous agissons pour promouvoir, ici,
maintenant et au quotidien une amélioration égalitaire des conditions de vie de toutes et de tous.
Nous défendons la diversité des stratégies, quand elles ne s’opposent pas,
car nous pensons que les différentes actions sociales sont complémentaires et nous enrichissent.
Il n’y aura pas de changements sociaux défendables et durables sans une
évolution dans les esprits par la pratique autogestionnaire ou démocratique des luttes sociales, des mouvements associatifs, et d’entreprises alternatives et coopératives. Les révolutions sans évolutions sont, selon nous,
toutes corruptibles. C’est en tous cas la leçon que l’histoire semble nous avoir donnée. Il appartient donc aux syndicats et aux diverses
associations et sociétés d’inspiration socialiste (au sens large) et/ou
environnementale de créer une culture sociale empreinte de liberté, de solidarité et de coopération pour s’opposer à la concurrence, la loi du plus riche et la dictature du marché.
L’Organisation Socialiste Libertaire vise
à mener un débat théorique et politique pour élaborer et mettre en pratique une stratégie libertaire dans la lutte des classes et dans l’ensemble des luttes sociales anti-capitalistes et anti-autoritaires.
L’OSL se réclame de la tradition des organisations et de
l’ensemble des expériences libertaires liées aux luttes du prolétariat pour
son émancipation.
L’OSL se bat pour une société autonome, c’est-à-dire une société socialiste et libertaire, autogérée, sans bureaucratie étatique ni
pouvoir séparé d’aucune sorte.
L’OSL cherche à promouvoir et à appuyer toutes les pratiques, les luttes et
les objectifs qui intègrent la dynamique de l’auto-organisation, de
l’action directe et de l’autonomie du prolétariat et de l’ensemble des sujets sociaux porteurs de combats anti-capitalistes, anti-sexistes et
anti-autoritaires.