Pas d'égalité sociale, pas de paix sociale !

Publié le par la Rédaction


Réforme des retraites, de la fonction publique, attaque contre l’éducation nationale, fichage et contrôle généralisés (Base Élèves, prélèvement ADN, fichier Ardoise…). Pour le privé : remise en cause des 35 heures, pression pour baisser les salaires, délocalisations. Pour tous et toutes c’est des loyers hallucinants, des prix de plus en plus élevés, un contrôle accru des chômeurs et chômeuses, précarité maximum. Une société sous contrôle policier. Ils nous veulent silencieux, abrutis, apeurés. Ils nous croient tous et toutes désirants de pouvoirs, soumis et à genoux face à eux.

Mais depuis le début de l’année les grèves s’enchaînent, privé, public, dockers, enseignantEs, lycéenNEs, sans-papiers, dans tous les secteurs d’activités. Des grèves qui ne sont plus seulement défensives, les travailleurEUSEs reprennent l’offensive, demandent des augmentations conséquentes de salaires, une régularisation collective.

Alors nous ne devons pas attendre les vacances d’été pour réagir. Les manifs d’un jour, «ballades pour militantEs», nous démobilisent plus qu’elles ne nous mobilisent, ne soumettent à aucune pression patronat et État, elles permettent juste aux directions des grosses confédérations de faire croire qu’elles luttent tout en contrôlant la contestation : un véritable rapport de forces est à créer. Construisons l’offensive à la base, dans l’unité d’action, sans rien attendre des bureaucraties syndicales qui négocient déjà à notre place et se perdent dans des luttes stratégiques et électoralistes qui ne nous concernent pas.

Mettons en place des assemblées générales dans tous nos lieux de travail, boîtes par boîtes (privé, public), seul moyen nous permettant de décider tous et toutes ensemble à la base des offensives à mener. Construisons, en plus, les nécessaires convergences de luttes qui nous permettront d’imposer une alternative à la politique menée conjointement par le patronat et le gouvernement, c’est uniquement de cette façon que nous pourrons ouvrir des perspectives de changement de société.

Seule la grève générale reconductible nous permettra de nous organiser, de discuter en assemblée générale, de nous défendre et d’imposer nos choix.

Revendications immédiates :
— La réduction du temps de travail sans perte de salaire, sans flexibilité ni annualisation,
— La fin de tous les emplois précaires,
— La régularisation de toutes les personnes sans-papiers ainsi que la liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous,
— La revalorisation des minima sociaux,
— L’augmentation du Smic et l’abolition des hiérarchies salariales,
— Le refus de toute privatisation des services publics.

Il est possible de s’organiser autrement et de gagner. La CNT est un syndicat indépendant de l’État et des partis politiques. Un syndicat autogéré sans chefs, ni permanents. Ce sont les syndiquéEs qui décident lors d’assemblées générales souveraines. La CNT est un syndicat porteur d’un projet de transformation sociale. Contre la double oppression de l’État et des patrons, elle prône la gestion directe de la société, par ses membres eux-mêmes. Si personne ne galère à notre place, que personne ne décide à notre place !


Face à la barbarie capitaliste :
l’auto-organisation des travailleurs et des travailleuses


Confédération Nationale du Travail
Syndicat de combat, autogestionnaire et solidaire
Union départementale des syndicats de l’Isère

Publié dans Colère ouvrière

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