Occupation du restaurant "Charlie Birdy" aux Champs-Élysées

Publié le par la Rédaction


Rue de la Boétie, 8e arrondissement, à 15 heures, une trentaine de militants Solidaires et CNT investissent les locaux du restaurant «Charlie Birdy», à 20 mètres des Champs-Élysées. Motif : cinq sans papiers sont entrés en contact, trois se sont fait virés il y a peu, deux autres sont toujours employés au «Charlie». Tous les cinq exigent leur régularisation.

Charlie Birdy est en fait une enseigne de pubs «branchés» qui compte cinq établissements en Île-de-France, dont quatre à Paris et un à Suresnes. Elle appartient au groupe Bertrand, puissance de l’hôtellerie avec de nombreuses enseignes parmi lesquelles Les Grands Marchés ou les Cafés Printemps, ainsi qu
une dizaine de franchises Quick. Les cinq sans-papiers en loccurrence sont de Suresnes (92). Mais pour cinq travailleurs sans-papiers exploités à Suresnes, combien dans les trois autres restaurants ? La revendication est simple… régularisation des travailleurs sans papiers de lenseigne.

Mais dans les faits, la revendication nest valable que pour les sans-papiers qui se manifestent, puisque selon le taulier, «aucun sans-papiers nest employé ici»… bien évidemment ! Et puis il admet «bon peut-être…» Il coopère, sengage, mais peste «Si je fais preuve de bonne volonté vous aussi, alors vous viderez les lieux avant ce soir». Il nen est pas question. Les militants sont concertés, les travailleurs en grève surtout. On reste. Pendant ce temps on discute. Les employés sont certains quil ny a pas de sans-papiers employés ici. «Tu crois quon a rien dautre à faire de notre dimanche ?» lui lance un militant. Dans la rue, les réactions sont diverses. Les salariés de Virgin, qui prennent leur pause en face, signent volontiers la pétition. Dautres passants protestent. Un cycliste lance «Direction lavion, retour à la maison !» Il y a du travail…

En attendant, létablissement est toujours occupé, tout comme une quarantaine dautres dans toute l’Île-de-France. Appel est lancé à ceux qui peuvent : il y a besoin de monde nuit et jour. Ici ou ailleurs…




Restaurant «Charlie Birdy»
Rue de la Boëtie, Paris 8e, Métro George-V



Le restaurant «Charlie Birdy» occupé :
soutenons grèves et occupations pour la régularisation des sans papiers !


Le syndicat CNT STE 92 soutient l’occupation du restaurant «Charlie Birdy» (SA Pinto-groupe Bertrand) au 104 rue de la Boëtie à Paris (métro Franklin-Roosevelt ou Champs-Élysées) par l’
Union régionale parisienne de la CNT et Solidaires Paris pour la régularisation des travailleurs sans papiers.

Il appelle à rejoindre les lieux d’occupation, à soutenir moralement et matériellement la lutte et à aider à la généralisation, à l’amplification du mouvement d’occupations et de grèves pour la régularisation des sans papiers.

CNT STE 92, 20 avril 2008
Syndicat des travailleurs de l’éducation des Hauts-de-Seine


Solidarité avec les cuisiniers sans papiers de «Charlie Birdy»

Aujourd’hui, dimanche 20 avril 2008, cinq cuisiniers de la chaîne de restaurants «Charlie Birdy» ont engagé, avec le soutien de syndicalistes de la CNT et de Solidaires et de militants associatifs, l’occupation du restaurant du 124 rue de la Boëtie, où la chaîne a vu le jour.

Depuis plus d’un an déjà, ils travaillent là, cachés, sans papiers. Aujourd’hui ils ont décidé de sortir de l’ombre et de rejoindre les centaines de travailleurs sans papiers en grève pour leur régularisation dans les restaurants, les entreprises de nettoyage, sur les chantiers du BTP, entre autres secteurs, partout en Île-de-France.

Il ne s’agit pas d’un simple restaurant. «Charlie Birdy» est une entreprise appartenant au groupe Bertrand, puissant trust de la restauration qui comprend entre autres les brasseries Lipp et Printemps, les restaurants Mood, Deli-Cieux, Baramaki, Impala Lounge, Libre-Sens, Angelina, les Grandes Marches, les cafés Madelios, Sir Winston, Tsé et World Bar, les restaurants rapides Bert’s, Viagio, Nemo, ainsi que de nombreuses cafétérias et franchises Quick.

Les occupants du «Charlie Birdy» adressent à tou(te)s les travailleuses et travailleurs du groupe, avec ou sans papiers, le message suivant : «Tout le monde doit aujourd’hui rejoindre la lutte en cours pour la régularisation de tou(te)s les travailleuses et travailleurs sans papiers, et se dresser contre les injustices qui les frappent au quotidien (salaires, conditions de travail, logement, arrestations au faciès…)

Les salariés sans papiers occupant le restaurant «Charlie Birdy»
124 rue de la Boëtie, Mo Franklin D Roosevelt

Prenez contact avec les syndicats,
Rejoignez le combat !

Publié dans Solidarité

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