Une vraie régression sociale

Publié le par la Rédaction

Une politique de civilisation ? Une vraie régression sociale oui !

Depuis 150 ans le mouvement syndical se bat sur trois axes revendicatifs principaux : l’augmentation des salaires, la réduction du temps de travail, le droit de s’organiser (syndicat et droit de grève).

Que nous proposent le gouvernement et le MEDEF sur ces trois sujets ?

Pour les salaires, chacun connaît l’état de sa fiche de paye, l’augmentation des loyers, des transports, des prix et des factures (comme celle des télécoms, de l’eau ou du gaz qui «grâce» aux privatisations devaient baisser mais qui n’ont jamais cessé d’augmenter). Mais pas question de nous augmenter, pas question de nous rendre les 10 points de pourcentage que la part des salaires a perdus dans la richesse produite et qui ont atterri dans la poche des patrons et des actionnaires.

En fait si vous voulez gagner plus, il faut augmenter votre temps de travail, votre temps hebdomadaire, votre temps annualisé et même votre temps sur la vie avec l’allongement du temps de cotisation pour les retraites. Tant pis si ce n’est pas possible, tant pis si vous êtes déjà saturés de travail, tant pis pour les chômeurs… Et au passage le gouvernement veut se payer la durée légale du travail, le Code du travail et les conventions collectives qui protègent encore les salariés.

Dans le privé la plupart des salariés se sentent isolés, fragilisés, toujours sous le couperet du licenciement alors que le droit de grève et l’exercice des libertés syndicales sont en pratique largement remis en cause sous la pression de la précarité et du chômage. Il n’y a donc aujourd’hui que les inconscients ou les salauds pour applaudir à l’idée de service minimum, à la réquisition des salariés, bref à la remise en cause du droit de grève dans les services publics car la nature antidémocratique et antisociale de toutes ces mesures ne fait aucun doute.

La farce du dialogue social

Cependant le gouvernement prend soin de donner l’apparence du dialogue. Fabriquant «l’opinion publique» grâce aux médias qu’il contrôle, il aime mettre en scène de pseudo-négociations avec des structures «représentatives» des salariés. On n’ose plus appeler syndicats ces structures qui signent avec leur partenaire social le MEDEF, appuyé par le gouvernement, tous les reculs sociaux et organisent la défaite sans combat des salariés.

L’ampleur des attaques sur le Code du travail, le temps de travail, la Sécurité sociale, les retraites, les droits des chômeurs ou les services publics, la hauteur de nos revendications sur les salaires, sur une autre répartition des richesses, sur le partage du travail entre tous, sur l’accès à des services publics de qualité, tout cela nécessite une mobilisation d’ensemble des salariés de ce pays. Il ne s’agit pas de protester, ou de témoigner de notre colère, ou d’interpeller le gouvernement. Il s’agit de redonner à l’action syndicale tout son sens à savoir construire dans l’unité un rapport de force afin de gagner sur nos revendications.

Notre force : le mouvement social !

Ce n’est pas démocratique diront certains, le président a été élu, le gouvernement est légitime. Quelle blague ! Il n’y a qu’à voir comment ces grands démocrates ont fait passer par le Parlement le Traité européen que le peuple a rejeté par référendum. Il est écrit dans la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 :
«Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs.» Il est clair que par ses mensonges, ses manœuvres et sa politique, ce gouvernement viole tous nos droits.

Depuis 2003 existe dans le 13e (et environ) un collectif interprofessionnel et intersyndical constitué à partir de deux idées simples : l’union fait la force et la lutte paye. Ce collectif, cadre d’échange, de réflexion et d’action, rassemble des militants des syndicats ci-dessous et des non-syndiqués et œuvre en direction des entreprises de l’arrondissement en lien avec la vie sociale et politique du quartier. Contactez nous.

Structures signataires : Union locale CNT du 13e, CNT BNF, CNT Cinémathèque, CNT Pitié/Salpêtrière, CNT Paris1 et Paris3, CNT Thomas Mann, CNT MNHN, SUD BNF, SUD Rail, SUD Éducation, SUD Petite enfance, SUD Fnac, SUD Étudiants Paris1, SNASUB-FSU BNF, FSE Paris1 et des militants des organisations : CGT Ville de Paris, SUD Recherche, SNASUB-FSU Sorbonne, SNESUP-FSU, SNUIPP-FSU, UNEF Paris3, 6 et 7… et des travailleurs non-syndiqués.

Publié dans Colère ouvrière

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