Les capitalistes n'ont pas de frontières ! Nous non plus !

Publié le par la Rédaction


Les lois CESEDA se résument ouvertement et uniquement aujourd’hui à une vision utilitariste et capitaliste des flux migratoires. Elles privent ainsi de tous leurs droits les travailleurs migrants, toujours au profit des patrons, ceci dans un double but : maintenir la division entre les travailleurs français/étrangers, avec/sans-papiers, et des conditions de travail au rabais qui finissent toujours par s’étendre au reste de la population.

Immigration choisie : Cynisme, Humiliation, Répression


Une main d’œuvre exploitable

La circulaire Hortefeux de janvier 2008 restreint à 30 métiers, métiers hautement qualifiés (géomètre, informaticien expert, dessinateur du BTP…) l’accès à la régularisation par le travail des étrangers (hors UE). Par cette circulaire, l’État, en faisant des patrons les contacts essentiels des préfectures et des directions du Travail, les place plus encore en positon de force : ils auront ainsi tout loisir d’user et d’abuser de la promesse de régularisation.

Cette liste ne fera qu’encourager le travail clandestin : en effet malgré ses dires, les pouvoirs publics ne se donnent pas les moyens de lutter contre le travail illégal, et n’ont pas la volonté de priver le patronat de dizaines de milliers de travailleurs sans-papiers malléables et exploités, dans les entreprises de restauration, du bâtiment, de nettoyage… (boites non délocalisables !). Avec cette liste de métiers, l’instauration de la carte «Compétences et Talents» (afin que les «cerveaux» du monde entier aient la gloire de participer au «rayonnement de la France» !), et en privilégiant la venue des étudiants en master ou doctorat, l’État cherche seulement à piller (à toutes fins utiles) la main-d’œuvre qualifiée des pays émergents, ce qui les appauvrira plus encore…

Et le ministre de la dés-intégration voudrait nous faire croire, via ses tapages médiatiques, à sa politique de co-développement !

Ingérence dans la vie privée

Dans le même temps le gouvernement dénigre le droit à une vie privée (une force de travail n’en a pas besoin !) :
- En limitant le regroupement familial (augmentation du niveau de ressources nécessaires, multiplication des enquêtes via les mairies, tests ADN de filiations dans les pays d’origine.)
- En imposant (pour la promotion de l’Identité nationale sic…) l’assimilation de ses valeurs républicaines ? et des cours de français aux primo-arrivants (Contrat d’Accueil et d’Intégration),
- En prévoyant au cas où… une formation aux droits et devoirs des parents.

Les pires méthodes employées

- En encourageant la délation, en multipliant les rafles, la rétention et le fichage des populations, cette politique ne fait qu’attiser de vieux relents xénophobes de triste mémoire.
- En multipliant les expulsions, le rapatriement humanitaire des Roms, en collaborant avec les États (du Maroc, du Mali, de l’Algérie, etc.) afin d’établir des quotas et stopper les candidats à l’immigration aux portes de l’Europe (en créant des zones de non droit ou des personnes refoulés pourrissent) nos gouvernants laissent la misère loin de nos regards.

Face à l’intolérable, seule notre détermination et notre solidarité vaincront !

Manifestation régionale le samedi 5 avril à 14h place des Terreaux

Union départementale des syndicats CNT du Rhône


La CNT exige :
- Le retrait de toutes les lois visant à réprimer et précariser les étrangers.
- La régularisation de tous les sans papiers.
- L’égalité des droits, de salaire, de statut de tous les travailleurs migrants ou pas.
- La suppression des restrictions d’accès à certaines professions pour les travailleurs étrangers.
- La fermeture des centres de rétention, des zones d’attente et des prisons.

Et conformément à ses principes internationalistes réaffirme ses positions sur :
- La liberté de circulation, d’installation et de séjour.
- La suppression des frontières.

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