Le retour de la révolution sociale

Publié le par la Rédaction





Avertissement
L’auteur ne cherche pas à dissimuler où vont ses sympathies. Peut-être donc ne trouvera-t-on pas inutile de l’entendre préciser qu’il garantit, et peut prouver, l’exactitude de tous les faits rapportés dans ce livre, a fortiori de tous les textes cités. Cependant, si tout ce qu’il a écrit est véridique, il ne peut certes pas prétendre à un exposé satisfaisant qui rendrait compte de l’ensemble historique du mouvement des occupations. Le temps de tels travaux viendra. Pour le moment, la plus grande partie des informations touchant la quasi-totalité de la province, et la majorité des usines, y compris dans la région parisienne, font défaut. D’autre part, même en se limitant à l’aspect ici étudié, essentiel mais cependant circonscrit, du mouvement des occupations, l’auteur n’a pu s’autoriser à faire état de certains côtés de l’événement, sans doute du plus haut intérêt pour l’historien, mais dont la divulgation pourrait être utilisée contre diverses personnes, comme on peut le comprendre sans peine, vu la période précise où la rédaction de ce livre s’est achevée.
L’auteur a eu le bonheur de pouvoir disposer de la collaboration de plusieurs membres de l’Internationale situationniste, parmi lesquels deux avaient fait partie de l’ex-«Groupe des Enragés». Il tient à dire que sans eux, à tous égards, il n’aurait pas pu écrire ce livre.
Bruxelles, le 26 juillet 1968


Cet ouvrage collectif, à la rédaction duquel ont participé des membres de l’Internationale situationniste, en particulier guy Debord, Mustapha Khayati, René Riesel, Raoul Vaneigem et René Viénet, a paru en 1968 dans la collection «Témoins», sous la signature de ce dernier. Les Éditions Gallimard le rééditent aujourd’hui à l’identique.
(Note de 4e de couverture, mai 1998)


«En ce qui concerne l’histoire originale… le contenu de ces histoires est nécessairement limité : leur matière essentielle est ce qui est vivant dans la propre expérience de l’historien et dans les intérêts actuels des hommes ; ce qui est vivant et actuel dans leur milieu.
    L’auteur décrit ce à quoi il a plus ou moins participé, tout au moins ce qu’il a vécu : des époques peu étendues, des figures individuelles d’hommes et de faits… Il ne suffit pas d’avoir été le contemporain des événements qu’on raconte ou d’en être bien informé. L’auteur doit appartenir à la classe et au milieu social des acteurs qu’il décrit ; leurs opinions, leur manière de penser et leur culture doivent être les mêmes que les siennes. Pour bien connaître les faits et les voir à leur vraie place, il faut être placé au sommet — non les regarder d’en bas, par le trou de la serrure de la moralité ou de quelque autre sagesse.»
HEGEL, La Raison dans l’Histoire.


Chapitre I
Le retour de la révolution sociale


«Certes, le situationnisme n’est pas le spectre qui hante la civilisation industrielle, pas plus qu’en 1848 le communisme n’était le spectre qui hantait l’Europe.»
François CHÂTELET, Nouvel Observateur, 3 janvier 1968.


L’histoire présente peu d’exemples d’un mouvement social de la profondeur de celui qui a éclaté en France au printemps de 1968 ; elle n’en présente aucun où tant de commentateurs se sont accordés pour dire que c’était imprévisible. Cette explosion a été une des moins imprévisibles de toutes. Il se trouve, tout simplement, que jamais la connaissance et la conscience historique d’une société n’avaient été si mystifiées.

Les situationnistes par exemple, qui avaient dénoncé et combattu «l’organisation des apparences» au stade spectaculaire de la société marchande, avaient depuis des années très exactement prévu l’explosion actuelle, et ses suites. La théorie critique élaborée et répandue par l’Internationale situationniste constatait aisément, comme préalable à tout programme révolutionnaire, que le prolétariat n’était pas aboli ; que le capitalisme continuait à développer ses aliénations ; que partout où existe cet antagonisme la question sociale posée depuis plus d’un siècle demeure ; que cet antagonisme existe sur toute la surface de la planète. L’I.S. expliquait l’approfondissement et la concentration des aliénations par le retard de la révolution. Ce retard découlait manifestement de la défaite internationale du prolétariat depuis la contre-révolution russe, et de la poursuite complémentaire du développement de l’économie capitaliste. L’I.S. savait bien, comme tant d’ouvriers privés de la parole, que l’émancipation des travailleurs se heurtait partout et toujours aux organisations bureaucratiques qui sont leur représentation autonomisée : bureaucratie constituée en classe, en Russie, et subséquemment dans d’autres pays, par sa saisie du pouvoir étatique-totalitaire ; ou bien couche de cadres privilégiés, syndicalistes ou dirigeants de partis, au service de la bourgeoisie moderne, travaillant à intégrer dans la gestion rationnelle de l’économie la force de travail dont ils s’érigent en courtiers. Les situationnistes constataient que la falsification permanente nécessaire à la survie de ces appareils bureaucratiques, falsification dirigée d’abord contre tous les actes et toutes les théories révolutionnaires, était une pièce maîtresse de la falsification généralisée dans la société moderne. Ils avaient aussi reconnu, et s’étaient employés à rejoindre, les nouvelles formes de subversion, dont les premiers signes s’accumulaient, et qui commençaient confusément à tirer, des conditions oppressives unifiées, la perspective d’une critique totale. Ainsi les situationnistes savaient et montraient la possibilité et l’imminence d’un nouveau départ de la révolution. Ces perspectives paraissaient à beaucoup paradoxales, voire démentes. Maintenant, on a vu !

Dans le retour présent de la révolution, c’est l’historique lui-même qui est l’inattendu pour les penseurs de l’État, comme il est naturel, et pour toute la canaille de la pseudo-critique. Il est certain que l’analyse n’atteint le réel qu’en ayant pris parti dans le mouvement réel qui supprime les conditions existantes. C’est la carence organisée à ce propos qui fait que le processus vécu par tous n’est pas lisible par tous. C’est en ce sens que le familier de la vie aliénée, et du refus de cette vie aliénée, n’est pas pour autant connu. Mais pour la critique révolutionnaire qui ramène au mouvement pratique sa propre théorie, déduite de lui et portée à la cohérence qu’il poursuit, certainement rien n’était plus prévisible, rien n’était plus prévu [Philippe Labro, décrivant l’atmosphère française avant la crise dans son livre Ce n’est qu’un début (E.P.P. Denoël), s’aventure ainsi à noter que «les situationnistes croyaient parler dans le vide» (page 8). Voilà un audacieux renversement du réel. C’est, bien entendu, Labro — avec tant d’autres — qui croyait que les situationnistes parlaient dans le vide.] que la nouvelle époque des luttes de classes qu’inaugure le mouvement des occupations.

Les staliniens, idéologues de la forme bureaucratique-totalitaire d’exploitation, en France comme ailleurs étaient réduits à un rôle purement conservateur. Il leur était depuis longtemps impossible de prendre le pouvoir, et la dislocation internationale du monolithisme bureaucratique qui est leur référence obligée leur ferme à jamais cette voie. En même temps, cette référence et la pratique qu’elle entraîne rendent aussi impossible leur reconversion en appareil de type purement réformiste bourgeois. La variante maoïste, reproduisant illusoirement, par la contemplation religieuse d’un Orient révolutionnaire de fantaisie, la période conquérante du stalinisme, récitait ses traductions dans un vide parfait. Les trois ou quatre sectes trotskistes se disputaient âprement la gloire de recommencer 1917, dès qu’ils auraient enfin reconstitué le parti idoine. Ces «bolcheviks ressuscités» étaient trop fanatiques du passé révolutionnaire, et de ses pires erreurs, pour seulement regarder la société moderne. Certains mêlaient à cet exotisme historique l’exotisme géographique d’un révolutionnarisme du sous-développement, plus ou moins guevariste. Si tous glanaient depuis peu quelques militants, ce n’était nullement le produit d’une actualité de leurs analyses ou de leurs actes, mais seulement celui de la décomposition contemporaine des bureaucraties dites communistes.

Qaunt aux pseudo-penseurs modenistes de la contestation au détail, les déchets du militantisme qui avaient pris du galon dans les pseudo-sciences dites humaines, et qui pensaient pour tous les hebdomadaires, il est bien évident qu’ils étaient incapables de comprendre, et a fortiori de prévoir, quoi que ce soit. En effet, ils se trouvaient soumis, éclectiquement, à presque tous les aspects des truquages du vieux monde. Ils étaient en même temps liés à l’État bourgeois,  au stalinisme essouflé, au castro-blchevisme rajeuni, à la psychosociologie, et même à leur propre vie misérable. Ils respectaient tout. Ils mentaient sur tout. On les trouve encore aujourd’hui, encore prêts à tout nous expliquer !

Au contraire de cette grande partie des masses qui, mise en mouvement par la crise révolutionnaire de mai, a commencé à comprendre ce qu’elle vivait, par là même ce qu’elle avait vécu jusque-là — et ceux qui ont pu développer la conscience la plus claire ont reconnu la théorie totale de la révolution comme la leur —, tous les spécialistes de l’idéologie ou de l’activisme soi-disant contestataires et subversifs, de même qu’ils n’avaient rien prévu, n’ont rien compris. Dans ces conditions, que pouvaient-ils faire ? Pitié. Ils ont rejoué sereinement leur musique habituelle dans le naufrage de ce temps mort où ils avaient pu se croire la future élite de la révolution. L’air prévu de si longue date pour leur baptême retentissait pour leur enterrement.

En fait, le processus de réapparition de la critique théorique et de la critique en actes constituait historiquement une unité objective. Les nouveaux besoins de l’époque créaient leur théorie propre, et leurs théoriciens. Le dialogue qui s’annonçait ainsi, quoique limité et aliéné par les conditions ambiantes de la séparation, allait vers son organisation subjective consciente, et par le même mouvement chacune de ces critiques commence à découvrir la totalité de ses tâches. L’une et l’autre ont surgi d’abord en tant que lutte contre les aspects nouveaux de l’exploitation dans la société de classes. D’une part, les grèves sauvages de l’Ouest, et les insurrections ouvrières de l’Est, ont inauguré en pratique la lutte contre les bureaucraties de différents statuts. D’autre part, la théorie révolutionnaire présente a commencé par une critique des conditions d’existence inhérentes au capitalisme surdéveloppé : la pseudo-abondance de la marchandise et la réduction de la vie au spectacle, l’urbanisme répressif et l’idéologie — comprise comme étant toujours au service de spécialistes de la domination. Quand l’Internationale situationniste a formulé une théorie cohérente de cette réalité, elle en a montré en même temps la négation dans la réalisation conjointe de l’art et de la philosophie, dans la libération de la vie quotidienne [Le mot «situationnisme», jamais employé par l’I.S. qui est radicalement hostile à tout établissement doctrinal d’une idéologie, a été abondamment manié par la presse, et assorti des plus fantaisistes définitions : «avant-garde du mouvement étudiant» pour 20 Ans de juin 1968, technique du «terrorisme intellectuel» pour le Journal du Dimanche du 19 mai, etc. Malgré l’évidence d’un développement par l’I.S. de la pensée historique issue de la méthode de Hegel et Marx, la presse s’est employée à assimiler les situationnistes à l’anarchisme. La définition de Carrefour du 8 mai, «plus anarchistes que les anarchistes qu’ils trouvent trop bureaucratiques», est le modèle du genre.]. Ce qui ainsi était radicalement nouveau retrouvait aussi toute la vérité ancienne du mouvement prolétarien provisoirement refoulé. Le programme actuel redécouvre à un niveau supérieur le projet de l’abolition des classes, de l’accès à l’histoire consciente, de la construction libre de la vie ; et il redécouvre la forme des Conseils ouvriers comme moyen.


Neue Deutsche Wochenschau


Le nouveau développement révolutionnaire dans les pays industrialisés, qui sont au centre de toute l’histoire moderne, peut être daté du soulèvement ouvrier de 1953 à Berlin-Est, opposant à l’imposture bureaucratique au pouvoir son exigence d’«un gouvernement de métallurgistes». La révolution hongroise d’octobre 1956 a amorcé la réalisation du pouvoir des Conseils ; quoique sur la base d’un pays insuffisamment industrialisé, et dans les conditions spécifiques d’un soulèvement national contre une oppression étrangère, l’appauvrissement et la terreur généralisés.


Le déclenchement de l’agitation des étudiants, à Berkeley à la fin de 1964, mettait en cause l’organisation de la vie dans le pays capitaliste le plus développé, à commencer par la nature de son enseignement, et donnait le signal d’une révolte qui s’est étendue depuis à presque tous les pays européens [Il convient de noter cependant la persistance des luttes dans la rue menées par les étudiants radicaux japonais de la Zengakuren, depuis 1960. Leur exemple était de plus en plus cité en France dans les dernières années. La position politique de leur «Ligue communiste révolutionnaire», à gauche du trotskisme, et opposée en même temps à l’impérialisme et à la bureaucratie, était moins connue que leurs techniques de combat.]. Cependant cette révolte, quoique avancée par certains de ses thèmes principaux, restait partielle, dans la mesure où elle était limitée au «milieu étudiant» — lui-même objet de rapides transformations en suivant les exigences du capitalisme moderne —, et dans la mesure où sa récente conscience politique restait très fragmentaire, et soumise à diverses illusions néo-léninistes, y compris souvent l’imbécile respect envers la farce maoïste de «révolution culturelle». La question noire, la guerre du Vietnam et Cuba occupaient une place disproportionnée, et mystifiante, dans la lutte, cependant réelle, des étudiants américains. Cet «anti-impérialisme», réduit à une approbation purement contemplative, a presque toujours dominé les mouvements des étudiants d’Europe. Depuis l’été de 1967, les manifestations des étudiants de Berlin-Ouest avaient pris un tour violent ; elles s’étendirent à toute l’Allemagne en réponse à l’attentat contre Dutschke. Les Italiens allèrent plus loin, à partir de décembre 1967, particulièrement à Turin, en occupant leurs facultés, provoquant au début de 1968 la fermeture des principales universités du pays.

Dans la crise actuelle du pouvoir bureaucratique en Tchécoslovaquie, seul pays industriellement avancé jamais conquis par le stalinisme, s’il s’agit essentiellement d’une tentative hasardeuse de la classe dominante pour corriger elle-même le fonctionnement de son économie gravement défaillante, c’est sous la pression d’une agitation menée, à la fin de 1967, par les étudiants et l’intelligentsia, que la bureaucratie s’est décidée à courir ce risque. Les ouvriers, se mettant en grève et commençant à revendiquer la gestion directe des usines, sont désormais la principale menace qui pèse sur un ordre bureaucratique obligé de feindre une libéralisation.

L’appropriation bureaucratique de la société est inséparable d’une possession totalitaire de l’État, et du règne absolu de son idéologie. L’absence de censure, la garantie de la liberté d’expression, le droit d’association, posent à court terme en Tchécoslovaquie cette alternative : ou bien une répression, avouant le caractère factice de ces concessions ; ou bien l’assaut prolétarien contre la propriété bureaucratique de l’État et de l’économie, qui se trouverait démasquée dès lors que l’idéologie dominante devrait quelque temps se priver de l’omniprésence de sa police. L’issue d’un tel conflit [Trois semaines après que ce livre ait été remis à l’éditeur, l’intervention de l’armée russe en Tchécoslovaquie, le 21 août, a bien montré que la bureaucratie devait briser à n’importe quel prix le processus en cours. Tous les «compagnons de route» occidentaux de la bureaucratie, qui jouent l’étonnement et le regret, sont naturellement moins lucides que leurs maîtres à propos des intérêts vitaux de ceux-ci. (Note ajoutée en octobre 1968, R.V.)] intéresse au plus haut point la bureaucratie russe, dont la survie même se trouverait mise en cause par une victoire des travailleurs tchèques.




En mars, l’important mouvement des étudiants polonais a, lui aussi, ébranlé le régime de Gomulka, issu de la réforme bureaucratique réussie après la crise de 1956 et l’écrasement des ouvriers hongrois. Le sursis gagné à cette époque arrive à son terme. Mais la classe ouvrière n’a pas cette fois rejoint les étudiants, qui ont été réprimés dans l’isolement. Seuls les pseudo-ouvriers, activistes du parti et policiers parallèles des milices, sont intervenus dans ce moment de la crise.


Actualités Pathé


C’est en France qu’un seuil décisif vient d’être franchi, que le mouvement retrouve tous ses buts profonds. Les ouvriers d’un pays capitaliste moderne sont revenus massivement dans une lutte radicale. Tout est remis en cause. Les mensonges d’une époque s’écroulent. Rien ne peut plus exister comme avant. L’Europe peut sauter de joie en s’écriant : «Bien creusé, vieille taupe !»


Le scandale situationniste de Strasbourg, en décembre 1966 [Se reporter à l’exposé publié dans la première partie des Documents de ce livre, extrait du no 11 de la revue Internationale Situationniste (adresse : Boîte postale 307-03, Paris).], avait sonné le glas du syndicalisme étudiant en France. Le bureau local de l’U.N.E.F. s’était soudainement déclaré en faveur des thèses de l’I.S. en publiant la brochure de Mustapha Khayati De la misère en milieu étudiant. La méthode employée, les procès qui s’ensuivirent, la cohérence implacable de l’exposé, firent le grand succès de ce libelle. On peut parler à ce propos d’une première tentative réussie pour commencer à communiquer la théorie révolutionnaire aux courants qui la justifient. Une dizaine de traductions étendirent particulièrement l’audience de ce texte, notamment aux États-Unis et en Italie. Si son effet pratique fut plus mince en France dans l’immédiat, c’est que ce pays ne se trouvait pas encore engagé à ce moment dans les luttes déjà entamées ailleurs. Cependant, ses arguments n’ont peut-être pas été étrangers au mépris qu’une fraction des «étudiants» français, beaucoup plus nettement que dans tout autre pays, devait affirmer quelque temps après pour l’ensemble du milieu étudiant, de ses règles et de ses finalités.

La richesse de la situation révolutionnaire en France, qui a porté au stalinisme le coup le plus dur qu’il ait jamais subi en Occident, s’exprime par le simple fait que la classe ouvrière a repris spontanément à son compte une grande partie d’un mouvement qui était explicitement une critique de la hiérarchie, de la marchandise, de l’idéologie, de la survie et du spectacle. Il est du reste significatif de constater que les positions, ou les phrases, des deux livres de théorie situationniste parus en France dans les derniers jours de 1967 [La Société du spectacle de Guy Debord (Éditions Buchet-Chastel), et le Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations de Raoul Vaneigem (Éditions Gallimard).] se retrouvaient transposés sur les murs de Paris et de plusieurs villes de province par le courant le plus avancé du soulèvement de mai ; la majorité de ces thèses occupait la majorité des murs. Comme il fallait s’y attendre, la théorie situationniste est devenue une force pratique en saisissant les masses.




Dossier Mai 68

Enragés et situationnistes dans le mouvement des occupations

I. Le retour de la révolution sociale
II. Les origines de l’agitation en France
III. La lutte dans la rue
IV. L’occupation de la Sorbonne (suite & fin)
V. La grève générale sauvage
VI. Profondeur et limites de la crise révolutionnaire (suite)
VII. Le point culminant
VIII. Le «Conseil pour le maintien des occupations» et les tendances conseillistes
IX. Le rétablissement de l’État
X. La perspective de la révolution mondiale après le mouvement des occupations

Publié dans Debordiana

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