Coup de gueule et coût de griffe

Publié le par la Rédaction

Romain, militant CNT/RESF, a subi la rétorsion du Pouvoir pour s’y être opposé. Le verdict est tombé le 14 février : 800 euros plus un euro «symbolique» pour avoir dénoncé une politique considérée abjecte, et troublé la volonté du «chef» Sarkozy ! L’apprenti monarque du palais de la Lanterne criminalise la solidarité, et pénalise la liberté d’expression quand elle ne répète pas docilement sa propagande : la routine s’est peut-être installée, mais jamais nous ne pourrons accepter son ronron.

Le régime pratique d’authentiques rafles de sans-papiers, jusque dans les foyers de travailleurs, les associations, devant les Secours populaires et les Restos du cœur : pour 2007, 24.000 individus arrêtés, internés et expulsés, y compris des enfants, la mort pouvant ponctuer les étapes de cette «politique de civilisation». Le régime instaure des tests génétiques racialistes, promeut discriminations et stigmatisations quotidiennes, mène une politique xénophobe et planifie une répression ultra-sécuritaire. Le régime organise des descentes armées, comme ces 1400 flics à Villiers-le-Bel grâce à la délation anonyme rémunérée, sous l’œil de la propagande médiatique. Le «chef» et son parti imposent une loi judiciaire de «rétention de sûreté», tellement en rupture qu’elle reprend ouvertement le texte du Reich, signé le 24 novembre 1933 par Hitler en personne.

 Est-il utile de poursuivre la liste, quand l’empereur étale chaque jour dans chaque média les senteurs de son idéologie ? Il se vante d’agir, et nous n’aurions pas le droit de dire d’où il tire références et instruments ? Ben voyons, ce serait tellement facile pour la vieille droite ! La mémoire de Vichy reste bien présente en nos esprits.

Pas de doute, l’odeur que nous sentons a bien la couleur brune. Contemporaine certes, maquillée des nuances d’une expérience passée soit, mais toujours aussi dégueulasse dans ses vieux réflexes. Plus que notre pleine solidarité, c’est tout notre soutien que nous apportons à Romain ainsi qu’à celles et ceux payant le prix de notre combat commun. Aux harcelés, condamnés et prisonniers politiques du régime, la bannière rouge et noire de la CNT flottera à leurs côtés.

Confédération nationale du Travail
Union locale de Besançon
, 19 mars 2008

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