Des trains sous surveillance avec les gendarmes des PSIG

Publié le par la Rédaction


Pendant plusieurs jours, les gendarmes des pelotons de surveillance et d’intervention (PSIG) multiplient les contrôles dans les trains. À l’ordre du jour : recherche de stupéfiants et lutte contre l’immigration clandestine.

Ambiance tranquille dans le hall de la gare d’Hazebrouck en ce début d’après-midi. Sur le quai, des voyageurs particuliers : quatre gendarmes du PSIG d’Hazebrouck et un collègue maître-chien venu de Dunkerque.

Dans la poche de l’adjudant Bourier, la réquisition du procureur résume l’un des objectifs du jour : la lutte contre la détention de stupéfiants. À cela s’ajoute une mission plus habituelle dans une gare qui est aussi un point de passage vers le littoral : le contrôle des migrants en transit vers l’Angleterre.

Radio du poignet

Première séance de travaux pratiques dans le TER de 14h46 en partance vers Dunkerque. «C’est un axe que l’on contrôle plusieurs fois par semaine», confie un gendarme. L’heure est creuse et le train peu garni. La patrouille remonte la rame. Quelques rares voyageurs bouquinent ou somnolent. Tout est en règle.

«Quand nous interpellons une personne en situation irrégulière, elle est remise à la brigade du lieu de contrôle, quand c’est un groupe de quatre ou plus, par convention c’est la police aux frontières (PAF) de Dunkerque qui les prend ensuite en charge», précise l’adjudant Bourier.

Difficile recherche de l’identité, délicate détermination du pays d’origine, réquisition éventuelle d’un interprète, phase judiciaire ou phase administrative, remise en liberté ou reconduite à la frontière… la suite de la procédure n’appartient plus à la patrouille du PSIG. «En règle générale les migrants circulent sans papiers d’identité mais avec un titre de transport, beaucoup se prétendent mineurs ce qui peut-être estimé avec une radiographie du poignet», témoigne un gendarme.

Arrivée en gare de Dunkerque. Petite pause vigilante dans le hall puis nouveau et bref trajet, dans le TGV cette fois, jusqu’à Hazebrouck.

Truffe dans le sac

Alf, le chien renifleur, est à la manœuvre. «Il détecte la résine, l’herbe, l’héroïne, la cocaïne, le speed, l’ecstasy», explique son maître. Alf est opérationnel au mieux de son efficacité pendant une vingtaine de minutes avant de prendre un peu de repos… puis de chercher à nouveau. Il place la truffe de bon cœur au-dessus des sacs de quelques voyageurs mais les sandwiches ne l’intéressent pas. «Alf cherche autre chose», explique le maître-chien aux passagers intrigués… et hier après-midi, Alf n’a rien trouvé de bizarre.

Retour sur le quai de la gare d’Hazebrouck. Puis nouveau départ dans un TER vers Lille, avant un retour en soirée, toujours par le train. Le même dispositif a été mis en place par un autre PSIG entre Saint-Omer et Boulogne-sur-Mer. Il se poursuivra pendant plusieurs jours.

Dominique Serra
La Voix du Nord, 19 mars 2008

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