Aujourd'hui comme hier !

Publié le par la Rédaction

Aujourd’hui comme hier, le Capital et son expression politique — l’État — ont comme seul objectif d’accroître les profits des actionnaires et la richesse des possédants.
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Des cadeaux pour les riches…

Les premières mesures prises par l’État sarkosyste sont les cadeaux faits aux plus riches : bouclier fiscal, dons aux descendants déductibles des impôts, transmission du patrimoine défiscalisée, etc…


… et la trique pour les travailleurs-ses !

Dans le même temps, l’État, ses politiciens et les patrons ne cessent de s’attaquer à nos conditions de travail et de vie. Alors que les revenus du petit roi Sarkozy ont été multipliés par 3, le «coup de pouce» est refusé aux smicards en juillet, aux retraités en décembre, aux travailleurs du service public…

Les retraites mises à mal en 2003 connaissent et vont connaître de nouvelles dégradations (passage programmé aux 42 annuités de cotisation, voire plus…), le droit à la santé se voit taxer d’un droit d’usage de 50 euros par assuré, le droit à la C.M.U est toujours plus bafoué, la TVA sociale attend les municipales pour revenir…

Les travailleurs sont attaqués, précarisés dans les services publics comme dans toute la société. Partout, les licenciements se poursuivent alors que la seule alternative patronale proposée est la multiplication des contrats temporaires et de moins en moins aidés (pour le salarié, bien sûr !) et l’annonce des «contrats de mission», les nouveaux CDD permanents, que le chômeur — forcément coupable — sera bientôt dans l’obligation d’accepter, même sous-qualifiés.

Le salarié doit toujours payer, tout payer et toujours plus (envolée des étiquettes des produits de toute nécessité, racket par taxes indirectes…).


Et pendant c’temps-là ? Les agressions antisociales s’amplifient !
  • Casse en catimini du droit du travail (contrat unique, durée légale du travail, repos dominical…)
  • Casse annoncée des 35 heures (libéralisation et défiscalisation des heures supplémentaires…)
  • Casse du droit de grève (par exemple dans les services publics, avec le dit «service minimum» ou l’accueil minimum…)
  • Casse des acquis sociaux (sécurité sociale, retraite par répartition…)
  • Casse du service public d’éducation (universités privatisées, classes fermées, emplois supprimés…)

Et pendant c’temps-là ? L’État ne chôme pas !
  • Répression et «tribunalisation» de la contestation sociale (militants politiques, associatifs, syndicalistes, étudiants…)
  • Construction de prisons ; ouverture de centres de rétention…
  • Multiplication des rafles des sans-papier et des expulsions…
  • Généralisation du flicage social, amplification des contrôles, renforcement de la vidéo surveillance…
  • Trucage des chiffres de l’ANPE, diminution des instances prud’homales…

ET APRÈS LE 24 JANVIER, ÇA CONTINUE ?

Aujourd’hui il nous semble primordial de rappeler que le 24 janvier 2008 n’est en rien une finalité. Il marque une étape significative dans une lutte globale que nous appelons à continuer. Loin des négociations de salon, ou des magouilles de couloir présidentiel, c’est dans nos entreprises, sur nos lieux de travail et dans nos quartiers que nous devons imposer de nouvelles solidarités et construire un contre pouvoir réel.

Car partis politiques et syndicats institutionnels n’ont qu’une seule préoccupation : à l’heure où se profilent les élections, municipales pour les uns, professionnelles pour les autres, il leur faut exploiter le NON social pour recomposer le «paysage», redistribuer les cartes d’influence et de «représentativité» pour encore et toujours nous diviser. Ils n’ont qu’un seul programme : gérer nos vies dans le cadre du système capitaliste — privé ou d’État — et entretenir les systèmes de domination économiques, religieux et idéologiques.


POUR NE PLUS SUBIR… NE LAISSONS PERSONNE DÉCIDER À NOTRE PLACE !

Unissons-nous sur nos intérêts objectifs de travailleurs et passons tous ensemble à l’offensive sociale : Français et immigrés, travailleurs du privé et du public, chômeurs, jeunes et retraités… Préparons la grève générale : nous ne sommes pas condamnés à subir, à déléguer ou à voter comme on pousse un coup de gueule.

Pour nous, syndicalistes révolutionnaires et anarcho-syndicalistes, préparer la riposte sociale c’est mettre en place des pratiques solidaires par le biais de caisses de grève, multiplier les rencontres interprofessionnelles, retrouver l’imagination et la force des pratiques collectives autogestionnaires pour ne plus déléguer notre présent et notre avenir aux politiciens et aux directions syndicales.

À la CNT, nous savons que la riposte sociale est possible. Parce que les travailleurs sont majoritaires, parce qu’ils produisent les richesses et qu’en revanche les patrons et leurs alliés qui gouvernent ne sont pas indispensables. Parce que nous savons que la grève générale se construit dans les luttes quotidiennes, au sein des collectifs et des AG de base, et que la confiance en notre force collective s’y renforce.

LES SYNDICATS CNT DE L’UNION RÉGIONALE 59/62 SE BATTENT POUR :
  • Un service public renforcé (titularisation de tous les précaires et création de postes pour un vrai service public),
  • Un accès à la formation pour tous avec maintien du salaire,
  • La généralisation du maintien des salaires en cas de maladie ou accident de travail,
  • L’augmentation générale des minima sociaux et des salaires,
  • Pas de salaire inférieur à 2000 euros,
  • Retraite complète à 60 ans pour tous mais prise en compte des travaux pénibles, ainsi qu'un retour au système de retraite par répartition,
  • Gratuité de tous les soins pour tous,
  • Gratuité des transports en commun (bus, tram, train, métro),
  • Liberté de circulation et d’installation plutôt que politique inhumaine des charters et des centres de rétention.



Publié dans Colère ouvrière

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