Jeudi 24 janvier : Toutes et tous en grève !

Publié le par la Rédaction

undefinedEn ce début d’année, gouvernement et patronat accélérent la casse du service public et la précarisation généralisée par la destruction de tous les modes de solidarité.

Face à cette offensive néo-libérale sans précédent la revendication d’augmentation des salaires est plus qu’une question de pouvoir d’achat : c’est un véritable choix de société. Une augmentation des salaires dans le public comme dans le privé permettrait une augmentation des cotisations qui financent la sécurité sociale et nos retraites. Elle remettrait en question les projets de la privatisation de l’assurance maladie et de l’allongement à 41,5 annuités de cotisation pour la retraite.

Les déclinologues ont beau jeu de répéter que l’État est en faillite et que les entreprises ne peuvent plus participer à la solidarité nationale. En effet, en 1980 lorsqu’une entreprise versait 100 euros à un salarié elle en livrait 9 de dividende à ses actionnaires. Aujourd’hui, ce sont 26 euros de dividendes octroyés, soit 150 milliards de richesses produites qui s’évaporent en pur profit. Cela représente dix trous de la sécu, neuf déficits de l’assurance chômage, trois déficits des retraites…

Partage des richesses !

Les salaires sont donc le dernier levier pour une autre répartition des richesses. La régression sociale généralisée n’épargne pas plus l’école que les autres services publics. Leur nature et leur fonction sombrent dans une logique de profit maximum. Tout d’abord la privatisation des services publics, objectif affiché de l’OMC (Accords Généraux sur le Commerce et les Services), auquel la France a souscrit, prend corps dans un grand nombre de réformes. Qu’il s’agisse du statut de fonctionnaire, de leur mode de recrutement, de la suppression massive de postes (600 rien que pour l’académie de Lyon en 2008) pour les cinq prochaines années ou de la logique de financement des établissements au mérite, tout vise à rentabiliser le service public pour mieux le privatiser.

D’autre part les services publics subissent une refonte totale de leur mission dédiée au service des entreprises plutôt qu’à celui des usagers. Les réformes des Bac pro, du socle commun ou du financement des lycées visent à préparer des masses de salariés faiblement diplômés et fortement corvéables par le patronat et l’actionnariat. Dans cette volonté d’imposer une civilisation inégalitaire et réactionnaire, se dessine une remise en cause obscène de la laïcité par le sommet de l’État (discours de Latran). Cette substitution des valeurs du prêtre à celles de l’enseignant n’a rien de surprenant quand c’est la sphère publique de la société elle-même que l’on veut éradiquer. La multiplication des attaques bien orchestrée par une opération médiatique de culpabilisation des salariés ne doit pas nous faire tomber dans le défaitisme.

Bien au contraire il est temps de se lancer dans une vraie contre offensive aux côtés des salariés du privé qui sont confrontés à la même régression en matière d’emploi, de retraite et de salaire. Après le succès de la mobilisation du 20 novembre et face à la surdité du gouvernement, il faut amplifier notre mobilisation.

Toutes et tous en grève jeudi 24 janvier.

Publié dans Éducation

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