Entretien sur la situation en Algérie (2)

Publié le par la Rédaction



La perspective berbériste est-elle une composante importante du mouvement, suffisante en tout cas pour linfluencer ?

Lexpression «perspective berbériste» est impropre, elle suggère une crispation ethniciste qui est le fait dune infime minorité. Les Kabyles sont berbères et entendent le rester. Ils veulent dire par là quils ont une langue et une culture quils souhaitent conserver et garder vivantes. Et cest bien leur droit. Comment, et avec quelle ouverture desprit sur luniversel, cest une autre affaire.

Le mouvement actuel doit beaucoup au Printemps berbère de 1980, et aux luttes menées par le mouvement culturel berbère dans les vingt années qui ont suivi [1]
. Ces luttes allaient déjà bien au-delà de la «revendication identitaire», ou plutôt : poser cette «revendication identitaire», c
était, dans le contexte du mode de domination de lÉtat algérien, sopposer à la réécriture falsificatrice de lhistoire, et combattre ouvertement pour la liberté dexpression et la démocratie. Cétait aussi critiquer lidéologie arabo-islamiste au nom de laquelle tous les Algériens sont opprimés depuis lindépendance.

Le mouvement culturel a également joué un grand rôle dans la réactivation de la
tajmat ; la répression, autant que la volonté d
agir où cétait possible, poussèrent alors nombre de jeunes à sintéresser et à participer directement aux affaires de leurs villages. Cette donnée explique la rapidité avec laquelle les comités de villages sont intervenus dans le présent conflit, mais aussi le choix dune organisation horizontale, cette génération a fait lexpérience des manœuvres et de la récupération, elle na pas oublié les luttes acharnées que se livrèrent les cadres du mouvement culturel berbère et les tentatives des partis politiques pour en prendre le contrôle.

Ce sont désormais tous les fondements du système qui sont remis en cause, la revendication identitaire n
est que lune parmi dautres des exigences des aarchs, qui apportent ainsi un démenti cinglant à tous ceux qui ont affirmé pendant des années que seule cette revendication pouvait mobiliser durablement les Kabyles. En outre, le mouvement social en Kabylie combat aujourdhui pour tous les Algériens, tous ses actes, toutes ses déclarations et tous ses écrits le prouvent.

Un des rares textes honnêtes publiés en France sur les aarchs précisait bien :
«Quant à l’autonomie, elle n’est à l’ordre du jour que pour un petit noyau regroupé autour du chanteur Ferhat Mehenni, le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (M.A.K.). Elle ne l’est pas pour le mouvement des assemblées qui craint que le pouvoir ne morcelle les revendications et les vide de leur contenu, même au prix de grandes concessions linguistiques, voire en “kabylisant” complètement l’administration régionale, pour ne rien changer sur le fond.
    Qui plus est, il ne pourrait y avoir d’autonomie de la Kabylie sans celle des autres régions, ce qui suppose à la fois une revendication conjointe, une réforme constitutionnelle (par qui ?), et que soit posé le problème de la répartition des richesses, la Kabylie étant une des régions les plus pauvres d’Algérie. L’autonomie et le fédéralisme peuvent avoir des significations très différentes, elles ne tirent leur contenu, comme mode d’organisation, que du progrès social global [2]».

En 1937, Franz Borkenau écrivait : «En Espagne, la vie n’est pas encore efficace, c’est-à-dire pas encore mécanisée ; pour l’Espagnol, la beauté est plus importante que la réussite ; l’amour et l’amitié plus importants que le travail» (Spanish Cockpit, éd. Ivrea). Je n’entends pas poser au travers de cette citation une analogie de type révolution espagnole égale insurrection kabyle (la comparaison serait toutefois intéressante à approfondir), mais rappeler qu’alors une communauté n’avait pas abandonné ses valeurs — bonnes ou mauvaises, là n’est pas la question — au profit de celles de la société moderne industrielle. Autrement dit, les bases arrières, matérielles et culturelles, permettant une réappropriation rapide de l’existence et une rupture radicale avec le système — une révolution — existaient. Peut-on dire la même chose de la situation en Kabylie ?

Cest de toute lAlgérie quil faut parler. Les «bases arrières matérielles», déjà bien entamées par le colonialisme, ont été complètement détruites par quarante années de politique du «tout énergie», dindustrialisation forcenée et de saccage de lagriculture. Il ny a nul besoin dêtre économiste pour mesurer létat de délabrement du pays, il suffit découter les griefs des émeutiers : partout cest à cause de la clochardisation, du manque deau potable et de logements que les mairies et les édifices publics sont saccagés et brûlés ; là, la population se soulève après la mort de sept nourrissons victimes dun vaccin frelaté ; ailleurs parce qu’une usine de concassage rend lair irrespirable. On nen finirait pas de la litanie des maux que les Algériens ont à subir. Même les prétendues «catastrophes naturelles» ne leur auront pas été épargnées, comme les inondations du 10 novembre 2001 qui firent mille morts, victimes non de la pluie, mais de lincurie de lÉtat et de la lèpre urbanistique. Pas plus quici nexistent des conditions permettant une réappropriation rapide de lexistence ; tout est à refaire sur de nouvelles bases, avec cette circonstance aggravante que lAlgérie dépend entièrement de lexportation des hydrocarbures.

Quant aux «bases arrières culturelles», je ne peux répondre avec certitude (cest loccasion de préciser que je ne suis jamais allé en Algérie). Il semble cependant que lartillerie lourde des technologies modernes de décervelage na pas pénétré au point de gangrener les consciences et daltérer profondément les modes de vie. Les valeurs traditionnelles communautaires restent très vivantes, notamment, pour le meilleur et pour le pire, à travers la persistance de liens familiaux très forts.

Il est certain, en revanche, que tous les Algériens ont en commun une conscience aiguë de linhumanité de leurs conditions dexistence, une absence totale dillusions sur le sort quon leur réserve, et la volonté dune rupture radicale avec le système. Cela est vrai tout particulièrement de la jeunesse émeutière, qui force ladmiration par son courage et sa générosité.

Si en France la question nintéresse qu’un nombre infime de personnes, il existe une importante immigration kabyle dune part, et de lautre, tu fais toi-même partie de la minorité française qui suit de près les événements. Est-il possible de relater ce qui se passe ici ?

Contrairement à une idée très répandue, et à limage quelle voudrait parfois donner, limmigration kabyle est loin dêtre homogène. Certains, hélas nombreux, ne sintéressent pas vraiment à ce qui se passe en Kabylie, ils ont «fait leur trou» ici, ou cherchent à le faire, et sen tiennent à une sincère compassion pour ceux qui sont restés là-bas. À lautre extrême, ils sont également nombreux à se débattre dans dinextricables problèmes de survie, sans papiers ou sans logement, sans travail ou surexploités, parfois par des compatriotes. Ceux-là sont évidemment les plus lucides sur la société française, et souvent les plus virulents contre le berbérisme comme masque idéologique des rapports de classe entre Kabyles. Dautres encore, très instruits de lhistoire de leur pays et ayant gardé de solides attaches avec le bled, ont tout de suite saisi limportance du mouvement et approuvé lémergence des aarchs. Ils sont restés jusquici à lécart, par refus de servir de piétaille aux manœuvres dappareils — ils connaissent la musique — de limmigration organisée.

Cette immigration organisée est au premier abord très opaque pour un Français : les rumeurs y vont bon train, les accusations réciproques de récupération et de gestion dun fond de commerce — probablement fondées le plus souvent — y sont monnaie courante, sans compter que beaucoup de choses importantes se disent en kabyle. Pour ne rien arranger, elle est éclatée en une multitude dassociations (culturelles, corporatives, etc.) dont certaines ont lair dêtre moins préoccupées dun débat franc et ouvert que par les luttes internes pour la prise de contrôle de limmigration.

Pour autant, il serait très injuste daccuser ces associations davoir failli à leur devoir de solidarité. Elles ont très vite envoyé de largent et des médicaments (entre autres, par lintermédiaire des relais en France des comités de villages), recueilli des blessés et mis en œuvre tous leurs moyens pour tenter dapporter laide nécessaire. Elles nont pas non plus ménagé leurs efforts pour faire connaître la répression qui frappait la Kabylie.

En revanche, limmigration organisée ne sest pas donné comme tâche urgente de diffuser massivement les positions et les textes des aarchs (je suis sûr que moins dun Kabyle sur dix habitant la région parisienne a lu le Code dhonneur des délégués), ni de décrire et de soutenir les avancées de la subversion en Algérie. De la part des «élites» intellectuelles et des bureaucrates des partis politiques, cétait évidemment par calcul (pour la plupart, ils ont néanmoins été finalement contraints de se déclarer, en public, partisans des aarchs). Pour limmense majorité des militants de base, cest tout simplement parce quils sont en retard sur lévolution de la société kabyle. Ce retard a de multiples causes, mais il sexplique en partie par la très forte intégration de limmigration kabyle à la société française [3] : elle est de ce fait soumise plus que dautres aux contradictions de toute immigration, lassimilation et lintériorisation des valeurs dominantes du pays daccueil produisant, par un réflexe idéaliste dauto­défense, une exaltation anhistorique des valeurs du pays dorigine et la nostalgie dune communauté mythique quil faudrait rétablir dans toute sa pureté. Il nest donc pas étonnant que le M.A.K. de Ferhat Mehenni [4] ait ici une influence complètement disproportionnée à celle quil a en Kabylie.

Limmigration très récente (celle qui a émigré dans la dernière année), et les voyageurs qui sont restés assez longtemps en Kabylie pour participer directement au mouvement, sont dans un état desprit tout différent. Ils sont en majorité sur des positions plus avancées, quil sagisse des perspectives, de la défense du mode dorganisation des aarchs, et même de la nécessité de sadresser à limmigration algérienne non kabyle. Il nest donc pas impossible que lon assiste à une clarification dans les mois qui viennent.

Où en sont les aarchs ? Quelles échéances se donnent-ils, dans quelles perspectives ?

Les aarchs travaillent, ils ont beaucoup à faire. Vu de loin, on a souvent tendance à juger un tel mouvement sur ses temps forts, et ses succès ou ses échecs dans les épreuves de force majeures. Or son destin se joue aussi sur ses capacités à adapter son action et sa réflexion aux conditions nouvelles créées par chaque phase du conflit. Durant les quatre derniers mois, alors que les délégués étaient en prison ou recherchés, des réunions de coordinations (locales, de wilayas, inter wilayas) ont pu se tenir sous la protection des villageois organisés en comités de vigilance et des jeunes massés autour des lieux de réunions, prêts à repousser toute incursion des forces de lordre. Dans le même temps, le pouvoir a poursuivi ses tentatives de division, entre autres en envoyant des émissaires pour pousser les détenus à accepter le dialogue en échange de leur libération, ou, par exemple, en accordant une indemnisation aux parents des victimes. Ces derniers ont donc rencontré les délégués pour décider de lattitude à adopter ; le refus a été catégorique, leurs morts ne sont pas à vendre, ce que le frère dune victime a exprimé en ces termes : «Si nos morts avaient voulu de largent, ils auraient attaqué des banques, pas des gendarmeries». Ils ont en outre dénoncé cette «tentative de charcutage» de la plate-forme dEl Kseur et refusé le morcellement des forces que constituerait la création dune association des familles de victimes. Au-delà de ces réponses quils doivent apporter aux problèmes nouveaux qui surgissent, les Kabyles paient très cher la désobéissance civile et leur rejet de plus en plus affirmé de toutes les institutions de lÉtat. Les coordinations nont pas franchi le pas de prendre en charge toute la vie sociale (le voudraient-elles, elles nen ont pas pour linstant les moyens) bien quil semble quen maints endroits la tajmat ait repris nombre de ses prérogatives dautrefois. Le pouvoir a ainsi toute latitude pour entretenir le chaos, notamment dans les centres urbains, et encourager le saccage de lenvironnement (sable, forêts) dans le but évident daccentuer le climat dinsécurité préexistant.

Certains commentateurs parlent de lassitude et de découragement, voire d
impasse pour le mouvement des assemblées. Celui-ci, conformément à son engagement dempêcher toute consultation électorale jusquà la satisfaction de la plate-forme dEl Kseur, vient de décider le rejet des élections locales (municipales et cantonales) prévues pour le 10 octobre. Lenjeu et les conséquences de ce rejet sont autrement plus importants que celui des élections législatives, les aarchs ne lignorent pas, comme en témoigne le texte préparatoire daté du 3 août de la commission réflexion de la coordination de Tizi-Ouzou :
«(…) Aujourd’hui, la lucidité impose à tous un effort et un sacrifice à la hauteur de tout ce qui a été consenti depuis l’indépendance et surtout lors de ces mois de douleur. Le changement tant attendu ne peut être que le fruit d’une démarche faite d’abnégation et de vigilance pour ne pas sombrer dans un défaitisme fatal. Entre le désir d’un changement radical qui passe par le rejet de cette échéance électorale et les appréhensions quant aux conséquences de cette action sur le vécu quotidien, le choix est vite fait. Il est impératif de ne pas lâcher la proie pour l’ombre et faire preuve de maturité politique en démontrant à l’opinion publique internationale que le peuple algérien peu assumer ses choix politiques et en consentir les sacrifices (…).
    Après le 10 octobre, la région va immanquablement vivre une crise institutionnelle qui va se caractériser par un vide qu’il va falloir absolument atténuer pour que la société n’en subisse pas les retombées de plein fouet.
    Pour ce, la nécessité d’une structuration plus approfondie de la société qui concernera les villages, les quartiers et les corporations deviendra impérieuse afin de pallier à une situation inédité qu’aura à vivre la région (…).»

Ce document conclut sur la nécessité de sauvegarder l
unité des rangs du «mouvement citoyen». Or cette unité, que les aarchs pensaient avoir acquise (surtout en contraignant le F.F.S. et le R.C.D., les deux partis implantés en Kabylie, à boycotter les élections législatives), le F.F.S. la fait voler en éclats en décidant début août de participer aux élections locales, sous certaines conditions. Parmi ces conditions figurait la libération des détenus, et Bouteflika, «agissant dans le cadre de ses prérogatives et dans le but de ramener le calme dans les cœurs et dans les esprits», a pris «des mesures de grâce au profit de toutes les personnes condamnées dans le cadre de manifestations portant atteintes à lordre public sur lensemble du territoire national» (communiqué de la présidence de la République du 4 août). Cette mascarade [5] na dupé personne, les aarchs ont aussitôt réaffirmé quils navaient mandaté personne pour négocier lélargissement des prisonniers, que ceux-ci ne devaient leur libération quà la mobilisation de la population, que le F.F.S. assumerait seul les conséquences de son deal avec le pouvoir, et la coordination de Béjaïa a dores et déjà averti que tout acte de candidature sera considéré comme une trahison.

Il est trop tôt pour savoir si
le F.F.S. a obéi à une espèce d
instinct de conservation (il gère la majorité des mairies en Kabylie, et il na cessé dêtre défait dans le bras de fer [6], parfois larvé, parfois ouvert, qui loppose depuis le début aux aarchs), ou sil est déjà très avancé dans des négociations de «sortie de crise» avec un ou plusieurs clans du pouvoir. Il est en tous les cas peu assuré de sa position dans le rapport de forces, puisquil a habilement annoncé qu’il pourrait revenir à tout moment sur sa décision.

Quoi quil advienne, cet épisode aura montré crûment toutes les limites du choix «transpartisan» du mouvement des assemblées. Il y a là une certaine logique, puisque le but explicite est linstauration dun «État de droit» — et non sa destruction au profit de la gestion par tous des affaires communes — dans un pays qui na jamais réellement connu le multipartisme dont le cycle historique sest depuis longtemps clos en Europe. Néanmoins, à travers lépreuve de force entre les aarchs et le F.F.S. sur une option stratégique cruciale transparaît la profonde différence de nature entre les partis politiques, dont lobjectif est par définition la prise du pouvoir dÉtat, et un mouvement concentrant tous les intérêts révolutionnaires de la société. Sils veulent refuser efficacement toute forme dallégeance, préserver lautonomie des coordinations et garantir la «primauté du délégué sur le militant partisan», les aarchs devront tôt ou tard exiger des délégués membres dun parti quils démissionnent soit de leur parti, soit de leur délégation au sein du mouvement.

Pour lheure, il est peu probable que le spectre du chaos et de laffrontement entre Kabyles fasse dévier les aarchs, même si cest une arme de plus entre les mains du pouvoir pour tenter de faire naître une aile dialoguiste. Reste à savoir lécho que peut rencontrer le rejet des élections locales dans le reste de lAlgérie. Autant les Algériens sont indifférents à leurs députés, autant ils haïssent les maires et les élus locaux dont ils subissent quotidiennement le mépris et les prévarications. Ce rejet ne peut être en lui-même le moyen de lextension à dautres régions de lauto-­organisation expérimentée en Kabylie, mais il peut être un pas de plus vers le divorce définitif avec le système.

Pour conclure,
l’Apologie pour l’insurrection algérienne finit ainsi : «… pour l’instant les insurgés d’Algérie sont seuls, plus seuls que ne l’ont jamais été des révolutionnaires dans le passé». Ces lignes datent de septembre 2001. Rien n’a-t-il changé depuis ?

Non.

Paris, le 20 août 2002
Quelques amis français des aarchs

c/o Éditions de l’Encyclopédie des Nuisances
80, rue de Ménilmontant, 75020 Paris



Notes
1. Sur le mouvement culturel berbère, cf. Alain Mahé, Histoire de la Grande Kabylie, éd. Bouchène.
2. Algérie : l’insurrection du Mouvement des Assemblées, dit des «Aarouch», ARCAM, boîte postale 2349, 31020 Toulouse cedex 2.
3. Salem Chaker, un des idéologues du berbérisme et de lautonomie de la Kabylie, notait en 1998 : «Il existe une liaison profonde et durable entre la mouvance culturelle berbère et le terrain dorigine (Kabylie). Mais on perçoit depuis quelques années une tendance à lautonomisation de laction culturelle émigrée par rapport au pays dorigine. La population visée est plus nettement la communauté immigrée elle-même. La pente de lintégration est désormais plus sensible. Lengagement est plus culturel, moins politique et linterlocuteur permanent des groupes associatifs sont les institutions françaises (Éducation nationale, ministère de la Culture, municipalités et régions). Beaucoup des agents culturels sont dailleurs de nationalité française et nont plus que des rapports lointains avec la Kabylie.» (Berbères aujourd’hui, éd. LHarmattan).
4. Ferhat Mehenni jouit dun certain prestige dans une frange de limmigration alors quil est tenu en Kabylie, en dépit de son lointain passé respectable, pour un arriviste notoire. On ne lui a pas non plus pardonné son rôle dans la création du R.C.D. sur le dos du Mouvement Culturel Berbère et sa trahison lors de la «grève du cartable» de 94-95 (boycottage scolaire illimité décidé en août 1994).
5. La grâce présidentielle ne concerne en fait que la petite minorité des détenus déjà condamnés. Tous les autres, qui attendaient dêtre jugés, nont pas bénéficié dun non lieu, ils ont été mis en liberté provisoire par les juges d’instruction.
6. Le R.C.D. trop discrédité et ne disposant pas d’une base suffisante pour sengager dans un tel bras de fer, na eu jusquici dautre solution que de se mettre en toute occasion à la remorque des aarchs.



Voir aussi,
Apologie pour l’insurrection algérienne (2001)
    Première partie
    Seconde partie
Le grand camouflage
(2002)

Entretien sur la situation en Algérie (2002)
    Première partie
    Seconde partie
Lettre à Mohand Chelli (2003)
La Kabylie, six ans après (2007)

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