LycéenNEs contre la racaille policière à Lyon

Publié le par la Rédaction

Un millier de lycéens apportent leur soutien à des jeunes sans papiers

L
a Préfecture du Rhône, notamment le chargé de mission au Service des étrangers, ne veut plus recevoir de délégations de RESF (réseau Éducation sans frontières) de Lyon et de Villeurbanne. Vérification sur le terrain dès hier après-midi à l’issue d’une manifestation regroupant environ un millier de lycéens, d’étudiants venus soutenir de jeunes majeurs pouvant être expulsés à tout moment.

La Préfecture acceptait le dépôt d’une motion, d’une pétition. Rien de plus. Deux dossiers de jeunes en situation d’obligation de quitter le territoire français, expression policée pour expulsion, ont été déposés. Partie de La Guillotière, à hauteur de la station du tram, la manifestation a gagné au pas de course la rue Dunoir, lieu habituel de fin de manif devant la Préfecture. Au départ, des œufs ont été lancés en direction des forces de l’ordre. Au niveau de la Préfecture, ces dernières ont essuyé des jets de projectile notamment des pierres occasionnant quelques dégradations sur des véhicules stationnés.

Pour éviter des incidents plus graves, les étudiants présents ainsi que des membres de RESF ont mis en place un service d’ordre afin de faire reculer les lycéens massés contre les barrières et ainsi les éloigner à distance raisonnable des gardes mobiles.

Le millier de lycéens était venu de toute l’agglomération lyonnaise. Derrière les classiques banderoles dénonçant les expulsions et demandant la régularisation des sans papiers, de nombreuses pancartes en carton tendues à bout de bras. Les lycéens veulent que leurs camarades continuent d’étudier en France et dénoncent d’une même voix la peur qui les habite. «Peur d’être contrôlé dans les transports en commun, à proximité de leur lycée, d’être conduit manu militari au centre de rétention avant d’être expulsé.» En plein milieu d’année scolaire.

Véronique WAZ
Le Progrès du Rhône, 14 décembre 2007


Voir aussi :

Manif électrique pour la régularisation de 11 jeunes majeur.es

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