Procès à Mende contre une yourte

Publié le par la Rédaction

Après ce silence, quelques nouvelles. Suite à la mobilisation et à l’effervescence de cet été, l’automne a été plus posé et a permis l’ébauche d’un «collectif en Cévennes» (voir le texte de présentation — version évolutive, en discussion). Plusieurs chantiers collectifs ont permis de se voir régulièrement et des réunions (moins fréquentes et plus faciles — dans leur ensemble — que les assemblées de l’été) ont permis de tracer quelques pistes de lutte. Comme l’on pouvait malheureusement s’y attendre, l’expulsion et la destruction de la Picharlerie était le signe avant coureur d’une campagne de décabanisation en Lozère. Certes pas officiel aujourd’hui dans ce département, les pressions ne se multiplient pas moins. C’est le cas d’Éric convoqué le 20 décembre au tribunal de Mende. Soyons nombreux à le soutenir à cette occasion (pour commencer).


undefinedRassemblement à Mende le 20 décembre

Aujourd’hui, c’est un fait, tout le monde n’habite pas dans un pavillon ou un hôtel particulier. Si beaucoup vivent dans des tours HLM ou autres, d’aucuns choisissent d’élire domicile dans des habitats aussi divers que variés, hésitant même parfois, devant le choix que leur offre une imagination débridée… Alors, yourte, maison en paille, cabane en bois, grotte, roulotte, tipi, maison berlin/mouygues, etc., peu importe, tant qu’on y est bien. Sachant que le choix de l’habitat reflète aussi un choix écologique et social. Cependant, certains habitats se voient menacés de démolition au nom de la loi.

C’est le cas d’Éric, convoqué au tribunal correctionnel de Mende le 20 décembre 2007, à 14h, pour construction illégale d’un «habitat familial de type yourte» (dixit le tribunal pénal de Mende).

Au-delà de ce procès, se pose de façon évidente — à travers la question de l’habitat — le rapport au droit et à la loi. Comment réagir pour pouvoir vivre dans le style qui nous sied, là où la place est libre ? Quels moyens utiliser — politique, juridique… ? Comment créer un rapport de forces social, humain, politique, pour y arriver ?

Sont invités à le soutenir, par leur présence ce jour là, à partir de midi, tous ceux et celles qui ne sont pas d’accord avec l’attaque judiciaire et policière contre les auto-constructions. Il serait bon d’entamer une réflexion, chacun, chacune, sur les moyens de résistances à mettre en place afin que les lois cessent d’être des obstacles à la réalisation de nos rêves.

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