La police travaille

Publié le par la Rédaction

La police va expérimenter des «avions sans pilote»
pour surveiller des zones «sensibles»

Un avion sans pilote dans le ciel des zones «sensibles» : la police va tester dès décembre l’utilisation d’un drone, l’une des attractions du salon Milipol qui s’ouvre demain à Paris.

C’est une recrue de choix pour la police : Elsa, pour «engin léger de surveillance aérienne», va intégrer les rangs des forces de l’ordre en décembre prochain. Un drone de 600 grammes, un mètre d’envergure, 30 minutes d’autonomie en vol. Muni de sa caméra embarquée à visée infrarouge, Elsa pourra, de jour comme de nuit, survoler rassemblements et manifestations, venir en aide aux forces de l’ordre en cas de violences urbaines ou encore recueillir des informations avant une intervention délicate du GIGN ou du GIPN. Michèle Alliot-Marie découvrira l’engin demain au salon Milipol (Mondial de la sécurité intérieure des États), le grand supermarché de la Police, à Paris-Expo porte de Versailles.

Les premiers drones («bourdons» en français) ont été testés par l’armée allemande dès 1938. Puis par les Américains pendant la guerre du Vietnam. Mais ce sont les Israéliens qui les ont utilisés pour la première fois en opération il y a une quinzaine d’années. Aussi, sur le plan symbolique, l’usage civil de ces engins militaires n’est pas anodin. Des dizaines de drones sont déjà pourtant en service en France. Mais pas dans la police. Pour le contrôle du trafic routier ou encore le relais de transmissions. En Belgique, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, la police a mis en service ses premiers drones. Scotland Yard réfléchit d’ailleurs d’ores et déjà à un système d’armement embarqué. Ce type de surveillance automatisée pourrait donc devenir rapidement la norme en matière de police urbaine. À l’heure actuelle, plus de 250 entreprises fabriquent des drones dans une cinquantaine de pays.

Presse jaune (Maire-Info), 8 octobre 2007.
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