Une prison porte plainte contre un avocat lyonnais

Publié le par la Rédaction

Me David Metaxas dénonce une «atteinte grave» à l’indépendance de la défense

undefined Un vif conflit oppose depuis plusieurs semaines un avocat lyonnais à la maison d’arrêt de Saint-Quentin Fallavier. Le directeur de cette prison située dans le nord-Isère a même saisi le 20 juin dernier le procureur de la République du tribunal de Vienne pour se plaindre du «comportement d’un avocat lors d’une commission de discipline».


À l’origine, une audience dans le quartier disciplinaire de la prison. L’administration pénitentiaire accuse Patrick Mabel, détenu pour une affaire d’évasion, qu’il nie, d’avoir été en possession d’une puce de téléphone portable. Ce qu’il nie fermement aussi. Là, deux versions. L’avocat, qui avait déjà déploré les conditions de détention de son client, placé à l’isolement depuis des mois, dit avoir fait son métier, sans forcément garder sa langue dans sa poche. La prison se dit abusivement mise en cause et décrit «l’attitude indigne» d’un avocat qui a quitté l’audience.

Le directeur de la maison d’arrêt a saisi le bâtonnier de l’ordre des avocats. L’Observatoire international des prisons (OIP) a de son côté saisi le commissaire des droits de l’homme du Conseil de l’Europe pour «une atteinte délibérée à la liberté d’expression». «Une atteinte grave à l’indépendance de la défense» estime Me Metaxas, alors que la maison d’arrêt en appelle au «respect de l’institution et des personnels qui y travaillent».

R. S., Le Progrès du Rhône, 2 octobre 2007

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