Genève, 29 août 2007

Publié le par la Rédaction

occupation1.JPGNous revoilà !

L’immeuble 5 Bd Émile Jaques-Dalcroze a été évacué dimanche dernier au prétexte d’une prétendue tradition immuable de tolérance zéro à l’égard des occupations de locaux commerciaux. Or l’histoire des squats est jonchée de locaux commerciaux occupés, comme le Garage, Pfister, Artamis, Mottatom, et bien d’autres. Cette piètre argumentation a au moins le mérite de faire tomber les masques : le Procureur général et le Conseil d’État ne prennent même plus la peine de se cacher derrière le refrain fallacieux du «logement social» pour jeter les gens à la rue. Zappelli, Muller, Adjaj, toujours la même clique de tristes sires prêts à se serrer les coudes pour défendre la spécalution jusqu’à sa caricature : un immeuble valant 9 millions il y a dix ans et mis sur le marché pour 50 millions de francs aujourd’hui
occupation2.JPG (sans aucun travaux d’envergure). Alors que la crise du logement fait rage, les spéculateurs, sous bonne protection de l’État, jouent au casino avec les immeubles vides… Qui sont les parasites dans cette ville ?
    Aujourd’hui, le 29 août 2007, nous occupons l’immeuble partiellement commercial situé au 45 rue de Saint-Jean. 268 m2 de surface au sol, un rez-de-chaussée dédié au commercial, 2 étages dédiés au logement, laissés vides depuis plusieurs années et actuellement sans projet.
    Dès ce soir, nous nous réapproprions ce lieu laissé à l’abandon pour lui redonner vie et y créer un espace mêlant habitat et activités ouvertes à tout-e-s. Après une brève interruption indépendante de notre volonté, la programmation annoncée ce week-end au Bd Jaques-Dalcroze (ci-jointe) reprend son cours normal dans ses nouveaux murs. Les différentes activités sont ouvertes à qui veut. Qu’on se le répète.
    Encore et toujours, nous rappelons que notre réponse en est une parmi tant d’autres possibles et nous encourageons tout le monde à réagir à sa façon, collectivement et solidairement !

Collectif 45 rue de Saint-Jean


Le squat a été expulsé vers 23h pendant le concert alors qu’il y avait 150 personnes environ à l’intérieur.

«Ce swar, concert surprise à Genève, au Moloko à 19h.» — Mail de B., 13:18

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Au diable les journées pluvieuses et les zap’hellidouches de notre fabuleux procureur ! Dès 19h vous êtes attttendus pour une fooolle soirée avec l’apéro-concert du
Moloko concocté par et avec les René Binamé. Soirée entre potes avec du bon anarko-punk qui dépotte !» — Mail de I., 14:37

«La police genevoise a délogé une soixantaine de squatters mercredi soir d’un immeuble industriel situé à la rue de Saint-Jean à Genève, a-t-elle indiqué à l’ATS. Si certains squatters sont sortis d’eux-mêmes du bâtiment, d’autres ont dû être évacués de force, selon la police.

    L’évacuation totale des lieux a eu lieu vers 23h00, précise un porte-parole de la police. Des projectiles ont été lancés à l’encontre des policiers, selon lui. Plusieurs squatters ont été interpellés et emmenés au poste de police pour audition.
    Ils avaient investi mercredi vers 19h30 un immeuble industriel situé à la rue de Saint-Jean, trois jours après avoir été évacués d’un bâtiment qu’ils avaient occupé brièvement au boulevard Jacques-Dalcroze. Selon la police, les squatters s’étaient “barricadés” dans l’immeuble.
    L’édifice, partiellement commercial, dispose d’une surface au sol de 268 m2. Sur sa façade, les squatters avaient déployé une grande banderole sur laquelle est écrit “Nous revoilà ! na”. Ce bâtiment est vide depuis au moins deux ans, a déclaré à l’ATS un des membres du “Collectif 45 rue de Saint-Jean”. Les squatters et leurs sympathisants voulaient créer dans cet immeuble “un espace mêlant habitat et activités ouvertes à tous”.»ATS, 23:56

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L’occup du 45 rue de st-Jean a été évacuée aux alentours de 23h15 Les flics ont investi la salle de concert de Binamé à grand renfort de lacrymo… sympa quand il n’y a qu’une seule sortie et pleins d’personnes… Une fois une partie des gens dehors, d’autres ont été arrêtés (je ne sais pas combien)… Les gens dehors ont été arrosés au canon à eau (en même temps il pleut mais ça a été efficace…) Les gens sont toujours dans les rues et ça tourne à la chasse flics-squatters…
    Bref Genève est de plus en plus une ville de merde mais continuons ils ne gagneront pas quoiqu’il en coûte… Des lieux de vies, des maisons nous nous battrons !! Zappeli ennemi public no 1 Parasiteuse, 0:19

«Le tout récent squat a été évacué assez méchamment par des forces de l’ordre qui n’ont pas hésité à gazer le lieu du concert alors que se trouvaient des enfants sur place ainsi que des chiens… Une partie des personnes présentes ont pu sortir par la fenêtre (quid des autres ?) et ont ensuite été pourchassées (avec les grands moyens — auto-pompe) dans la rue de st-Jean et aux Charmilles… Ensuite, je ne sais pas…
    Une fois de plus, le couple pitoyable Moutinot-Zapelli ont décidé ou cautionné le pire… Qu’importe il est vrai l’intégrité physique des personnes lorsqu’on a un mandat ou une pseudo crédibilité d’homme (pathétique) d’ordre à défendre… Les historien-ne-s s’en souviendront et ne vous louperont pas… promisBlibla, 0:39

«Selon les habitants du quartier, cette maison est inoccupée depuis au moins quatre ans.
    L’évacuation a été ordonnée sous prétexte de squat de bâtiments commerciaux, alors que le bâtiment est à moitié affecté au logement.
    On peut imaginer qu’il s’agisse de spéculation immobilière, vu que le propriétaire de la maison est une agence immobilière gérant uniquement ce bâtiment (société immobilière du 45 route de Saint-Jean). Cette “agence immobilière” est détenue par deux personnes refusant d’entrer en matière sur de nombreuses propositions de location…
    L’évacuation, intervenue en plein milieu d’un concert rassemblant près de deux cent personnes, a été d’une extrême brutalité. Comme à leur habitude, les forces de l’ordre n’arboraient pas leur numéro de matricule (pourtant stipulé dans la loi) et refusaient catégoriquement de le communiquer. Cela est devenu une fâcheuse habitude…
    Bien que le rez-de-chaussée soit commercial, les squatteurs ne désiraient pas en changer l’affectation. En effet, les étages supérieurs (affectés en logement) devaient être utilisés pour se loger. Le rez-de-chaussée devait être utilisé comme atelier pour artistes, salle de concert occasionnelle et autres activités ne dépendant pas de la dénomination d’“habitat”.»Juste un passant, 1:43

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