12 octobre à Sarlat : Visite de la mairie

Publié le par la Rédaction

Petit compte rendu de la manifestation à Sarlat contre le projet sur les retraites, ce 12 octobre 2010…

 

Environ 1800 personnes ont défilé à Sarlat, derrière les syndicats et lycéens… et devant les drapeaux noirs !

 

En effet, première nouveauté pour cette manifestation, les anarchistes (dont, bien entendu, les membres du Drapeau Noir Périgord) étaient plus nombreux que d’habitude, ce qui ne passa pas inaperçu, mais au milieu de cette foule dense.

 

Le défilé, après avoir traversé la ville, est retourné vers la mairie, où des prises de paroles purent avoir lieu, tandis qu’une délégation de l’intersyndicale, suivie de quelques lycéens, fut reçue par le directeur de Cabinet du maire De Peretti (UMP). Si les doléances ont été bien transmises, c’est à l’extérieur, ou plutôt en bas de la mairie, que les choses les plus intéressantes se sont produites.

 

 

En effet, alors que les appareils syndicaux appelaient à attendre bien sagement le retour de leur délégation, les anarchistes, accompagnés par d’autres personnes de sensibilités diverses, appelèrent à occuper symboliquement la mairie, pour que chacun, au-delà des mots d’ordre des centrales ou partis, puisse porter ses propres revendications. C’est ainsi qu’une centaine de personnes, de tous âges et de tous horizons, occupèrent la mairie, et poussèrent les représentants des forces de l’ordre à céder du terrain, sans qu’aucune violence ne fût a déplorée : dignité et détermination !

 

Cette action, toute symbolique fut-elle, est le prémisse d’un changement à Sarlat, changement salutaire selon nous : fini le temps où les syndicats, en plus de donner le tempo, pouvaient mener la danse ; terminées aussi les jérémiades attentistes des partis !

 

Désormais, à Sarlat, comme de plus en plus partout ailleurs, la population découvre qu’elle a son destin en main, qu’elle est capable d’agir, et que pour cela, elle n’a besoin d’aucun chef, délégué, ou messie !

 

Son émancipation passe par elle-même, car pour elle-même !

 

Gageons que les sarladais-es retiendront cette leçon pendant encore longtemps, et qu’elle animera désormais leurs luttes !

 

Et demain, de découvrir que l’anarchisme, ce n’est pas grand chose de plus que cela…

 

Drapeau Noir Périgord, 12 octobre 2010.

 

 

Des manifestants un ton au-dessus

 

1300 personnes étaient hier dans les rues et à la mairie.

 

Il fut un temps où les manifestations se suivaient et se ressemblaient : un petit tour en ville, quelques chansons et slogans, une halte à la sous-préfecture ou à la mairie et retour à la maison. Hier, le mouvement contre la réforme des retraites semble avoir pris une nouvelle tournure.

 

Si le nombre de participants et la variété de participants étaient quasi la même avec environ 1300 manifestants, le cortège n'avait pas la même couleur qu'auparavant. Il y avait déjà beaucoup de bruit avec une sono tonitruante installée sur une benne de camion et alimentée par un groupe électrogène. Il y avait aussi 200 lycéens qui ont donné de la voix et du verbe en tête de défilé.

 

Le parcours n'était pas le même également avec un départ de la place de la Poste vers 15 heures, direction le rond-point du Pontet, puis retour en centre-ville, périple par le boulevard Jean-Joseph-Escande puis rue Fénelon pour plonger sur la place de la Mairie.

 

Provocation

 

Là, les manifestants ont stationné un bon moment sur la place, une délégation intersyndicale étant allée rencontrer le chef de cabinet du maire Franck Duval et l'adjoint au maire Philippe Melot. Jean-Jacques de Peretti étant en réunion au Conseil régional à Bordeaux hier, une rencontre sera prochainement organisée pour la remise d'une motion de l'intersyndicale de Sarlat demandant à retirer le projet de loi sur les retraites et devant être transmise aux élus UMP nationaux.

 

Pendant ce temps, d'autres manifestants ont visité la salle du Conseil municipal. Tout allait bien et tout le monde était pratiquement ressorti jusqu'à l'arrivée des gendarmes qui se sont alors mis dans le hall de la mairie pour barrer le passage. Provocation contre provocation, des manifestants ont tenté de forcer ce petit cordon et une bousculade a eu lieu. Tout est finalement rapidement rentré dans l'ordre.

 

Leur presse (Sud-Ouest), 12 octobre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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