Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 15:58

Nous sommes tous Fuoriluogo

 

Le 6 avril le cercle Fuoriluogo de Bologne a été mis sous scellés à la suite d'une opération policière conjointe dans 16 villes d'Italie, au cours de laquelle ont eues lieu 60 perquisitions, 5 incarcérations et 7 placements sous contrôle judiciaire. Le chef d'inculpation est «association de malfaiteurs». La vérité est qu'ils cherchent à frapper ceux qui depuis des années s'opposent à la guerre et au racisme par tous les moyens nécessaires.

 

Dans un monde toujours et de nouveau en guerre,

entre les colonels fous qui bombardent les villes rebelles

et les gendarmes du monde qui tirent sur tout ce qui bouge ;

 

Dans un monde nucléarisé, un monde de mers radioactives et de terres empoisonnées,

où chaque tremblement de terre est un nouveau marché

et chaque tumeur un client de plus pour les lobbies de la santé ;

 

Dans un monde obsédé par la «sécurité»

mais dans lequel le sort de chacun est entre les mains du docteur Folamour et de ministres abrutis,

et la santé entre les mains de multinationales pharmaceutiques et de trafficants de déchets ;

 

Dans un monde d'hospices de luxe pour vieux riches,

de call centers et de prisons pour jeunes pauvres,

un monde où on ne trouve pas de travail, et quand on en trouve, c'est toujours de la merde,

de vies hypothéquées pour payer le loyer, dans un monde où l'on consomme par ennui ;

 

Dans un monde dans lequel la crise économique sert à te tenir à ta place

et la dernière «situation d'urgence» sert à te faire baisser la tête ;

 

Dans un monde d'hommes et de femmes qui fuient la guerre et à la misère,

un monde de camps de réfugiés et de déportations de masse, de check-points et de frontières électrifiées,

d'esclaves de la faim et de morts noyés ;

 

Dans ce monde, le monde d'Hiroshima, de Nagasaki, de Tchernobyl, de Fukushima, le monde d'Auschwitz, de Mauthausen, de Gaza, de Ceuta et Melilla, de Porto Palo, de Lampedusa, le monde de Gradisca, de Pontegaleria, de via Corelli, de via Mattei [adresses de divers centres de rétention italiens, ndt], de Ventimiglia ;

 

Dans CE monde

nous sommes TOUS fuoriluogo [il s'agit d'un jeu de mot, fuoriluogo signifie littéralement hors-lieu, pas à sa place, ndt] ;

 

parce que dans ce monde

la vie est bannie,

reléguée dehors,

dans les lieux, dans les recoins d'une histoire

qu'on voudrait réduire en cendres une fois pour toutes,

pour pouvoir enfin respirer

et donner lieu à de nouvelles formes de vie ;

 

Samedi 16 avril tous et toutes à Bologne à 15h piazza XX settembre
manifestation en soutien aux révoltes de la Méditerrannée, contre la guerre et ses complices, pour continuer la lutte de ceux qui ont été arrêtés et redire à haute voix : «nous sommes tous fuoriluogo» ;
Samedi 23 avril tous et toutes à Caorso à 15h piazza della Rocca
manifestation contre le nucléaire et le monde qui le produit, pour que le nucléaire s'arrête avec Fukushima.

 


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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 14:54

Cette nuit, l’entreprise ENUSA, dédiée à l’énergie nucléaire, a été caillassée. L’apparition du vigile, figé en voyant ce qui se passait, nous a empêché de causer de plus grands dégâts. On a laissé un tag : «non au nucléaire !»

 

Pour la destruction de la civilisation !
Ni nucléaire, ni éolien, ni solaire !

 

Per la distruzione della civilizzazione !!

 

Action dédicacée à Billy, Silvia, Marco, Costa, aux prisonniers anarcho-écologistes incarcérés dans l’État du Mexique. À tous ceux qui luttent contre la domination.

 

Traduit de l’espagnol ( Indymedia Madrid ),
Brèves du désordre, 13 avril 2011.

 


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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 12:26

 

Après avoir lancé le produit en grande pompe il y a maintenant trois ans, les stratèges policiers maintiennent leur campagne contre «l'ultra-gauche» à un rythme de croisière. Une vague d'arrestations/perquisitions de temps en temps, une série de contrôles judiciaires à la clé, quelques mois de prison par-ci par-là, quelques coups de pression, deux trois appâts pour trouver des indics : «tout est ok, Monsieur le Ministre, les gauchistes sont sous contrôle». Le tout sous procédure antiterroriste, histoire de se faciliter la tâche et d'en rajouter un peu sur la menace.

 

Conformément à la circulaire de Dati en 2008, tout acte de violence ou de dégradation en lien avec certaines thématiques étiquetées «ultra-gauche» (prison et sans-papiers, principalement) doit en effet passer par les mains expertes de la Sous-Direction Anti-Terroriste de la police judiciaire (ou sur Paris de la Section Anti-Terroriste de la brigade criminelle) ; libre à eux ensuite de garder ou non le dossier.

 

Ce qui a l'air de préoccuper les services depuis quelques mois, c'est la vague de solidarité avec les sans-papiers accusés d'avoir mis le feu au centre de rétention de Vincennes. Tags, collages d'affiches, occupations des locaux des collaborateurs de la politique d'expulsion et sabotages des distributeurs automatiques des banques qui balancent leurs clients pas en règle (cf. précédents numéros).

 

Ces deux derniers mois, 6 personnes ont eu droit au traitement de faveur de la circulaire Dati : d'abord trois anarchistes chopés en train de taguer des slogans de soutien à la Tunisie en révolte, dont deux étaient déjà sous contrôle judiciaire pour l'affaire «de Vincennes» — les deux sont en ce moment sous les verrous. Une autre personne déjà inquiétée dans la même affaire a fait un petit tour en préventive après avoir été cueillie à l'improviste dans la rue par les superflics. Enfin, les deux personnes qui avaient inauguré la série en janvier 2008, avec l'affaire dite «des fumigènes» (ils se rendaient à une manif de soutien aux sans-papiers avec des fumigènes et des clous tordus, avant d'être contrôlés par la BAC et de finir plusieurs mois en préventive pour ces simples faits), se sont faites arrêter coup sur coup alors qu'elles avaient rompu leurs contrôles judiciaires et étaient considérées comme en cavale.

 

Trois ans d'instruction pour cette dernière affaire, des ramifications qui permettent d'aller chercher plein de gens et de faire traîner, et au final un procès qui prend son temps pour arriver. Les flics auraient tort de se presser : à quoi bon envoyer une poignée de perturbateurs au «mieux» quelques mois en prison (vu les faits incriminés) quand on peut compliquer la vie de dizaines de «suspects» pendant des années à coups de contrôles judiciaires et de séjours en taule, et surveiller leurs potes par la même occasion ?

 

Reste que malgré la débauche de moyens, les flics ne peuvent pas être au cul de tous ceux qui sont susceptibles d'aller inscrire un bout de leur révolte sur les murs (d'ailleurs, depuis l'histoire, toute une série de tags de soutien sont apparus dans différentes villes).

 

Ils cherchent à épuiser, le tout est de garder du souffle ! 

 

Rebetiko no 9 (contact), printemps 2011.

 


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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 11:20

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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 21:14

 

Le Forum Libération se tient en ce moment à Rennes au Théâtre National de Bretagne. 
Un débat est programmé vendredi 15 avril à 16h30 sur la question du nucléaire entre Kosciusko-Morizet (ministre pour-le-nucléaire) et Duflot (pour-le-nucléaire). Un appel est lancé à saboter cette rencontre, et plus généralement le Forum Libération et ses faux débats publics et citoyens. 
RDV vendredi 15 avril, 16h, RDV devant le TNB à Rennes, avec tracts, banderoles et tout ce qui peut faire du bruit.


 

Il est trop tard pour être calme
Sabotons cette mascarade de débats publics
RDV vendredi 15 avril, 16h, RDV devant le TNB à Rennes

 

Toute honte bue «Les forums Libération» nous offre en guise de rebellion contre l'ordre nucléaire un de ces fameux «débats publics ®» entre gestionnaires du désastre.

 

On voudrait nous faire croire que ces kermesses verbeuses seraient l'occasion de se ressaisir d'un pouvoir sur nos vies, là où les experts et contre-experts rivalisent de complicités pour sceller notre sort.

 

Mais nous savons déjà tout du contenu et des tenants de ces débats. On fera mine d'y confronter deux points de vue sensés s'opposer. D'un côté le pouvoir nucléocrate (représenté aujourd'hui par la ministre de l'Écologie Kosciusko-Morizot) et de l'autre l'aménageuse de parcs et jardins bobios (Duflot, représentante de la soi-disante opposition au nucléaire). On tâchera d'organiser le consensus. Le sujet de la sécurité fera bien l'affaire. Chacun s'entendra donc pour reconnaître que le risque zéro n'existe pas, mais qu'il faut quand même faire plus que la sécurité. Des comités d'experts vont se multiplier. Des enquêtes seront faites. On nous rassurera sur leur crédibilité en osant peut-être fermer les centrales les plus vieilles (Fessenheim par exemple), parce que tout ce beau monde a besoin d'entretenir la confiance. Et comme par miracle les autres centrales seront parfaitement fiables, à quelques aménagements de détails près. On discutera alors de leur durée de vie. Les nucléocrates essayeront de gagner du temps, quand les écologistes négocieront la longueur de nos chaînes à 30, 25 ou 80 ans. Et tous seront miraculeusement d'accord pour une décroissance nucléaire. Et puis c'est tellement plus fun la diversité. Un peu de mix : une petite touche de renouvelable, une bonne vieille pincée d'énergie fossile en stock et un rab de nucléaire par peur de manquer. Tout le monde se trouvera ainsi rassasié et le meilleur des mondes industriels pourra jouer les prolongations en assurant l'administration de notre survie. Et chacun fera mine d'assiter à un débat acharné, feignant de ne pas voir qu'ils sont tous d'accord sur l'essentiel : on n'arrête pas cette course en avant dans le désastre, on l'aménage, on la gère. Mieux même, parce qu'ensemble on est plus efficace, on la cogère !

 

Et si le bon sens tentait de se manifester en vous susçurant que, quand même, il faudrait arrêter ça tout de suite, rappelez-vous au doux confort du pragmatisme gestionnaire. Et sachez quand même qu'on peut y garder sa bonne conscience. Que personne ne trouvera à redire si vous affichez une opinion antinucléaire mais que vous êtes prêt à en reprendre pour 30 ans. Le pagmatisme c'est pratique, ça contente tout le monde.

 

Et puis dites-vous que la colère, la haine, la révolte, c'est dépassé, pire même c'est anxiogène, et même cancérigène. De toute façon, vous savez bien que ces sentiments-là, c'est pas pour nous, peuple civilisé ; c'est juste bon pour les sous-développés, ces populations même pas capables d'organiser la «démocratie». Vous savez, ce régime, le nôtre, où on décide tout pour nous mais on a l'impression que «c'est nous qui décide». Si vous avez un doute, regardez les meilleurs élèves de la classe. Les Verts par exemple. Ils n'ont pas de souci, eux. Ils sont «contre» le nucléaire et ça ne les empêche pas de faire preuve de pragmatisme. Voynet a bien signé les décrets d'autorisation de l'enfouissement des déchets radioactifs à Bure. Ils ont même accepté d'éviter le sujet nucléaire au Grenelle de l'environnement. Mieux même, leurs députés européens ont voté le rapport post-Copenhague reconnaissant le nucléaire comme alternative à l'effet de serre. Les conseillers régionnaux Verts de Normandie se sont, quant à eux, abstenus pour s'assurer que l'EPR de Flammanville puisse se faire.

 

Mais rappellez-vous, ce sont ces même bouffons qui, en guise d'opposition aux OGM, avaient autorisé leur commercialisation en France. Ils ont même mis en place un système de traçabilité.

 

Et rassurez-vous enfin ! Ces écologistes-là n'ont rien perdu de cette intransigence légendaire : ils viennent de s'accorder pour interdire l'accès au centre-ville des métropoles françaises (8 à titre expérimental pour l'instant) aux véhicules de plus de 15 ans. Ils sont même capables de relancer la lutte des classes avec un peu de ténacité.

 

Mais peut-être que ce jeu de dupes vous écœure. Et que vous aussi vous ressentez qu'il est trop tard pour être calme, et qu'au fond, le courage des populations arabes est plus que jamais d'actualité. En fait, ça vous démange autant que nous de saboter ces simulacres de débats publics et de débrancher immédiatement ce monde-là.

 

Et RDV antinucléaires suivants : Samedi 23 avril à Raids (50), 12h et à Flamanville à 15h, à l'appel du réseau Stop THT.

 

Jeudi 14 avril 2011.

 


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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 19:11

 

 

 

VU À BORDEAUX – VICE CONSULAT D’ITALIE

En solidarité avec tou-te-s les femmes et hommes qui luttent, en Italie et ailleurs, pour un monde sans frontières, sans États, sans polices et tout le cortège de merde qui va avec.


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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 13:23
Dana Lyons

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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 12:16

 

En tant que communistes, partisans de l’égalité et de la liberté inconditionnelles des femmes, nous sommes contre les niqabs, burqas, tchadors et autres prisons de tissus qui visent à enfermer les femmes et à les exclure de l’espace public. Tout(e) communiste, tout(e) militant(e) des droits des femmes et des droits humains, ne peut qu’être opposé(e) à ces symboles d’oppression, qui ne sont pas seulement la marque d’un obscurantisme religieux, mais avant tout la matérialisation de l’apartheid sexiste. Le niqab ou la burqa signifie que la femme ne peut que se montrer à ses propriétaires, père, frères, ou mari, et qu’en dehors de ce cercle restreint elle n’a pas le droit à l’existence, elle doit être cachée, masquée, niée.

 

Cela étant dit nous ne pouvons que dénoncer l’hypocrisie de la loi sur l’interdiction du niqab mise en application le lundi 11 avril. Notons que même des syndicats de flics ont fait savoir que cette loi n’était qu’un effet d’annonce démagogique, que cette loi serait inappliquée et inapplicable.

 

Si le gouvernement s’intéressait réellement aux droits des femmes immigrées et étrangères, la première, la plus urgente des mesures, ce serait déjà d’abroger les dispositions des lois relatives à l’immigration qui font que, pendant cinq ans, une femme étrangère mariée à un Français et victime de violences conjugales risque, si elle fuit les violences, d’être victime d’une Obligation à quitter le territoire et d’être expulsée. Récemment, une jeune femme étrangère, mariée depuis un an avec un Français, a pris contact avec ICAHK, Campagne Internationale Contre les Crimes d’Honneur. Son histoire est celle de milliers de femmes étrangères vivant en France. Un mariage avec un français, le rêve d’une vie pleine d’amour, de pouvoir faire une formation, de travailler dans ce qui est parfois encore présenté comme «la patrie des droits de l’Homme». Une fois arrivée en France, le rêve se transforme en cauchemar : les coups, la réclusion à domicile, les violences et les humiliations quotidiennes, jusqu’au jour où, un coup de trop la pousse à fuir. Elle est maintenant sous le coup d’une OQTF (Obligation à Quitter le Territoire Français), vivant dans la crainte d’être expulsée dans un pays où, divorcée, elle sera rejetée par sa famille pour qui une femme divorcée est une honte. Et on pourrait ajouter celles qui, dans les pays où les femmes sont soumises à ce totalitarisme de «l’honneur familial», l’expulsion après un divorce peut-être synonyme de crime d’honneur ou de mariage forcé rapide. Voilà donc comment le gouvernement français traite les femmes étrangères victimes de violences conjugales … et il faudrait croire qu’un Sarkozy, en promulguant une loi interdisant le niqab sur la voie publique, se préoccuperait des droits des femmes ?

 

Quant aux épouses d’étrangers, elles n’ont accès qu’à un titre de séjour temporaire de deux ans, titre qui peut être supprimé en cas de séparation. Voilà encore une mesure qui renforce le pouvoir des hommes sur les femmes et précarise les femmes étrangères. De plus, bien des femmes étrangères, mariées à l’étranger, subissent, en France, les mesures discriminatoires des codes de la famille des pays d’origine.

 

Les restrictions du droit d’asile, un droit qui n’est de plus en plus que virtuel en France, touchent bien sûr aussi les femmes. Qu’en est-il du droit d’asile pour celles qui fuient un mariage forcé, l’excision de leurs fillettes, les réseaux de prostitution, les crimes d’honneur ou les discriminations et violences quotidiennes dans des pays où l’oppression des femmes est inscrite dans la loi ou dans ceux où elles n’ont aucune protection réelle face aux violences machistes ? Qu’on se souvienne de Najlae, jeune lycéenne marocaine de 19 ans, expulsée en février 2010 alors qu’elle était menacée de mariage forcé, ou de Madame Raba, expulsée avec ses enfants et son mari, au Kosovo où elle avait été violée par des milices nationalistes… Pour ces deux femmes, la mobilisation, en particulier celle de RESF, a finalement permis leur retour en France. Mais combien de femmes et de jeunes filles expulsées en silence, sans que personne ne soit au courant, vers les pires violences que l’on peut faire subir à un être humain parce que c’est une femme ? Là aussi, si un gouvernement s’intéressait un tant soit peu au droit des femmes, et en particulier des femmes étrangères, une des premières mesures serait d’assurer le droit d’asile pour toutes celles qui sont persécutées parce que nées femmes.

 

La Grande-Bretagne est loin d’être un régime idéal, pourtant, dans ce pays, il existe une unité spéciale, la Forced Marriage Unity (FMU), présente également dans des pays comme le Pakistan ou l’Inde, et qui recherche les jeunes filles et femmes résidentes britanniques qui disparaissent lors de vacances suite à un mariage forcé. La FMU, grâce à un réseau de contacts, recherche ces jeunes filles et femmes jusque dans les villages les plus reculés, et, une fois qu’elles sont retrouvées, élabore des stratégies pour les faire rapatrier en Grande-Bretagne. Voilà une mesure concrète d’un gouvernement qui permet d’aider des centaines de jeunes filles et jeunes femmes chaque année. En France, au contraire, si une jeune femme est mariée de force à l’étranger, il faudra qu’elle trouve, seule, les forces pour contacter l’ambassade et se faire rapatrier.

 

Ce sont là juste quelques exemples de lois à abroger ou de mesures qu’un gouvernement qui aurait vraiment pour but d’améliorer la situation des femmes étrangères pourrait prendre. Or, non seulement ce n’est pas le cas du gouvernement actuel, mais toutes ses campagnes de chasse aux sans-papiers visant à faire du chiffre, ses campagnes racistes contre les Roms ou les Arabes, la remise en cause du droit d’asile et les mesures visant à réprimer l’immigration, tout cela se retourne également contre les femmes étrangères, les précarise et renforce le pouvoir patriarcal contre les droits des femmes.

 

Alors, si les communistes sont bien entendu contre le niqab, le tchador, la burqa et autres symboles d’oppression des femmes, s’il est hors de question que des communistes puissent manifester pour «le droit au niqab» qui n’est que le droit de porter des chaînes, nous dénonçons l’hypocrisie de cette nouvelle loi démagogique. Et nous nous tenons, aux côtés des femmes de toute origine, aux côtés des sans-papiers, des immigré(e)s, bref des êtres humains de tout sexe, de toute origine ou nationalité pour l’égalité entre toutes et tous.

 

Camille Boudjak
Initiative Communiste-Ouvrière, 12 avril 2011.

 


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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 10:20

 

Alors qu’il se rendait à l’université catholique de Louvain-la-Neuve à un débat avec le professeur de physique théorique Jean Bricmont sur le thème «Concilier science et foi, est-ce bien raisonnable ?», Mgr Léonard est tombé dans une embuscade pâtissière.

 

 

Une première tarte à la crème a atterri sur son visage au moment où il entrait dans le bâtiment universitaire. Une fois débarbouillé, André-Joseph Léonard a pu gagner sans encombre l’auditoire Coubertin où on l’attendait. Mais à peine le primat de l'Église catholique belge avait-il pénétré dans les lieux qu’il recevait de plein fouet trois nouvelles tartes dégoulinantes.

Les quatre jeunes entarteurs de l’archevêque intégriste, qui n’en étaient pas à leur coup d’essai (en 2011, opérations Éric Zemmour et Melchior Wathelet), se sont ralliés depuis peu à l’Internationale pâtissière.

 

Gloup, gloup, gloup, gloup !
Entartons, entartons
l’homophobe ratichon !

 

Déclaration à chaud des Maurice Gloup :

«Entartons, entartons les homophobes en robe
Et les anti-avortements qui, dégueulassement,
Protègent ceux qui tripotent les petits enfants.
Que M'sieur SIDA ne s'en fasse pas,
la capote, eux, ils ne la mettent pas.»

 

Gloup ! Gloup !

 

 

Le chef de l'Église catholique belge entarté à quatre reprises

 

Le chef de l'Église catholique belge, l'archevêque André-Joseph Léonard, a été entarté à quatre reprises mardi lors d'une conférence, a indiqué mercredi «l'Internationale pâtissière», qui reproche au prélat ses positions sur l'homosexualité et sur l'avortement.

 

«Alors qu'il se rendait à l'Université catholique de Louvain-la-Neuve à un débat, Mgr Léonard est tombé dans une embuscade pâtissière», indique dans un communiqué «Le Gloupier», à la tête d'un groupe qui a déjà entarté le philosophe Bernard-Henri Lévy, le président français Nicolas Sarkozy ou encore le milliardaire Bill Gates.

 

«Une première tarte à la crème a atterri sur son visage au moment où il entrait dans le bâtiment universitaire.» Une fois débarbouillé, André-Joseph Léonard a pu gagner la salle de conférence, mais «à peine le primat avait-il pénétré dans les lieux qu'il recevait de plein fouet trois nouvelles tartes dégoulinantes», ajoute le communiqué.

 

Des images montrant l'archevêque restant calme après avoir reçu les quatre tartes à la chantilly dans le visage ont été diffusées mercredi après-midi sur le site de partage de vidéos YouTube, sous le titre «Mgr Léonard entarté à Louvain-La-Neuve».

 

«Franchement, pour tous les homosexuels qui n'osent pas le dire à leurs parents, pour toutes les jeunes filles qui veulent avorter, il le méritait amplement», a déclaré à l'agence Belga l'un des quatre «entarteurs» récemment rallié à l'«Internationale pâtissière» du «Gloupier».

 

André-Joseph Léonard avait déjà été entarté en novembre alors qu'il célébrait une messe dans la cathédrale de Bruxelles.

 

Depuis son arrivée à la tête de l'Église belge en janvier 2010, Mgr Léonard a été au cœur de plusieurs polémiques après ses propos controversés sur le sida, les homosexuels et les prêtres pédophiles.

 

Il avait notamment suscité l'indignation en affirmant que la première propagation du virus du sida, au début des années 1980, était «une sorte de justice immanente». Sur l'homosexualité, le primat de Belgique avait déclaré qu'elle n'était «pas en cohérence avec la logique objective de la sexualité», tout en affirmant que cela n'autorisait pas pour autant à dire que les homosexuels sont «anormaux».

 

Fin mars, il avait pris part à Bruxelles à une «marche pour la vie» organisée par des étudiants catholiques opposés à l'avortement.

 

Leur presse (AFP), 6 avril.

 

 

L'Internationale pâtissière revendique l'entartage de Mgr Léonard

 

Les quatre jeunes entarteurs qui s'en sont pris mardi soir à l'archevêque André-Joseph Léonard, à Louvain-la-Neuve, n'en étaient pas à leur coup d'essai et se sont récemment ralliés à l'Internationale pâtissière, indique mercredi Noël Godin dit Georges Le Gloupier, dans un communiqué transmis à l'agence BELGA.

 

Mgr Léonard est tombé dans une embuscade pâtissière alors qu'il se rendait à l'Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL), à un débat avec le professeur de physique théorique Jean Bricmont sur le thème «Concilier science et foi, est-ce bien raisonnable ?», explique l'entarteur belge no 1. «Une première tarte à la crème a atterri sur son visage au moment où il entrait dans le bâtiment universitaire. Une fois débarbouillé, André-Joseph Léonard a pu gagner sans encombre l'auditoire Coubertin où on l'attendait. Mais à peine le primat avait-il pénétré dans les lieux qu'il recevait de plein fouet trois nouvelles tartes dégoulinantes», poursuit-il. Les quatre jeunes qui ont pris part à cette opération pâtissière avaient déjà entarté Éric Zemmour et Melchior Wathelet plus tôt cette année, précise le communiqué, en concluant par le célèbre cri de guerre de Georges Le Gloupier, adapté à la victime ecclésiastique : «Entartons, entartons l'homophobe ratichon !» Noël Godin est à l'origine des entartages de Jean-Pierre Chevènement, Bernard-Henri Lévy, Nicolas Sarkozy, Bill Gates et bien d'autres «pompeux cornichons», rappelle-t-il. «Je n'étais pas physiquement présent mardi soir lors de l'entartage, car ma présence peut faire capoter une telle opération», confie-t-il. «Mais cela me manque et je m'apprête à frapper à nouveau un gros coup, à l'étranger.»

 

Leur presse (Belga), 6 avril.

 


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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 18:32

Femmes et enfants bloquent une route pour dénoncer la répression en Syrie


Plusieurs milliers de femmes et d'enfants syriens brandissant des drapeaux blancs et des branches d'olivier ont bloqué une route côtière mercredi pour protester contre la répression du mouvement de contestation contre le régime de Bachar el-Assad, selon des témoins.

 

 

La foule a demandé la libération de plusieurs centaines d'hommes arrêtés ces derniers jours dans les villages de Baïda et Beit Jnad, dans le nord-est du pays. Depuis le début du mouvement il y a plus de trois semaines, environ 200 personnes ont été tuées, selon le mouvement pro-démocratie de Syrie, la «Déclaration de Damas».

 

«Nous ne nous laisserons pas humilier», a scandé la foule mercredi, selon des témoins ayant requis l'anonymat par crainte de représailles. Les manifestants se sont rassemblés le long de la route principale entre Tartous et Banias.

 

La contestation a débuté le 18 mars à Deraa, dans le sud du pays, avant de s'étendre à d'autres régions. Bachar el-Assad, dont la famille tient les rênes du pays depuis 40 ans, a tenté de calmer la colère des manifestants par quelques concessions, notamment en limogeant son gouvernement et deux gouverneurs régionaux.

 

Mais ces concessions ont été jugées insuffisantes par les manifestants qui réclament notamment la levée de l'état d'urgence en vigueur depuis 1963, la séparation entre l'exécutif et le judiciaire, ainsi qu'une nouvelle loi autorisant la formation des partis politiques et des élections libres.

 

On ignore ce qui s'est précisément passé ces derniers jours à Baïda et Beit Jnad, en raison des nombreuses restrictions imposées par le régime aux médias. Des journalistes, notamment de l'Associated Press, ont été expulsés de Syrie.

 

Mais des habitants et des activistes ont affirmé que des centaines d'hommes de tous âges ont été arrêtés mardi au cours d'une attaque menée par les forces de l'ordre et des miliciens pro-gouvernementaux pour réprimer les dissidences. Selon un témoin, au moins une personne aurait été tuée. Plusieurs militants de l'opposition ont confirmé ce décès. Ces récits n'ont pas pu être confirmés de source indépendante.

 

Les deux villages sont situés à quelques kilomètres du port de Banias, où quatre manifestants ont été tués dimanche. 

 

Leur presse (The Associated Press), 13 avril 2011.

 

 

La ville d'Alep gagnée à son tour par la contestation en Syrie

 

Une manifestation appelant à des réformes politiques s'est déroulée mercredi sur le campus de la plus grande université de Syrie, à Alep, rapportent des défenseurs des droits de l'Homme en contact avec les étudiants.

 

 

Jusqu'à présent, Alep, deuxième ville de Syrie et carrefour commercial stratégique à proximité de la Turquie, n'avait pas été gagnée par la vague de contestation contre le régime de Bachar al Assad qui a débuté mi-mars.

 

Leur presse (Reuters), 13 avril.

 

 

L’armée syrienne assiège Banias

 

Les forces de sécurité syriennes ont bouclé dans la nuit 
de dimanche à lundi les accès à la ville côtière de Banias, dans le nord-ouest de la Syrie, théâtre de violences 
à caractère religieux qui, selon les manifestants, ont fait dimanche au moins treize morts, dont neuf militaires.

 

 
«La ville de Benyas est coupée du monde, ni électricité, ni téléphone … ni eau, ni pain… Aidez-nous !»

 

Après des manifestations de l’opposition vendredi et samedi, dans cette cité majoritairement sunnite, des miliciens alaouites, les «chabbiha», circulant en voiture ont ouvert 
le feu à l’arme automatique sur des habitants.

 

À Damas, 
un groupe d’étudiants a fait lundi un sit-in de solidarité 
avec les victimes de Deraa et de Banias dans l’enceinte 
de la faculté des sciences à l’université de Damas.

 

Leur presse (L'Humanité), 12 avril.

 


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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 17:20

Ils ont occupé, de force, les couloirs menant aux locaux des services administratifs, entravant le fonctionnement normal du Conseil et les intérêts des usagers.

 

 

Un groupe de «jeunes chômeurs» appartenant à l'Association nationale des diplômés chômeurs ont fait irruption, mardi, à l'intérieur du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) à Rabat.

 

Ce groupe, estimé à environ 400 personnes, ont fait irruption, hier à 15H00, à l'intérieur du Conseil et forcé sa porte principale pour occuper la salle de réunion plénière du Conseil sans aucune considération de la symbolique de l'établissement, indique un communiqué du CNDH.

 

Ils ont également occupé, de force, les couloirs menant aux locaux des services administratifs, entravant ainsi le fonctionnement normal du Conseil et les intérêts des usagers.

 

Après plus d'une heure et demie d'occupation, les responsables du Conseil ont demandé avec insistance aux manifestants de désigner des représentants pour faire part au Conseil de leurs revendications.

 

Ces derniers ont remis la liste de leurs revendications qui comprend notamment la reconnaissance juridique de leur association, l'intégration immédiate dans la fonction publique et l'indemnisation du chômage.

 

Selon la même source, le CNDH a contacté certaines associations marocaines des droits de l'Homme afin qu'elles puissent s'enquérir des actes d'occupation, de sabotage et disparition de certains équipements et d'entrave à la bonne marche des services du Conseil.

 

Le CNDH a réitéré aux représentants de ces ONG sa prédisposition à jouer son rôle dans le cadre de ses prérogatives en vertu du dahir portant sa création. Il a en outre renouvelé son attachement au respect de la loi tout en exigeant l'évacuation immédiate de ces locaux avant d'entreprendre toute démarche relative à ce dossier.

 

Le CNDH souligne, en outre, que les responsables du Conseil n'ont jamais reçu de demande d'entrevue des membres de l'association, précisant que les points contenus dans lesdites revendications des représentants de l'association ne relèvent pas directement des prérogatives du Conseil. Toutefois, le CNDH procédera au suivi de leur dossier auprès des autorités compétentes.

 

Le CNDH exprime également son refus absolu de se soumettre à toute forme de chantage ou d'actes commis en dehors de la loi et qui vont à l'encontre de l'exercice légal des libertés et la jouissance des droits, précise la même source.

 

Selon le communiqué, les manifestants ont évacué le siège du Conseil hier soir à 21h50.

 

Leur presse (La Vie éco), 13 avril 2011.

 


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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 13:27

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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 12:36

Reprise d’un texte qui circule dans les régions en train d’être «pylônées».

 

Que la catastrophe nucléaire du Japon soit le catalyseur d’une sortie rapide du nucléaire !

 

Pour certaines et certains d’entre nous qui sommes jeunes et qui écrivons ces lignes, nous n’avons pas vécu directement la catastrophe de Tchernobyl, mais elle nous a convaincu-e-s que cette énergie nucléaire, et la société aliénante qui l’a fait naître, ne sont pas viables.

 

Ce qui se passe au Japon est effarant. Ce qui serait encore plus effarant, c’est qu’on ne reconnaisse pas le crime contre l’humanité dont il s’agit et qu’on laisse une autre catastrophe nucléaire se produire.

 

De plus en plus de gens en France ont commencé à être convaincus de l’abomination du nucléaire, parfois en prenant simultanément conscience de la tyrannie insidieuse, mais bien présente, qui fait tenir ce système.

 

Tout le monde sent qu’on va dans le mur, mais on veut nous faire croire que nous sommes plus heureux en consommant avec nos iPad, nos fours à micro-ondes et nos écrans plasmas.

 

Et bien osons un peu rêver d’être heureux/euses en arrêtant le nucléaire et la menace permanente qu’il crée. La peur de la catastrophe nucléaire doit dépasser la petite crainte de perte de confort qu’une sortie du nucléaire occasionnerait.

 

Car il y a beaucoup d’espoir à réinventer d’autres rapports sociaux qu’amènerait la fin de ce monde nucléaire.

 

Seulement le nucléaire ne tombera pas tout seul. Il faut bien sûr continuer ce long travail d’information qui a été la principale activité des antinucléaires depuis des années. Mais il faut aussi vivre l’alternative (énergétique et sociale) ici et maintenant, une alternative qui fasse envie et qui soit accessible à toutes et tous. Et surtout, il faut porter la confrontation là où elle est nécessaire, contre les tenants du lobby nucléaire.

 

Fermons des centrales, occupons des laboratoires à Bure ou à Cadarache, déboulonnons des pylônes existants et empêchons ceux en projet de se monter… Manifestons massivement quand l’occasion se présente, bloquons le nucléaire et ses transports, murons EDF et AREVA, entartons les criminels nucléaires de Pellerin à Lauvergeon en passant par leurs complices au sein du pouvoir et des gouvernements.

 

Travailleurs du nucléaire : éteignez vous-mêmes les réacteurs dans un geste grandiose de défiance envers la démence de cette industrie de mort ! N’ayons pas peur des lois et des tribunaux, notre révolte n’est pas seulement légitime, elle est nécessaire. Que l’État use de SA justice pour tenter de vous, de NOUS freiner, et nous irons ensemble devant les tribunaux réclamer une véritable justice et exiger l’arrêt du nucléaire, nécessité qui l’emporte sur le respect de LEURS lois. Le nucléaire bafoue nos droits les plus élémentaires. Que vaut un État qui a mis ce nucléaire en place et une justice qui le protège comme elle protège les intérêts des puissants et des tyrans ?

 

Les pylônes des lignes Très-Haute-Tension
ne sont pas indéboulonnables !, 12 avril 2011.

 


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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 10:34

 

La mobilisation massive visant à contester la décision d'expulsion et la non-communication de la Mairie a porté ses fruits, opérant ainsi un renversement total de la situation ! 
Amimirs d'ici et d'ailleurs, merci pour votre soutien !

 

 

 

Hier soir, suite à nos courriels et à l'efferscence de la mobilisation strasbourgeoise, M. Bies (notre interlocuteur) nous avait contacté téléphoniquement pour nous donner rendez-vous aujourd'hui (lundi 11 avril) à 14h15 afin de ré-engager le dialogue entre Mimir et la Ville.

 

Ce matin, la conférence de presse a attiré de nombreux journalistes. Nous attendons avec impatience la sortie des différents articles et reportages.

 

Le rendez-vous d'aujourd'hui a permis bien plus que la simple reprise du dialogue. M. Bies s'est engagé au nom de la Mairie à signer avec l'association Mimir un bail emphytéotique (12 ans minimum) avant fin juin.

 

Au courant de l'après-midi, le Conseil muncipal a voté un budget de 15'000 euros en vue de la réfection d'une poutre de la bâtisse principale de la Maison Mimir.

 

D'ici la fin de semaine (rendez-vous par encore fixé) nous rencontrerons une cadre administratif de Habitation Moderne pour discuter au sujet du contenu du contrat de bail.

 

Tous ensemble nous avons prouvé que nous pouvions créer pour résister et nous organiser pour faire entendre nos voix ! Gardez l'œil sur la suite des évènements, on vous tiendra au courant !

 

À très bientot dans les pénates du bonheur ou ailleurs !

 

LE PROJET CONTINUE ET CONTINUERA ENCORE AU MOINS 12 ANS !

Chez Mimir, 11 avril 2011.

 

 

À Strasbourg, le squat Mimir balaie la menace d'expulsion de la mairie PS

 

Rue Prechter, jadis rue des Filles de joie, au cœur du quartier tradi-branché de la Krutenau, à Strasbourg. La menace d'expulsion ne plane plus sur la maison Mimir, un squat investi en janvier 2010 et accueilli initialement avec bienveillance par la mairie PS de Strasbourg.
Les sept occupants de la bâtisse appartenant à la ville, peuvent de nouveau penser à l'avenir de leur association. Avec une cinquantaine de membres, ils veillent à l'organisation de nombreuses activités culturelles à prix libre. Ils se chargent aussi d'aider les plus démunis comme les gens de la rue.

 

 

 

L'huissier, tout perdu dans le squat : «Il s'agit d'une expulsion»

 

Jeudi, vers 11 heures, un huissier est venu leur transmettre un commandement de quitter les lieux le mardi 12 avril. Jonathan, installé à la maison Mimir dès le début du projet, explique :

«L'huissier a débarqué en plein travaux pour construire la cuisine commune. Nous portions des masques et étions pleins de poussière. Au début, nous n'avons pas réalisé. Nous lui avons même dit de s'assoir et de prendre un café. Lui, il regardait à droite, à gauche et se demandait à qui il pouvait s'adresser. Et puis, il a fini par dire : “Il s'agit d'une expulsion.”»

 

Les occupants organisent aussitôt une riposte tranquille, hèlent la mairie à travers la presse locale, le tractage et les sympathisants, afin de renouer le dialogue. Celle-ci ne cède pas et entend régler des problèmes de voisinage.

 

Même menacée, Mimir accueille des SDF dans ses douches

 

Samedi après-midi, les amis de chez Mimir (les «amimirs» pour les initiés) se retrouvent dans la petite cour intérieure baignée par le soleil. Autour d'un café et d'une guitare, on ne parle que de la décision «soudaine» de la ville.

 

 

Plusieurs personnes rédigent des lettres, rassemblent les feuillets de pétition. D'autres partent acheter de la colle à tapisserie bon marché pour placarder des affiches. Certains habitants, plus anxieux que leurs colocataires, commencent à mettre certaines affaires à l'abri.

 

Mais il n'est pas question que Mimir ferme. «Même dehors, on continuera nos activités sociales, culturelles et solidaires», assure Renaud Tschudy, l'un des co-fondateurs du squat et porte-drapeau de la cause Mimir.

 

Alors, dans la maison de 600 m2, on continue d'accueillir quelques SDF venus prendre une douche, à repeindre les murs qui ont besoin d'un coup de neuf et à partager avec les visiteurs. Un vrai lieu «de passage et de philanthropie» aiment à dire les frères fondateurs. Renaud souligne :

«Chez Mimir, on a vu passer des bébés de quelques mois et notre plus vieux visiteur avait 88 ans. C'est un endroit plus ouvert que d'autres squats.»

 

«Pas besoin de pub, le bouche à oreille suffisait»

 

En un an, les initiateurs du projet n'en reviennent pas de leur réussite. Préférant le geste à la parole, des travailleurs sociaux et des anciens de la rue ouvrent le squat pour en faire une pépinière d'idées et un refuge.

 

Au terme «squat», «mal vu par les gens», ils préfèrent «maison» et choisissent Mimir, en référence au dieu de la sagesse dans la mythologie nordique. Christophe Grangirard, l'un des fondateurs, parti il y a un mois à Morlaix (Finistère) chercher du travail et rentré en urgence pour soutenir ses amis, raconte :

«Les gens aimaient bien dire “on va chez Mimir”, ça faisait convivial. Ils finissaient même par chercher qui était Mimir.»

 

L'association «a été victime de son succès», résume Renaud Tschudy. «C'est pour cela que l'on tenait à sa confidentialité. Pas besoin de pub, le bouche à oreille suffisait», ajoute-t-il.

 

Le collectif a démarré son activité sociale en octobre 2010 et accueilli 4000 personnes en un an. Jonathan poursuit :

«Au départ, on tâtonnait. Un jour un ami à cuisiné un mafé pour trente personnes afin de nous remercier. Quelques semaines plus tard, on organisait un repas hebdomadaire à prix libre. On accueillait plus de cinquante personnes à chaque fois.»

 

Ni concerts, ni travaux… et la Mairie revient sur sa décision

 

Tout au long du week-end, les élus locaux, leurs collaborateurs et des jeunes militants socialistes endimanchés, peu coutumiers des squats alternatifs et autogérés, défilent à la maison Mimir. Ils constatent, à la veille du conseil municipal à Strasbourg, l'urgence de la situation.

 

 

Face à la mobilisation croissante, l'adjoint au maire Philippe Bies propose une entrevue lundi après-midi. Les habitants espèrent faire valoir leur sérieux et leur motivation renforcée. Plusieurs dizaines d'«amimirs» les accompagnent en musique aux portes du centre administratif de la Communauté urbaine de Strasbourg.

 

À la sortie, c'est la liesse générale. Renaud Tscuhdy signale au mégaphone que la Mairie est revenue sur sa décision. Ils peuvent continuer d'occuper l'immeuble à condition de ne plus organiser de concerts ni réaliser de travaux.

 

Philippe Bies : «Il s'agissait de créer un électrochoc»

 

La ville s'engage en contrepartie à rénover les lieux et établir sur le long terme un bail. Une enveloppe de 15'000 euros s'apprête à être débloquée. Jérémy Marinello, l'un des habitants de la maison, s'exclame :

«On ne s'attendait pas à un tel retournement de situation. On pensait juste reprendre les discussions. Plusieurs d'entre nous sont sceptiques et attendent de voir un papier signé.»

 

Pour la Municipalité, ce contrat n'est pas un changement de position. «Il s'agissait de créer un électrochoc», estime Philippe Bies qui dit «avoir toujours cru en leur projet». Simple avertissement ou recul de la Mairie qui voulait éteindre une patate chaude, les amis de chez Mimir ne veulent pas se perdre en conjecture.

 

L'heure est avant tout au redéballage de cartons. «La démocratie, c'est exister et créer. Nous on ne demande justement qu'à exister et créer», insiste Renaud Tschudy qui repart célébrer la longue vie de Mimir avec ses colloc.

 

Pauline Croquet - Rue 89, 12 avril.

 

 

Strasbourg : Un nouvel accord entre les squatteurs de la maison Mimir et la Ville

 

À l'issue de leur rencontre avec l'adjoint au maire Philippe Bies lundi à 14h15, les occupants de la maison Mimir, derrière les Bains municipaux, ont passé un nouvel accord avec la Ville de Strasbourg. L'expulsion, dans l'immédiat, n'est plus à craindre.

 

 

Les occupants de la maison Mimir, un squat social et culturel alternatif au 18 rue Prechter, ont obtenu satisfaction. Mardi matin, à l'heure où ils devaient quitter les lieux selon un commandement d'expulsion, ils pourront reprendre leurs activités auprès des démunis et des gens de la rue. Lors d'un entretien avec l'adjoint au maire Philippe Bies, lundi après-midi, les sept habitants de la maison ont conclu un nouvel accord avec la Ville de Strasbourg propriétaire de la bâtisse. Ils peuvent continuer d'occuper l'immeuble à condition de ne plus organiser de concerts ni réaliser de travaux. La Mairie s'engage en contrepartie à rénover les lieux et établir sur le long terme un bail.

 

Aujourd'hui, lors du Conseil, les élus doivent décider de débloquer 15'000 euros pour réaliser les travaux au 18 rue Prechter. «Et dans la semaine, nous devrions signer un protocole avec engagement réciproque», a assuré Philippe Bies à l'issue de l'entrevue. «Si tout se résout d'ici cet été, ce sera parfait» a-t-il ajouté.

 

En parallèle, lundi après-midi, les membres du collectif se sont installés place de l'Étoile pour exposer au grand public leurs activités. Une cinquantaine d'amis de la Maison étaient présents pour soutenir les occupants. La sénatrice et conseillère municipale Fabienne Keller (UMP) est allée à leur rencontre pour assurer de son soutien. «L'expulsion n'est pas une réponse» a-t-elle déclaré devant un public plutôt frileux.

 

Après avoir investi en janvier 2010 l'immeuble de trois étages inoccupé depuis 11 ans, les fondateurs du projet Mimir avaient passé un accord oral avec la Ville de Strasbourg pour rester et faire vivre la structure. Suite à un litige avec le propriétaire public, les squatteurs avaient reçu un commandement de quitter les lieux le 12 avril. Les membres défendent un projet culturel et social auprès des personnes dans le besoin ou à la rue. En demandant l'expulsion, la Mairie, de son côté, entendait mettre fin aux problèmes de voisinage et «créer un électrochoc», selon Philippe Bies qui dit «avoir toujours cru en leur projet».

 

Le collectif Mimir a reçu énormément de marques de soutien durant ces quatre jours d'incertitude. Tout au long du week-end, les occupants de la maison, la cinquantaine de bénévoles de l'association et de nombreux amis de Mimir se sont mobilisés : tracts, affiches, discussion avec le voisinage mais aussi avec quelques élus ou proches collaborateurs. Les habitants du squat ont notamment reçu la visite d'élus Verts à la Mairie venus s'enquérir de la situation avant le Conseil municipal de lundi après-midi.

 

Pauline Croquet
Leur presse (Dernières Nouvelles d'Alsace), 11 avril.

 

 

Strasbourg : Menaces sur la maison Mimir

 

Un avis d'expulsion va entrer en vigueur ce soir à minuit.

 

 

Sous peine d'être expulsé, le collectif de la maison Mimir est sommé de mettre la clé sous la porte avant ce soir minuit. Il y a quelques semaines encore, la ville envisageait pourtant de signer un bail lui permettant d'utiliser légalement la bâtisse du 18, rue Prechter. Ses occupants, qui squattent depuis janvier 2010, l'ont transformé en un espace socioculturel autogéré, comprenant un bar et une bagagerie pour Sdf. Ils y organisent des cours de couture … des soirées et des concerts.

 

Quid des concerts ?

 

«Malgré un rappel à l'ordre en décembre, ils ont continué les concerts qu'on leur avait demandé d'arrêter, explique Philippe Bies, l'adjoint au maire (PS) chargé du dossier. En outre, ils ont commencé des travaux alors qu'on leur avait dit de ne rien faire tant qu'un permis n'était pas déposé. Nous avons tenu nos engagements, pas eux. Nous étions prêts à travailler avec des gens responsables, pas avec des rigolos.»

 

Sur la question des travaux, Jérémy, membre du collectif, est perplexe. «J'ai jamais entendu parler d'interdiction, dit-il. Et puis, nous n'avons pas entrepris des travaux lourds mais des petites rénovations esthétiques.» S'il reconnaît qu'ils se sont «un peu égarés» pour les concerts, selon lui, aucune fête «ouverte au public» n'a été organisée depuis le 7 janvier. Déplorant «un manque de dialogue avec la mairie», le collectif refuse l'idée de quitter la maison qui a «surtout une vocation sociale». Il appelle à renouer les discussions avec la ville et à un rassemblement parc de l'Étoile, sous les fenêtres de la CUS, cet après-midi.

 

Leur presse (Philippe Wendling,
20 Minutes), 11 avril.

 


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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 08:58

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À Athènes, le 17 décembre 2008, le démos insurgé réveillait l’antique esprit de l’Acropole.

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