Grèce générale

Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 14:29
Major events occurring at this time in the center of Thessaloniki and in particular Aristotle Square

People cut off from the planned path threw Molotov bombs at roadblocks setup by the police which responded by throwing teargas, making the surrounding atmosphere suffocating.

A little earlier, unknown people set fire to the Starbucks of Kamara, limited following direct intervention by the fire brigade.

They then burned rubbish along the Via Egnatia and smashed shop windows around the church area.

Traffic is stopped, and remains closed at Tsimiski. Diversion of vehicles
from the new City Hall and Velideio.

Act For Freedom, December 6th, 2009, 15:03.
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 02:43
Ce soir, la démocratie a fait 162 prisonniers ; demain est notre jour : manifestations dans vingt villes à travers tout le pays
Sur les 162 personnes arrêtées, 75 ont été inculpées et passeront devant le procureur demain. [2h30]


Le commissariat de Zografou (Athènes) attaqué cette nuit à coups de cocktails Molotov


Déclaration de l’école Polytechnique occupée à Athènes


Un an après l’assassinat d’Alexandros Grigoropoulos par l’État grec, l’armée d’occupation du régime essaie de contrôler chaque coin de rue.

Les assassins armés ont envahi le squat autogéré Resalto et la mairie du quartier de Keratsini occupée suite à l’entrée des flics dans le squat. Ils ont isolé les espaces de lutte politique et sociale, ils ont encerclé le quartier d’Exarchia et l’école Polytechnique, en procédant à un grand nombre d’interpellations et d’arrestations (pour des contrôles d’identité et certains avec des chefs d’inculpation) et cela continue en ce moment.

Les pantins du régime, les médias, reproduisent la propagande d’État en créant un climat de terreur.

Un an après la révolte sociale de décembre, le système de l’oppression et de l’exploitation tente à nouveau de regagner du terrain. Il tente d’imposer un état d’urgence afin de museler la rage populaire et d’imposer un silence de cimetière dans la société.

Prenant acte que la ville est sous occupation, nous occupons l’école Polytechnique.

Nous appelons chacun qui résiste à continuer la lutte par tous les moyens.
Nous tenons cet espace et nous déclarons notre solidarité à tous ceux qui subissent la répression d’État.
Nous exigeons la libération immédiate de tous les interpellés et des inculpés.
Tous dans la rue demain
dimanche 6 décembre à Propylea, 13h30.
On n’oublie pas,
On ne pardonne pas,
Tout continue.


Occupation de l’école Polytechnique d’Athènes, 6 décembre 2009
Indymedia Nantes / After The Greek Riots.


Affaire Grigoropoulos/anniversaire : plus de 150 arrestations préventives

La police grecque a arrêté samedi plus de 150 personnes, dont cinq Italiens, à la veille des manifestations prévues pour marquer le premier anniversaire de la mort d’un adolescent tué par un policier à Athènes, a-t-on indiqué vendredi de source policière.

La mort d’Alexis Grigoropoulos, 15 ans, avait déclenché l’hiver dernier des violences urbaines inédites dans le pays, radicalisant une frange de la mouvance contestataire.

Un groupe de 12 militants anarchistes présumés, dont cinq Italiens, quatre hommes et une femme, et trois Albanais, ont été arrêtés à Athènes après que deux voitures ont été incendiées dans le quartier central d’Exarchia, où avait été tué Alexis Grigoropoulos le 6 décembre 2008, selon la source policière.

81 autres militants présumés ont également été interpellés pour être interrogés, a-t-elle ajouté.

Vingt autres ont été arrêtés dans un repaire anarchiste présumé à Keratsini, une ville proche de la capitale, où les policiers ont trouvé deux bidons d’essence, des masses et 13 masques à gaz, selon la source policière.

«Les opérations de recherches ont confirmé de premières informations indiquent que ce lieu était utilisé pour fabriquer des explosifs et lancer des attaques», a déclaré la police dans un communiqué.

41 autres militants anarchistes présumés qui avaient brièvement occupé la mairie de la ville ont également été arrêtés après que la police a donné l’assaut sur le bâtiment.

À Athènes, quelque 6000 policiers doivent encadrer des manifestations prévues dimanche et lundi, organisées par des coordinations étudiantes et lycéennes, des organisations de gauche et des syndicats.

Des milliers de personnes, dont certains venus spécialement de l’étranger, sont attendues dans les rues d’Athènes dimanche, selon les médias locaux. La manifestation est prévue à l’issue d’une cérémonie religieuse organisée sur la tombe d’Alexis Grigoropoulos à Palio Faliro, une banlieue de la capitale.

Près de 500 personnes ont participé samedi soir à une première manifestation à Thessalonique (nord), selon la police locale.

Vendredi, des syndicats d’enseignants avaient indiqué que des dizaines d’universités et lycées étaient occupés par étudiants et élèves pour marquer cet anniversaire.

Des forces seront déployées dans toutes les grandes villes et l’ensemble du personnel sera en état d’alerte, selon une source policière. Le gouvernement socialiste a aussi demandé aux partis d’opposition de contrôler leurs mouvements de jeunesse.

«J’espère que la mémoire d’Alexis sera honorée pacifiquement, c’est le moins que nous lui devons», a déclaré le chef de l’État, Carolos Papoulias, dans un message vendredi. «Nous ne tolérerons pas de violence», a pour sa part lancé le vice-Premier ministre, Théodore Pangalos.

Placé en détention provisoire, le policier auteur des tirs fatals à Alexis Grigoropoulos doit être jugé à partir du 20 janvier 2010 pour homicide volontaire.

Leur presse (AFP), 5 décembre 2009.




Week-end sous haute tension à Exarcheia, à l
occasion de lanniversaire des émeutes de décembre 2008

Le ministre de la Protection du citoyen, Michalis Chryssochoïdis, a eu vendredi des rencontres avec le président de la République, Carolos Papoulias, le premier ministre, Georges Papandréou, et informé également les chefs des partis représentés au Parlement et les euro-députés, afin de demander un front social uni contre toutes violences qui pourraient avoir lieu lundi 7 décembre, au lendemain du jour anniversaire de la mort du jeune Alexis Grigoropoulos, victime dune bavure policière au centre dAthènes.

M. Chryssochoïdis a parlé à cette occasion d
un front social uni contre la violence, qui éviterait les actes de vandalisme de la part de «groupes marginaux», en reconnaissant que «un jeune de 16 ans a été assassiné par un policier en service dans le centre dAthènes, un cas extrême de violence policière», ce qui a eu pour effet, a-t-il rappelé, de marquer la marche du pays, de blesser la confiance des citoyens, la capacité de l’État de leur assurer sécurité et droits, les jeunes descendant dans la rue pour exprimer leur fureur et leur colère.

Mais en même temps, a encore ajouté le ministre, ce fut l
occasion de manifester contre ce qui avait fait de la Grèce la lanterne-rouge de lEurope, à savoir la corruption et les scandales, les conditions moyenâgeuses de travail, labandon de léducation.

Par contre, le ministre a été extrêmement ferme contre «ceux qui ont investi dans la démolition de l
’État durant cette période, ceux qui à travers les protestations des citoyens ont trouvé loccasion et lalibi idéologique dinvestir dans la sous-culture de la violence et du vandalisme et qui ont pillé Athènes et dautres villes».

«Nous ne tolèrerons pas la répétition d
une mise en scène de terreur dans les villes. Nous ne livrerons pas Athènes à des vandalismes. Nous ne permettrons pas lexploitation de la mémoire dAlexis, mort sans raison. Nous sommes ici, a insisté M. Chryssochoïdis, non pas pour faire un compromis avec la violence et lanomie, mais pour encourager les luttes et le pari des jeunes de revendiquer de meilleures conditions de vie, en isolant les groupes marginaux qui veulent créer des zones interdites et des ghettos.»

Le président de la République, Carolos Papoulias, a adressé un message pour espérer que les commémorations pour Alexis Grigoropoulos se déroulent pacifiquement, exprimant une nouvelle fois sa sympathie à la famille et aux proches, et sa confiance en la jeunesse.

Au Parlement vendredi, le vice-premier ministre, Théodore Pangalos, répondant à une question du président du LAOS, Georges Karadzaferis, inquiet à l
éventualité dincidents graves au cours de la manifestation, comme cela avait été le cas pendant plusieurs jours lan dernier, et se basant sur des informations de presse que des groupes anti-pouvoir étrangers viennent en Grèce, a déclaré que «le gouvernement nacceptera pas la violence et lillégalité, la destruction de biens, la violence contre des citoyens qui ne souhaitent pas s’impliquer dans les intentions de quiconque», informant de la mise en place dun plan et des préparatifs des forces de lordre, analogue à celui de la manifestation du 17 novembre commémorant le soulèvement étudiant à Polytechnique.

Par ailleurs, l
Union des fonctionnaires (ADEDY) a annoncé vendredi un arrêt de travail lundi 7 décembre à partir de 12 heures, afin daider les fonctionnaires à prendre part à la manifestation en souvenir de la mort dAlexis Grigoropoulos.

Vendredi encore, des élèves des établissements de Halandri (grande banlieue d
Athènes) se sont rassemblés pour manifester et se rendre au commissariat de police de la région, où un nombre de 80 personnes restait sur place jusquen début daprès-midi.

La pacification de la commémoration se fait au prix de 10'000 policiers déployés pour encadrer les diverses manifestations. 50 facultés et près des 400 lycées, notamment à Athènes et Thessalonique, restaient toutefois occupées samedi matin et on ignore si les occupants vont libérer les lieux lundi à la fin des manifestations. Un cinéma est occupé au centre de Thessalonique. Des épisodes entre la police et un goupe de 150 manifestants de la mouvance «anti-pouvoir» ont eu lieu à Corinthe vendredi en début de soirée. Deux policiers ont été blessés lorsque leur patrouille a été prise à partie vendredi midi par des bandes de vingt personnes dans le quartier d
Exarcheia au centre dAthènes.

En justifiant les manifestations qui avaient dégénéré l
année dernière, le gouvernement espère lapaisement des jeunes, mais en qualifiant dassassinat laccident dune bavure policière il renforce le caractère symbolique des commémorations au risque dinstaurer, de fait, une deuxième «fête nationale» trouble à trois semaines décart de celle du «17 novembre», date anniversaire du soulèvement des étudiants de Polytechnique contre la dictature en 1974. Lhiver athénien risque dêtre «chaud» pour quelques années encore !

Leur presse (Info-Grèce), 5 décembre.




Grèce : les émeutes un an après

Il y a un an, le jeune Alexis Grigoropoulos tombait sous les balles d’un policier lors des émeutes qui ont secoué la Grèce. Des manifestations commémoratives placées sous haut contrôle policier se déroulent tout ce week-end dans toute la Grèce.

Des mouvements et des rassemblements ont commencé dès vendredi dans toute la Grèce, et dureront jusqu’à lundi. Ils sont à l’initiative d’élèves, d’étudiants, d’enseignants, de syndicats, et sont organisés pour commémorer la mort du jeune Alexis Grigoropoulos il y a un an, à Exarcheia, dans le centre d’Athènes, sous les balles d’un policier.

Des dizaines de facultés universitaires sont occupées jusqu’à lundi pour permettre aux étudiants de participer aux manifestations. Samedi, des rassemblements de lycéens et d’étudiants sont prévus dans des quartiers d’Athènes.

Dimanche, une marche est prévue au centre d’Athènes à 13 heures, avec la participation d’étudiants, à l’appel d’organisations de gauche. De semblables marches seront organisées à la même heure dans plusieurs villes du pays.

Les manifestations à la mémoire d’Alexis Grigoropoulos se termineront lundi avec celle à Athènes qui rassemblera tout le milieu enseignant.

Le syndicat des employés des administrations publiques a décidé d’un arrêt de travail pour lundi, de midi à la fin de la journée, afin de permettre aux employés du public de prendre part à la manifestation.

Par ailleurs, le ministre de la Sécurité du citoyen a envoyé ce message : «Nous ne livrerons pas Athènes à des groupes marginaux qui veulent vandaliser la ville et qui veulent fêter leur propre commémoration. Nous ne tolérerons pas la répétition de scènes de terreur dans la ville. Nous ne les laisserons pas exploiter la mémoire du jeune Alexis, mort injustement.»

La police grecque craint la présence, dans les cortèges de manifestants, d’éléments «durs» du mouvement anticapitaliste, venus de Belgique, d’Italie, d’Espagne et de Serbie sur invitation de manifestants grecs.

10'000 policiers sont prêts à intervenir dans la capitale grecque. En cas de besoin, un plan d’intervention avec le déploiement de forces supplémentaires et l’envoi de renforts depuis la province a été prévu.

Leur presse (Ta Nea, traduite par Laurelou Piguet
pour le Courrier des Balkans
), 4 décembre.
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 12:44
Grèce : déploiement policier à Athènes, un an après les émeutes dans le pays

Plus de 6000 policiers seront déployés à Athènes ce week-end à l’occasion du premier anniversaire de la mort dun adolescent tué par la police, dont le décès avait déclenché les pires émeutes que la Grèce ait connues depuis des décennies.

Les troubles avaient duré plus de quinze jours l
an dernier après la mort dAlexandros Grigoropoulos, âgé de 15 ans. Des magasins avaient été endommagés et pillés à Athènes. La Grèce redoute de nouveaux incidents ce week-end alors que le pays est confronté à une montée de la violence de groupes dextrême gauche.

Le président grec Karolos Papoulias a appelé au calme vendredi. «Le meurtre dAlexis Grigoropoulos a été non seulement un acte haineux, mais aussi une leçon pour nous tous (…) une obligation de tenter de garantir une société plus juste pour notre jeune génération», a-t-il déclaré. Et dajouter : «Jespère que le souvenir dAlexis sera honoré pacifiquement parce que cest le minimum que nous devons (à sa famille).»

De petites manifestations ont été signalées vendredi. Des groupes dadolescents ont bloqué deux routes au nord de la capitale et une patrouille de police a été attaquée par une quarantaine de jeunes dans le centre dAthènes, blessant légèrement deux policiers, selon les forces de lordre.

Une manifestation est prévue dimanche pour marquer l
anniversaire de la mort dAlexandros Grigoropoulos. Jusquà 6500 policiers seront en service de samedi à lundi, selon les autorités. «Nous ne tolérerons pas le désordre ni les attaques contre des citoyens innocents», a prévenu le vice-Premier ministre Theodoros Pangolos. «Le gouvernement ne tolérera pas la violence ni le vandalisme.»

Deux policiers ont été inculpés de meurtre et tentative de meurtre pour la mort de l
adolescent. Ils doivent être jugés à partir du 20 janvier.

Leur presse (AP), 4 décembre 2009.




(…)
On Thursday police fired teargas at around 100 students trying to occupy the Economics faculty to mark the death of 15-year-old Alexis Grigoropoulos on December 6 last year.

Staff unions said that students had staged occupations at dozens of universities and schools across Greece on Friday. (…)
Their press (Javno), December 4th.




Attacks against police in Athens in defiance to PM’s plea for calm

Attacks against the police marked Friday 4/12 despite the Prime Minister’s public plea for calm. The tension in the capital city of Greece is high with more than 400 high-schools and 30 universities occupied across the country.

The greek Prime Minister’s public plea for calm in the light of the first anniversary of Alexandros Grigoropoulos murder and the subsequent uprising last year was nullified today as the police was attacked three times in a few hours in the city of Athens.

Minutes after 12:00 at noon two police patrols were attacked simultaneously in Exarcheia, the radical enclave of the greek capital. Radicals attacked the police with sticks and caused serious injuries to the officers, two of which have been hospitalised, one in bad condition. Following the attack strong riot police forces surrounded the area and several people have been detained but are being currently released.

Two hours later high-school pupils formed a march in the northern suburb of Chalandri to commemorate the assassination of 15 year old Alexandros by cops last year, the first of its kind two days before the actual anniversary. The pupils marched to the local police station and attacked it with rocks and oranges. During the melee two banks were also attacked. There have been no arrests or detentions.

The anti-police attacks come to add to the electrified climate in Greece where at the moment 400 high-schools and more than 30 universities are under occupation. The government has announced a zero tolerance plan, claiming that although the assassination has “scarred the collective memory” of the people, it will not allow Athens to be destroyed again. Friday’s session in parliament devolved into a brawl between parties concerning the measures taken and last December’s uprising, amidst scaremongering by the extreme-right that “thousands of foreign anarchists” are flooding the country with sinister intentions. On a more calm note, the President of the Republic has declared the state “guilty towards the youth”, urging once again for peace and reconciliation.

1st Update: Forgot to mention that the previous night 50 radicals occupied the TV station of the local channel of Ioannina city during its main news broadcast. The radicals left after the channel broadcasted a 20 minute video on the December Uprising.

2nd Update: Riots broke out on Friday night in the city of Corinth. Around 300 high-school pupils formed a march in memory of Alexandros Grigoropoulos in the centre of the city and attacked the central police station. The main branch of the national bank of Greece and one more bank are reported to have been smashed and torched, while riot police men guarding the police headquarters were attacked with Molotov cocktails and abandoned their positions. One person is reported arrested.

Libcom, December 4th.


Tension in Greece before critical weekend

Strikes, marches, blockades, occupations and nights of fire are setting the climate before the critical weekend of the first anniversary of Alexandros Grigoropoulos murder.

Political and social tension is rising across Greece before the critical weekend (Saturday 5- Monday 7) that marks the first year anniversary of the assassination of Alexandros Grigoropoulos and the subsequent December Uprising.

On the labour front, a series of sectors are restless. On Monday 30/11 Athens saw a demo of hospital doctors who went on a 24h strike in front of the Evangelismos hospital. At the same time nurses of the Agia Eleni hospital have occupied the management offices of the hospital demanding that employed nurses are removed from office work and placed only in medical care. On the telecom front, the workers of Wind have called another 24h strike for Thursday 3/12 in response to the forced “voluntary exit” of 200 workers. At the same time archaeologists employed by the Ministry of Culture have called a 48h strike for Wednesday and Thursday demanding immediate payment of all salaries. The archaeologists gathered in front of the Archaeological Museum of Athens and marched to the Ministry. On the heavy industry side, steel workers have called a 24h strike in protest to the layoff of 16 workers at the National Steelworks. The workers have gathered in front of the main factory of the industry and are closing on and off the national highway south of Athens. On the public sector on Wednesday 2/12 stage workers of the municipality of Salonica have blockaded the municipal headquarters disallowing all citizens and employers to enter the premises. The workers are demanding the revision of the new government’s plans regarding the integration of stage workers to permanent employment. On the farming side of things, peach producers have been blockading the Egnatia national highway, halting all traffic from Salonica west, demanding that the Ministry of Agriculture fix a universal price for their products.

Finally a striking event much discussed even in the mainstream media is an acid attack against the car of a cleaner, Venetia Monalopoulou, contracted to the Airport of Salonica. The cleaner is a leading syndicalist playing an important role in the efforts to built a united autonomous union front of cleaners on the model put forward by K. Kouneva, the Athens cleaner who is still in hospital a year after an assassination attempt against her with sulphuric acid. The latest attack came during an assembly of the cleaners and has been condemned by the cleaners as “boss terrorism”.

On the student front, a protest march took to the streets of Athens amongst piles of ungathered garbage due to a blockade of the Fylis refuse dump by locals. The students protested the closure of their schools by a collaboration if rectorial and police authorities during the 36th anniversary of the November 17 Uprising last month. A similar protest march took to the streets of the city of Volos on Tuesday 1/12. At the same time workers of the University of the Peloponese who have been occupying the rectorial headquarters of their university moved on Wednesday 2/12 to blockade the main Corinthian highway, thus putting all southbound circulation in the peninsula to a halt.

On the anti-repression front, as the trial of the imprisoned anarchist Ilias Nikolaoy started on Wednesday morning under draconian police presence, a big motorised protest march took to the prisons of Diavata the previous night. At the same time a big protest march took to the streets of Salonica on Monday 30/12 protesting against the para-state bomb attack against the Bueno Ventura antiauthoritarian social centre last week. A day earlier another anti-repression protest march took to the streets of Petralona in Athens against the petrol bomb attack against the house of a member of the Revolutionary Workers Party who is actively involved in the anti-gentrification movement in the area. At the same time two new squats have appeared in the archipelagos of social antagonism: on in Exarcheia and on in Corfu. The latter has been receiving pressure of eviction by local cops.

Finally the already tense social and political climate has been punctuated by a series of attacks against state and capitalist targets throughout the country. The latest of these was Tuesday night’s blitz Molotov attack against the commercial centre of Kaisariani, an eastern suburb of Athens, targetting mainly banks. In Salonica, a series of attacks against houses of policemen, judges and newspaper managers with small range explosive devices has been claimed by a the urban guerrilla group Convention of Anomics/ Ministers of Erebus.

Update: The plot thickened on Thursday with more strikes in Greece: the street-cleaners working for the municipality of Athens started a 48h strike; the forest fire-fighters have formed a demo outside the ministry of order blocking Katehaki avenue; municipal workers across the country have gone on a 24h strike and a demo has been formed outside the ministry of Interior; workers of the Athens Opera are holding an assembly in a central theater of the city and have announced a march towards the ministry of Culture for the early afternoon; road assistance drivers have lined their vehicles along Mesogeion avenue threatening to blockade the main centre-east traffic artery if their contract demands with the ministry of Transport are not immediately accepted; the strike of archaeologists continues.
On the student front, Thursday found several universities across the country have been occupied by students meaning to keep them open and under occupation throughout the anniversary of Alexandros Grigoropoulos assassination. The move comes in defiance to rectorial agreements with the police to impose a lock-out in the institutions. At the moment of writing such a lock-out has been attempted at ASOE, the Athens School of Economics (whose occupation played a pivotal role in last year’s uprising). The lock-out has been imposed on a pretext of swine flu emergency, something rendered even more ridiculous by the strong presence of riot police along its gates. Students are currently challenging the lock-out and confronting the flu-immune pigs.

2nd Update: The stand-off between students and riot police at the gates of the locked-out Athens School of Economics turned into violent clashes on Thursday noon which. The clashes that closed off Patision avenue forced the riot police to retreat and leave the university open. The planned general assembly of the students this afternoon is expected to decide the occupation of the building during the days commemorating Alexandros Grigoropoulos murder. At a TV appeal the Prime Minster pleaded for calm and called the citizens of Greece to honour the memory of the assassinated youth. The students have condemned the rectorial authorities of ASOE for breaching the academic asylum as protected by the constitution.
At the moment 9 universities across the country have been occupied by students.

A final update for the day: Thursday closed with a thousand strong anarchist protest march in solidarity to the imprisoned anarchist bank robber and prison abolition activist Yannis Dimitrakis whose brutalisation by screws had led to a cross-country prison uprising in 2007. The march was surrounded by strong police forces forming a pi around the march in a manner that has not been attempted for many years. Despite the provocative presence of the police, the march reached its end at the Law School in high spirits, chanting slogans like “In Greece, Turkey and Macedonia the enemy is in the banks and the ministries” and “The passion for freedom is stronger than all the cells”. Soon clashes developed around the occupied Law School in the centre of the city. Bourgeois media report several people detained during the clashes with the atmosphere around the Law School filled with tear gas and two people wounded by the cops.
On the legal front, the court in Salonica has found Ilias Nikolaou guilty of crimes related to possession and use of explosives (gas canisters) and has condemned him to 7,5 years of imprisonment. At the same time, the odyssey of the accused under the Revolutionary People’s Struggle (ELA) case who have been dragged from court to court since 2002 came to an end today with their being found not-guilty for all crimes accused. The court decision comes as a blow to the Minister of Public Order who claims he “has eradicated ELA”, the mass urban guerrilla group of the 1970s greek autonomia which disbanded itself in 1995. All the accused have denied their involvement in ELA, apart from Mr Tsigaridas who has claimed political responsibility for the group, a political statement that was recognised as not evidence of guilt by the court. The court ruling has a final character.

Libcom, December 2nd & 3rd.


Court overturns terrorism convictions of 3 Greeks

An appeals court on Thursday overturned the convictions of three Greeks who had been found guilty of belonging to a far-left terrorist group that was blamed for dozens of attacks on American targets.

Overall, the group Revolutionary Popular Struggle had been blamed for two murders and scores of murder attempts and bombings between 1975 and 1995.

Citing insufficient evidence, the five appeals court judges overturned a 2004 verdict which had convicted Christos Tsigaridas, 68; Irene Athanasaki, 55; and Angeletos Kanas, 58, of membership in a terrorist organization and sentenced each of them to 25 years in prison.

A fourth suspect, 58-year-old Costas Agipiou, died of cancer during the 13-month appeal, which was conducted inside the maximum security wing of an Athens prison.

Revolutionary Popular Struggle — known by the Greek-language abbreviation ELA — was one of the main militant groups that emerged following a 1967-74 military dictatorship in Greece, which received support from the United States.

ELA was seen as the forerunner of several other extremist organizations, including newer groups that have stepped up bombings and shooting attacks this year.


Before it disbanded in 1995, ELA frequently aimed its attacks at American targets in Greece, mostly in the early 1980s. They included the bombing of the U.S. ambassador’s residence, embassy vehicles, as well as branches of American banks and companies.


The four suspected ELA members were arrested during a security crackdown ahead of the 2004 Olympics in Athens.


The original convictions hinged on testimony given by the ex-wife of one suspect. But the credibility of that testimony was treated with greater skepticism at the appeal.


Their press (AP), December 3rd.
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 08:07


Le 9 décembre aura lieu de procès en appel contre l’anarchiste Giannis Dimitrakis, arrêté en janvier 2006 suite à un braquage dans le centre d’Athènes. Il a été condamné en première instance à 35 années de prison. Trois autres compagnons sont recherchés dans le cadre de ce braquage : Simos Seisidis, Marios Seisidis et Grigoris Tsironis. Il y a environ un mois, l’État grec et les médias ont offert une prime de 600.000 euros afin d’obtenir des infos sur eux permettant la capture de ces trois compagnons dans la nature.


Vers janvier 2010 se tiendra le procès contre les anarchistes Polikarpos Georgiadis et Vangelis Hrisohoidis, arrêtés en août 2008 suite à la séquestration de l’industriel Mylonas. Dans le même procès se trouvera, par coutumace, le célèbre braqueur Vasilis Peleokostas, évadé par hélicoptère de la prison de Korydallos il y a quelques mois.


Enfin, le compagnon Ilias Nikolau passera en procès le 2 décembre à Thessalonique. Il a été arrêté le 13 janvier 2009, accusé d’avoir placé l’engin artisanal qui a explosé devant le commissariat d’Evosmos cette nuit-là.


Brèves du désordre, 30 novembre 2009.
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 19:11

La répression massive lors du 36e anniversaire du soulèvement étudiant de 1973 à Athènes a été suivie de réactions multiples des étudiant-e-s, des élèves et même de certains recteurs. En attendant, la farce de la lutte anti-guérilla s’est une fois de plus ridiculisée lorsque la dernière fille arrêtée fut relâchée par manque de preuves.

Au lendemain de la répression de masse, qui a vu l’arrestation de 277 personnes rien que pour Athènes, et l’arrestation de 13 autres dans tout le reste du pays, la réaction à cette répression s’est exprimé le 18 novembre.

Tôt dans la matinée, les élèves d’un lycée (à Exarcheia) se sont réunis devant le tribunal où 9 prisonnier-e-s sont enfermé-e-s. La vue de quelques centaines d’adolescent-e-s agé-e-s de 14 à 17 ans scandant des slogans entouré-e-s par la police anti-émeute a porté un coup à l’image du gouvernement. Les élèves se sont rassemblés devant le palais de justice où leurs camarades ont été interrogés. Dans le même temps un groupe d’anarchistes, en solidarité avec les 9 et la jeune fille accusée d’appartenir à la «conspiration des cellules de feu», sont venus manifester devant le palais de justice. La situation a évolué jusqu’à l’affrontement avec les forces de police quelques heures après que Antigone, la jeune fille de 22 ans, ait été finalement relâchée. Ce qui avait été présenté comme une victoire du ministère de l’Ordre public s’est finalement effondrée lorsqu’il est apparu que le seul élément de preuve contre Antigone était une empreinte digitale retrouvée sur un verre. Cette preuve n’a pas été jugée suffisante par le tribunal. De plus, elle était accusée d’avoir pris part à une attaque à la bombe au moment même où elle était assise dans une classe d’école pour un examen ! Jusqu’au moment de la rédaction de cet article il n’est pas encore certain que les 9 arrêtés de la nuit du mardi au mercredi dernier resteront en détention jusqu’à leur procès, mais cette possibilité est peu probable étant donné qu’ils sont presque tous mineurs. À noter qu’il y a des témoignages dénonçant les brutalités policières lors des arrestations.

Entre-temps, les étudiant-e-s de l’Université des Sciences Sociales d’Athènes (Pantheios) ont occupé le siège rectoral de leur école comme une réponse à la collaboration du recteur avec la police. Une collaboration qui avait conduit à la fermeture de l’école pendant 4 jours pour l’anniversaire du soulèvement étudiant de 1973. Voici le communiqué des occupant-e-s :
«La junte n’a pas pris fin en 1973. Le syndicat étudiant de Panteios avait prévu une assemblée générale pour le vendredi 13 novembre. Le recteur de notre école, Tsiris, sous la menace du ministère “pour la protection des citoyens” a décidé de fermer l’école, conduisant à l’annulation des cours et interdisant l’assemblée générale. Quel genre de démocratie nous prêchent-ils ? et où est l’autonomie des universités lorsque les décisions du recteur lui sont soufflées par la police ? Vendredi matin, Panteios a été encerclé par la police, interdisant ainsi l’accès des étudiant-e-s à leur école. Tsiris, avec l’aide du DAP et du PASP (conservateurs et socialistes) ont tenté de proclamer le dogme Chrisochoidis à l’intérieur de l’université et ce de la manière la plus brutale. Ils semblent terrifiés à l’idée d’une nouvelle mobilisation étudiante, voilà pourquoi toute cette répression. 36 ans après l’invasion de l’école Polytechnique par les chars, la répression reste la même. Autrefois elle était le produit de l’armée de la dictature, aujourd’hui elle est celle de la police de la démocratie. Mais la répression ne restera pas sans réponse. Nous occupons le siège du recteur de Panteios, et nous l’accusons de collaboration avec la police.»

À Polytechnique, c’est un tout autre drame politique qui se joue. Le recteur et les trois sous-recteurs de l’école ont présenté leur démission en signe de protestation suite aux persécutions qui leur a été faites en permettant l’accès du site Indymedia Athènes sur son serveur. La persécution touche également le ministère de l’Éducation qui se lave les mains en faisant valoir la liberté d’expression. L’annonce du mandat du recteur est ainsi libellé : «Une fois encore l’école Polytechnique est au centre d’attaques coordonnées pour avoir supporter le fardeau du plus haut principe : le libre échange des idées. Cette fois l’attaque a été portée par des questions au parlement (notamment par le LAOS) durant la période pré-électorale. Ces questions ont activé une série d’interventions de la Société nationale des télécommunications (OTE) qui ont pour résultat la persécution des autorités du rectorat par l’État pour manquement au devoir et pour l’encouragement de la tolérance (…) L’école Polytechnique est la seule qui peut décider de ce qui sert à “des fins éducatives et de recherche”. Élle ne recours par à la censure préventive ou répressive quel que soit le fossé idéologique et politique qui pourrait nous séparer des avis exprimés sur les sites comme Indymedia Athènes.»

La direction du recteur de l’école Polytechnique a été dénoncée pour son mépris par le parti fasciste au Parlement (LAOS). M. Polyzos, sous-recteur de l’école accuse le gouvernement pour sa politique fasciste envers Indymedia, une politique dictée par le LAOS.

En attendant les procès d’une personne arrêtée à Salonique et de quatre personnes arrêtées dans Irakleio lors des affrontements de cette semaine ont été reportés à vndredi. Les avocats font valoir que plusieurs des personnes arrêtées dans Irakleio sont sérieusement blessées au visage en raison de la brutalité policière.

Enfin dans un communiqué au journal Pontiki, la Lutte révolutionnaire a annoncé qu’elle n’est pas liée à l’attaque contre le poste de police d’Agia Paraskevi, ni avec les «voleurs en noir», un groupe supposé anarchiste de voleurs de banque, fabriqué comme tel par les médias, pour lesquels trois anarchistes sont recherchés et ont un mandat de 600.000 euros sur leur tête.

Bellaciao, 19 novembre 2009.
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 15:44
Grèce : Trois recteurs d’une université poursuivis pour un site internet suspect
   
La justice grecque a ouvert des poursuites pénales contre le recteur et les deux vice-recteurs de l’École polytechnique dAthènes, accusés de permettre le fonctionnement dun site «suspect» via le serveur de cet établissement, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Les trois professeurs ont été poursuivis pour «manquement au devoir» car ils permettent le fonctionnement du site Indymedia, un site d
information alternative, qui avait à plusieurs reprises publié les textes de revendication des attentats du groupe anarchiste grec «Conspiration des cellules de feu».

Le parquet d
Athènes a convoqué ces trois responsables pour déposer prochainement devant un juge dinstruction.


Le recteur de l
’École polytechnique dAthènes, Kostas Moutzouris, a fortement réagi après ces poursuites pénales et déclaré quil allait «résister à toute tentative de répression des idées» et du droit à la liberté dexpression.

Le dernier texte du groupe «Conspiration des cellules de feu», qui avait été publié lundi dernier sur Indymedia, concerne un attentat à la bombe perpétré le 13 novembre contre le domicile à Athènes d
un député de la majorité socialiste.

Ce groupe a multiplié ses attentats depuis les troubles urbains de décembre 2008, déclenchés par la mort d
un adolescent tué par un policier dans la région dAthènes. Ses actes, qui nont pas fait de victimes, visent surtout des domiciles de personnalités et des bâtiments publics.

Leur presse (AFP), 18 novembre 2009.
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 06:45
Treize policiers blessés dans des heurts à Athènes

Treize policiers ont été blessés dans des affrontements avec des centaines de jeunes manifestants mardi à Athènes, annonce la police grecque. Plus de 200 manifestants ont été interpellés.

Les heurts ont éclaté à l’issue d
une manifestation pour le 36e anniversaire du soulèvement étudiant de 1973, durement réprimé par la junte militaire alors au pouvoir.

Quelque 12.000 personnes avaient auparavant défilé dans le calme en direction de l
ambassade des États-Unis pour marquer cet anniversaire.

Les émeutiers, entre 200 et 400 jeunes se réclamant de la mouvance anarchiste, ont lancé des pierres sur les forces de l
ordre, mis le feu à des poubelles et endommagé plusieurs voitures sur lavenue Alexandras, dans le centre de la capitale.

«Pendant les affrontements, 13 policiers ont été blessés, l
un grièvement, et des centaines de jeunes ont été interpellés», a déclaré un responsable de la police qui na pas fait état de blessés parmi les manifestants.

La répression qui avait suivi en 1973 le soulèvement de l
université polytechnique dAthènes avait fait des dizaines de morts, le régime des colonels ayant envoyé les chars dans les rues.

Leur presse (Reuters), 17 novembre 2009.



Athènes sous surveillance pour commémorer la révolte de 1973

Des dizaines de milliers de manifestants ont marché mardi dans le centre dAthènes jusquà lambassade des États-Unis pour marquer le 36e anniversaire du soulèvement des étudiants contre la dictature des colonels (1967-74), soutenue par les Américains.

Quelque 6.500 policiers avaient été mobilisés pour encadrer cette marche qui a lieu chaque année et pour empêcher les incidents fréquemment provoqués en marge du défilé par la mouvance anarchiste locale.

Des échauffourées se sont produites à la fin de la manifestation sur une grande avenue de la capitale entre groupes de jeunes qui jetaient des pierres et forces de l
ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène. La police a procédé à plus de 200 interpellations. Trois policiers ont été blessés.

Cette commémoration constituait un test avant le premier anniversaire le 6 décembre de la mort d
un adolescent tué par la police, qui avait déclenché une vague de violences urbaines dans le pays.

Le défilé a commencé en fin d
après-midi devant lÉcole polytechnique, théâtre de la révolte de 1973, où au moins 44 personnes furent tuées au moment de lentrée de larmée dans lécole, marquant le début de la chute de la dictature et le retour de la démocratie dans le pays.

«Policiers traîtres, assassins, tortionnaires !», «les Américains dehors !», scandaient des jeunes dont certains tenaient une pancarte sur laquelle était inscrit en anglais «Remember December, the 6th December» (rappelle-toi de décembre, le 6 décembre).

«Aucun soldat en dehors des frontières, dissolution immédiate de l
Otan», indiquait une banderole du syndicat des militaires de carrière. Plusieurs soldats et marins en uniforme défilaient derrière la banderole.

Une personne a été arrêtée au début de la manifestation car elle était en possession d
une bouteille dessence, et une dizaine de jeunes ont été interpellés à ce moment-là, selon une source policière.

Escortés par les forces antiémeutes, les milliers de manifestants, jeunes, élèves et étudiants, mais aussi membres de partis de gauche et d
organisations antiracistes, ont marché jusquà lambassade des États-Unis, à 3 km du centre-ville, pour rappeler le soutien américain à la junte des colonels.

Le gouvernement socialiste, qui a chassé la droite aux législatives du 4 octobre, a choisi d
éviter la démonstration de force, avec 1500 policiers de moins que lannée dernière, mais avait proclamé sa détermination à faire intervenir la police au premier écart.

Ambassades, ministères, sièges de compagnies étrangères et banques étaient particulièrement surveillés pendant toute la journée tandis que le centre d
Athènes a été interdit à la circulation pendant plusieurs heures.

Jour férié pour les écoles et les universités, le 17 novembre voit défiler chaque année des dizaines de milliers d
Athéniens.

Une manifestation similaire réunissant plus de 5000 personnes s'est aussi déroulée à Salonique, la capitale de la Grèce du nord. Des échauffourées se sont également produites entre jeunes et les forces antiémeutes dans le centre-ville.


Leur presse (AFP), 17 novembre.



Des sex-shops attaqués en Grèce

Deux sex-shops ont été endommagés à Salonique, dans le nord de la Grèce, par des attentats à l’engin incendiaire, du même type que ceux fréquemment commis par la mouvance contestataire locale, a indiqué aujourd’hui une source policière.

De petites cartouches de gaz placées devant l’entrée des boutiques, dans le centre-ville, ont été mises à feu vendredi et mardi à l’aube, provoquant des dégâts limités.

Ce mode opératoire est utilisé depuis des années en Grèce par des groupes anarchistes pour des actions contre des cibles publiques, financières et diplomatiques.

La police assurait attendre une éventuelle revendication émanant de ces groupes, et écartait l’hypothèse d’un règlement de comptes du milieu des sex-shops, selon la même source.

Leur presse (AFP), 17 novembre.


Greek anarchist group claims sex shop blasts

An anarchist group has claimed responsibility for two small bomb attacks on sex shops over the past week in Greece’s northern port city of Thessaloniki that caused no injuries.

A group of self-identified anarchists said the blasts were aimed at drawing attention to the sex industry’s role in capitalist power structures. It posted the claim online on Thursday.

Greek anarchists frequently target symbols of wealth and state power in overnight arson attacks, but this is the first known case of an attack on sex shops.

It comes at a time when the country has seen a spike in anarchist and far left violence, following last December’s fatal police shooting of a teenager.

Their press (Sapa-AP), November 19th.


Arrestation en Grèce d
une membre présumée dun groupe extrémiste

La police grecque a annoncé samedi larrestation dune Grecque de 22 ans pour son appartenance présumée à un groupe issu de la mouvance anarchiste et auteur dattentats sans victimes.

La jeune femme est selon la police l
une des membres présumés de ce groupe, «Conspiration des cellules de feu», qui étaient recherchés depuis larrestation fin septembre de quatre premiers suspects, âgés de 20 à 21 ans. Ces derniers ont été inculpés depuis pour «appartenance à une organisation criminelle».

Selon une source policière, la police a émis au total 11 mandats d'arrêt contre des complices présumés du noyau des quatre.

Les empreintes digitales de la jeune femme ont été trouvées dans un appartement de la banlieue nord d
Athènes utilisé par ces derniers, dont trois hommes placés en détention provisoire et une jeune femme relachée sous conditions.

La police a indiqué dans un communiqué que la nouvelle suspecte est soupçonnée «d
appartenir à une organisation terroriste», et de détention et usage dexplosifs pour commettre des attentats.

Elle a été interpellée à l
aube dans le quartier contestaire athénien dExarchia, après une attaque à la bouteille incendiaire déclenchée par un groupe de jeunes contre une patrouille des forces anti-émeutes, a précisé la source policière.

Issu de la mouvance anarchiste, selon la police, la «Conspiration des cellules de feu» a revendiqué une vague d
attentats à laide dengins incendiaires et explosifs contre des domiciles et bureaux de personnalités et quatre églises orthodoxes, dans le sillage des troubles urbains déclenchés par la mort dun adolescent tué le 6 décembre 2008 à Exarchia par un policier.

Le groupe a notamment revendiqué un attentat à l
explosif le 30 octobre contre le domicile athénien de leurodéputée et ex-ministre conservatrice Marietta Giannakou.

Une attaque similaire provoquant des dégats matériels et utilisant une charge explosive placée dans une casserole a visé vendredi l
immeuble où réside un député du parti socialiste au pouvoir, dans la banlieue est dAthènes.

La «Conspiration» avait aussi signé le 3 décembre 2008 une action à l
engin incendiaire contre le bureau de lAgence France-Presse à Athènes, en «solidarité» avec les neuf membres du «groupe de Tarnac», alors inculpés pour des dégradations contre des lignes TGV en France.

Leur presse (AFP), 14 novembre.


Grèce : attentat contre un député

Une bombe a explosé ce midi dans le parking de limmeuble où habite un député du parti socialiste au pouvoir, dans la banlieue est dAthènes, provoquant de légers dégâts matériels, a-t-on appris de source policière.

Quinze minutes avant l
explosion, produite à 12h02 GMT (14h02 locales), un inconnu avait prévenu de son imminence dans un appel téléphonique au centre durgence de lorganisme grec des télécommunications (Ote).

L
explosion a endommagé la façade de limmeuble où habite le député Dimitris Androulakis, 58 ans, dans la banlieue de Karéas.

Le service antiterroriste de la police a ouvert une enquête.

Journaliste et auteur, M. Androulakis a été élu initialement député en 1989 et 1990 sur une liste du petit parti de la gauche radicale (Synaspismos) avant de se rallier au parti socialiste panhellénique, le Pasok, et d
être élu député en 2004, 2007 et 2009.

La police a découvert sur place un sac de voyage noir où se trouvait l
engin explosif, qui comprenait un mécanisme dhorlogerie de mise à feu et était placé dans une casserole. Cet élément renvoie, selon les estimations policières, au groupe extrémiste «Conspiration des cellules de feu».

Ce groupe a multiplié des attentats de ce genre ces derniers mois, jusque là sans victime, contre des ministères et domiciles de personnalités.

Le dernier en date avait eu lieu le 30 octobre et visé l
eurodéputé et ex-ministre conservateur, Marietta Giannakou. Un petit engin artisanal avait alors explosé devant son domicile provoquant des dégâts matériels.

Les attentats à l
explosif ont augmenté en Grèce depuis décembre 2008, après la mort dun adolescent à Athènes au cours dune bavure policière.

Leur presse (AFP), 13 novembre.


A
ttentat contre une eurodéputé de droite en Grèce : dégâts matériels

Une organisation grecque dextrême-gauche a revendiqué vendredi lexplosion dun petit engin artisanal devant le domicile de leurodéputé et ex-ministre conservateur, Marietta Giannakou, qui a provoqué des dégâts matériels.

L
organisation «Conspiration des cellules de feu» a indiqué dans un communiqué publié sur internet avoir commis cet attentat pour protester contre le rôle de Mme Giannakou comme ministre de l’Éducation (2004-2007) lorsquelle avait conduit une série de réformes impopulaires à lorigine de mouvements de protestation des étudiants.

Vingt minutes avant l
explosion, qui sest produite à 02H32 GMT (04H32 locales) vendredi dans le quartier de Patissia près du centre-ville, un inconnu avait prévenu de son imminence dans des appels téléphoniques auprès de deux quotidiens grecs, selon la même source.

Le service antiterroriste est arrivé sur place et a ouvert une enquête.

L
engin explosif de «petite puissance» comprenant un mécanisme dhorlogerie de mise à feu dans une casserole, a endommagé la façade de limmeuble et une voiture, garée à proximité.

Mme Giannakou a été élue eurodéputé aux élections européennes de juin dernier.

«Je regrette ce qui se passe dans mon pays, je regrette car ils sont devenus nombreux ceux, qui sans raison valable (…) n
hésitent pas à attaquer nimporte qui», a déploré sur la radio Flash, Mme Giannakou, cinq heures après lattentat.

Cet acte intervient trois jours après des tirs sanglants contre un poste de police dans la banlieue nord d
Athènes, qui a blessé six policiers, dont deux grièvement. Lattaque était le premier acte extrémiste dampleur depuis larrivée au pouvoir du PASOK (socialistes), vainqueur des législatives du 4 octobre.

Le groupe extrémiste «Conspiration des cellules de feu» avait multiplié des attentats de ce genre ces derniers mois, jusque là sans victime, contre des ministères et domiciles de personnalités.

Fin septembre, la brigade antiterroriste avait découvert dans la banlieue nord d
Athènes, à Halandri, «une cache» dans un appartement, et la police avait alors arrêté quatre jeunes, suspectés dappartenir à la «Conspiration des cellules de feu».

La police avait découvert dans cet appartement «des pièces à conviction» dont un mécanisme horloger de mise à feu dans un autocuiseur, de même conception et fabrication que l
engin explosif qui avait explosé le 23 septembre, devant le domicile de Louka Katséli, cadre socialiste à lépoque, et actuellement ministre de l’Économie et de la Marine marchande.

Les groupes extrémistes ont multiplié leurs actions depuis décembre 2008, après la mort d
un adolescent à Athènes au cours dune bavure policière.

Leur presse (AFP), 31 octobre.
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 11:03

Samedi 17 octobre, suite à l’appel des collectifs anarchistes et d’une assemblée locale, 400 personnes ont manifesté leur rage contre le récent assassinat de Mohamed Kamran Atif, immigrant pakistanais de 25 ans, mort à l’hôpital après avoir été torturé en garde à vue au commissariat de Nicaia, banlieue sud de Athènes.

Nous sommes passés par les rues principales du quartier de Nicaia, par la maison de la victime, et puis nous nous sommes dirigés vers le commissariat. La présence massive de CRS et des policiers en moto qui «accompagnaient» la manif devant, derrière, et dans les rues parallèles, a démontré la position officielle du ministère de l’Intérieur (renommé ministère «de la protection du citoyen» par le nouveau gouvernement socialiste) : protection et appuis des tortionnaires assassins, occupation policière des quartiers contre la lutte et la solidarité. De toute façon, rien ne changera : matraquage, tortures et humiliations dans les commissariats partout en Grèce.


Pendant la manif la pluie était très forte. Mais quand nous nous sommes approchés du commissariat ce n’était pas des gouttes d’eau qui tombaient sur les flics, mais une pluie de pierres. Quand les flics ont chargé, les manifestants ont reculé sans panique en résistant à l’attaque, tandis que des habitants attaquaient verbalement l’armée d’occupation policière depuis les balcons. Mais dans la fumée des gaz lacrymogènes certain(e)s sont restés derrière et se sont fait arrêter.


Après la manif, en réponse aux arrestations, un grand nombre de manifestants sont allés occuper la mairie de Nicaia pour exiger la libération des inculpés. D’autres, partis avec leurs véhicules, se sont fait contrôler quelques kilomètres plus loin par des flics en moto et ont été également arrêtés. Au total il y a eu onze personnes en garde à vue, parmi lesquelles huit ont finalement été mises en examen. Les accusations de cinq d’entre eux sont directement liées à la nouvelle loi «de la cagoule», qui transforme un délit en crime pour le simple fait de dissimuler son visage. C’est la première fois qu’on tente d’appliquer cette loi en Grèce. Cela rentre dans le cadre de la logique de la «responsabilité collective», mise en place par les nazis, permettant d’inculper quelqu’un non pour ses actes propres, mais pour sa présence lors d’actions collectives illégales. Une arme contre tout ceux qui choisissent de participer à des luttes, des actes de résistance et des conflits sociaux. En effet, le simple fait de porter des outils d’autoprotection contre la violence policière (comme un foulard pour se protéger des gaz lacrymos) peut entraîner l’emprisonnement.


Le nouveau gouvernement socialiste et sa politique sont là pour diriger la dimension sociale de la crise : la désobéissance répandue et le conflit avec les ordonnances du pouvoir économique et politique. Aucune illusion ne peut nous tromper. Les élections ne changeront rien. Le terrorisme de l’État continue, et avec lui la lutte pour la libération sociale et individuelle, pour un monde libre, sans pouvoir.


Libération immédiate des détenus.
Les assassinats de l’État et les lois antiterroristes
trouveront leurs réponses dans la rue.

Occupation de l’Université centrale d’Athènes, 19 octobre 2009.



No attack unanswered
No one arrested in the hands of the State


The dawn of 26th of September, 15 policemen invade the house of Pakistani workers in Nikea (Athens). Mochament Kamran Atif gets beaten along with relatives and co-tenants. The bodies of “protection” of citizen took him to the Nikea Police Station as suspect for beating of a minor and there his wild beating is continued. They tie him hands and feet and strike him with globs. They electric shock him with cables in the hands and the knees. The tortures go on until the sewer is presented, who declares that he does not recognize him and withdraws the indictment. The cops compel the brother of the victim to sign that he took him without a bruise, trying thus, according to their constant tactic, to cover their murderous work. Mochament Kamran is set free and dies on 9th of October due to the police “care” that he had received few days before.

On Saturday 17th of October a demonstration of rage in Nikea protests in the streets of the region and then attacks the Nikea police department. The demonstrators recede collegiate while the neighbors approve. The same moment in a cloud of lachrymal the demonstration gets attacked by the occupation army of the riot police and some comrades are detained.

The demonstration ended at peribolaki of Nikea as agreed and given the detentions a big part of the gathered people moved to the occupation of the Nikea Town hall for the immediate release of the captive comrades. At all, the detentions reached the 11, in 8 were recited charges. In 3 there were attributed charges of misdemeanour character while the other 5 are persecuted in degree of felony according to the recently voted law about “dissimulation of characteristics at the performance of an offense that concerns perturbation of common peace”, that is the famous prohibition of the hoods. It is the first attempt to applicate the provision in question that constitutes the new advertized weapon in the legislative coffins of the state against those who resist.


On Tuesday they were set free with restrictive terms 4 from the arrested while tomorrow Thursday pass from the interrogator 3 comrades with the known hoodlaw. It is the first attempt of application of this particular repressive legislation. The new doctrine of the socialist state for “democracy with iron fist” as it was formulated by the minister of protection of bosses does not constitute nothing more than the socialist version of zero tolerance of the member of the dictatorship Markogiannakis [former minister of public order and posecutor during the junta]. For those who maintained even the minimal illusions, the time has come to conceive that the socialist terrorism simply upgrades communicatively the attack of state and bosses in our lives. From the occupation army in Exarchia up to the murders of immigrants in police departments and the prosecution of strugglers with the hoodlaw, the democracy of bosses attempts to reorganize itself against the upcoming revolts.

Today, Wednesday 21st of October we occupied the building of the Faculty of Theater (Thessaloniki) in order to create a center of struggle against the new attack of the state. Open assembly: 7 pm in the occupied building, Egnatia street 122.
No prosecution for the arrested of Nikea

Occupation of the Faculty of Theater, Thessaloniki, October 21st, 2009.

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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 10:45
Six policiers blessés dans des tirs sur un commissariat en Grèce

Six policiers ont été blessés, dont deux grièvement, mardi soir dans des tirs d’arme automatique sur un commissariat dans la banlieue nord dAthènes, selon les autorités.

Deux hommes à moto se sont arrêtés avant d
ouvrir le feu sur des agents qui se trouvaient devant le commissariat situé dans le secteur dAgia Paraskevi à 21h40 locales (18h40 GMT) et de prendre la fuite, a rapporté la police. Une cinquantaine de coups de feu auraient été tirés. Six policiers ont été blessés, dont deux grièvement.

Des agents de la division antiterroriste de la police se sont rendus sur place pour rassembler des preuves, tandis que des véhicules étaient arrêtés et fouillés par les forces de l
ordre dans le nord dAthènes.


«C
était une attaque lâche et meurtrière… Il sagissait de terrorisme à 100%», a déclaré le ministre en charge de la police Michalis Chrisochoidis, assurant que les auteurs des tirs seraient appréhendés et traduits de la justice.

La responsabilité de l
attaque na pas été revendiquée mais les soupçons se portent sur des groupes dextrême gauche qui ont intensifié leurs attaques depuis les émeutes de décembre dernier consécutives à la mort dun adolescent tué par la police.

En juin, des hommes armés ont abattu un policier antiterroriste qui assurait la protection d’un témoin dans le centre d’Athènes. Un groupe baptisé Secte des révolutionnaires a revendiqué l’assassinat, déclarant avoir voulu venger l’adolescent décédé.

Le nouveau gouvernement socialiste a promis de sévir contre les groupes anarchistes et d
extrême gauche à lorigine dune intensification des actions contre les forces de police. Ces dernières se préparent à devoir faire face à déventuelles violences au moment de lanniversaire, le 6 décembre, du tir meurtrier des forces de police qui a déclenché les émeutes à Athènes et dans dautres villes.

Leur presse (AP), 28 octobre 2009.


Les «nouveaux terroristes» frappent encore Athènes

Sept policiers ont été blessés au cours de lattaque de leur commissariat.

Michalis Chrysohoidis, le ministre grec de l
Intérieur, nen doute pas : lattentat perpétré contre le poste de police dAghia Paraskevi, dans le nord dAthènes, est à «cent pour cent une action terroriste». Si les attaques terroristes, souvent revendiquées par des groupes dextrême gauche, sont quasi quotidiennes ces derniers mois, celle-ci est considérée comme lune des plus violentes depuis les émeutes de décembre 2008. Elle intervient à quarante jours du premier anniversaire de la mort de ladolescent tué par un policier. Sa mort avait déclenché une vague démeutes. Ce nouvel attentat, qui, dans la nuit de mardi, a fait six blessés dont deux graves, relance le débat sur la sécurité.

Depuis son arrivée au pouvoir le 4 octobre dernier, le gouvernement socialiste a déclaré la guerre au terrorisme et multiplié les annonces «coup de poing». Après être intervenue massivement dans les quartiers sensibles de la capitale, la police grecque a annoncé lundi qu
une récompense de 600.000 euros serait offerte à qui faciliterait larrestation de trois hommes accusés de terrorisme et recherchés depuis 2006. «Les déclarations de guerre ne sont pas la solution», regrette une source policière. «En voulant éliminer les “nouveaux terroristes”, le ministre de lIntérieur nous expose à leur colère. Cest un miracle que nos collègues aient survécu à cette attaque.» Près de 100 douilles ont été retrouvées sur les lieux, a priori provenant de deux fusils dassaut.

Attentat non revendiqué

Selon les premiers éléments de l
enquête, six assaillants auraient tiré à laveuglette et se seraient échappés en catastrophe. «Ils ont laissé leurs motos, le moteur en marche quelques mètres plus loin, un indice important pour lenquête», affirme la pénaliste Natasa Petroulia. «Cest très rare. Ils ont sans doute été pris de panique, peut-être à cause dun certain manque dexpérience. Alors quon note une véritable volonté de tuer, les tirs semblent avoir été effectués par des néophytes. Peut-être sagit-il de très jeunes gens, manipulés par des cerveaux terroristes connus et encore actifs.»

L
attentat na pour linstant pas été revendiqué. Les soupçons de la police se portent vers deux groupes extrémistes. EA (Lutte révolutionnaire), active depuis 2003, classée sur la liste des organisations terroristes par lUE et les États-Unis, est responsable de nombreux attentats contre des institutions. La Secte des révolutionnaires, apparue après les violences urbaines de décembre 2008, a depuis revendiqué un meurtre et une attaque contre un commissariat.

 

Leur presse (Alexia Kefalas, Le Figaro), 29 octobre.

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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 21:29

Ces choses sont vieilles, d’un autre siècle. Deux anarchistes viennent d’être arrêtés après un braquage dans une banque. Le premier l’a volé, arme au poing. Ils disent que le second l’aurait aidé en prenant en charge l’argent. C’est arrivé dans un petit village en Grèce, le 1er octobre dernier. Et alors ? Ce sont des choses qui arrivent. Et c’est un pays lointain à la langue incompréhensible et intraduisible. Qui voulez-vous que cela intéresse ?

Le voleur est Christos Stratigopulos, déjà arrêté et condamné ici en Italie il y a une quinzaine
d’années pour un fait similaire. Après avoir purgé sa peine il est retourné en Grèce. Peu se souviennent de lui, pas plus connu que ça. L’autre arrêté est quand à lui italien, et c’est Alfredo Bonanno. Oui, rien que lui ; qui n’a jamais entendu son nom ? En peu de temps la nouvelle a fait rapidement le tour du monde, relayé par de nombreuses agences de presse : «un des plus grand théoricien de l’anarchisme insurrectionnaliste», «parmi les principaux idéologues de l’anarchisme», «militant anarchiste et écrivain», «le voleur fugitif anarchiste international», «le théoricien de la violence révolutionnaire», a fini de nouveau derrière les barreaux. Sur place se sont précipités les hommes de l’anti-terrorisme, qu’ils soient grecs ou italiens, prêts à exploiter la savoureuse occasion. Il y a tous les éléments pour bâtir un beau théorème : un pays où il y a encore des foyers ardents de révolte après le grand incendie insurrectionnel de décembre dernier, un anarchiste grec actif dans les mouvement, un étranger anarchiste connu pour ses théories subversives qui voyage dans le pays pour faire des conférences, une banque volée.

Christos a assumé la pleine responsabilité de son geste, causé par des problèmes économiques, niant l’implication d’Alfredo. Mais le juge, de toute évidence, ne l’a pas cru. Les deux restent donc en prison. Le premier, car il a osé voler du fric plutôt que de se résigner à crever dans la misère ; et en plus, il est anarchiste. Le second, parce que… parce que… parce qu’il a aidé son compagnon. Et aussi anarchiste. Ça suffit.

Ces choses sont vieilles, d’un autre siècle. Deux anarchistes viennent d’être arrêtés après un braquage de banque. À l’extérieur s’organise la solidarité. Des fonds commencent à être recueillis, des initiatives se préparent. Mais pas seulement. À Athènes les deux prisonniers reçoivent les salutations explosives du groupe «la Conspiration des Cellules de Feu», qui venait tout juste de déranger l’accession à son poste du Premier ministre grec. A Villejuif, en France, certaines personnes expriment leur solidarité en brisant les vitres du siège local du Parti socialiste. Une des beautés de l’anarchisme est qu’il ne connaît pas de frontières. Et en Italie ? Eh bien, ici on se limite à communiquer la nouvelle, en rapportant fidèlement et avec sang-froid les papiers des journalistes. Pas de commentaire. Se taisent les rédacteurs de journaux virtuels quotidiens. Les dessinateurs techniques de communiqués virtuels quotidiens ne disent rien. Les petits stratèges des alliances justes restent silencieux. Le mouvement est devenu désormais une communauté, et qui n’en partage pas les règles ni le langage n’existe pas ; n’a pas de nom. Peut-être qu’à force de suivre les masses on en a oublié les individus ? Peut-être est-ce mieux ainsi. Mieux vaut un silence sincère lorsque, devant un fait pareil, on ne sait plus que dire, plutôt qu’une jacasserie hypocrite et faussement solidaire. Laissons ça aux staliniens et autres vieilleries. Ou alors laissons-le aux quelques fascistes du troisième millénaire, qui, sur un de leurs forums, ont rendu hommage aux deux anarchistes arrêtés.

Ces choses sont vieilles, d’un autre siècle. Deux anarchistes viennent d’être arrêtés après un braquage de banque. Le premier a 46 ans, le second 72 ans. Aussi coupables ou innocents qu’ils soient, pour eux, en tant qu’anarchistes, ils n’ont même pas l’excuse de la maladie infantile de l’extrémisme. Têtus comme ils sont, ils n’ont pas compris qu’aujourd’hui il est temps pour eux de surfer sur la vague des mouvements sociaux, de défendre allez-savoir-quoi devant des lieux de pouvoir, de jouer les travailleurs sociaux pour les damnés de la terre.

Non ils ne l’ont pas compris. Le rêve qu’ils ont dans le cœur est trop grand pour s’en tenir au tic-toc des temps modernes.

Pas de pardon, pas de pitié. Addio Lugano bella.

Guerra Sociale - traduit par Non fides, 26 octobre 2009.


Pour la solidarité matérielle avec Alfredo Bonanno et Christos Stratigopoulos
Le 1er octobre, Alfredo Bonanno a été incarcéré en Grèce, accusé de complicité de braquage, et en même temps que lui, le compagnon Christos Stratigopoulos, accusé du braquage. ils se trouvent actuellement enfermés à la prison de Amfissa, dans de dures conditions. Il existe une adresse pour leur écrire, mais il n’est pas sûr qu’ils reçoivent le courrier.
De nombreux compagnons nous demandent s’il est possible de faire quelque chose. Nous nous proposons déjà de recueillir de l’argent pour affronter les frais liés à la détention des compagnons. Pour toute communication : A. Medeot, C.P. 3431 - 34128 Trieste.
Les versements peuvent s’effectuer sur le compte postal no 23852353, ouvert au nom de A. Medeot - C.P. 3431 - Trieste avec la mention «sottoscrizione arresti in Grecia».
Informa-Azione / Brèves du désordre, 15 octobre.
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 11:42
Athènes, 27 août 2009
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 10:36

Une quinzaine de personnes cagoulées et masquées ont attaqué jeudi le siège à Athènes du tabloïde grec Espresso, sans faire de victime mais endommageant du matériel et des véhicules, a indiqué une source policière.

Le raid, qui a été mené à la mi-journée
dans la banlieue athénienne de Néa Ionia, n’a fait aucun blessé, a précisé la même source. Les attaquants étaient équipés de barres de bois et fer.


Le mode opératoire de l’attaque qui na duré que quelques minutes évoque des actions imputées par la police à la mouvance anarcho-autonome, et visant sporadiquement à Athènes des banques, bâtiments publics ou sièges de médias.


L
un des plus dangereux groupes extrémistes grecs, la Secte des révolutionnaires, avait revendiqué en février dernier, en menaçant de sen prendre aux journalistes, le mitraillage des locaux dAlter, une chaine de télévision sensationnaliste.

Leur presse (AFP), 15 octobre 2009.

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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 09:41
Police Occupation of Exarchia, Athens

Late night on Thursday, 8 October, hundreds of police descended on Exarchia, the anarchist and counterculture neighborhood of Athens, Greece, which has long been a semi-autonomous zone, and was ground zero for the insurrection that flared up in December when police killed 15-year-old Alexis Grigoropoulos here.

Police searched and questioned over 200 people, searched 16 automobiles, several motorbikes, and 26 cafes (there are many anarchist bars and cafes in the neighborhood), took 81 people to the police station, and arrested 8. Most of the arrests were for crimes of poverty and race (drug possession, hygiene violations i.e. homelessness, not having immigration documents…).

The next day, the raids and police presence continued, marking a clear change in strategy by the newly elected Socialist government. According to many anarchists here, if the Right represses the anarchists, even parts of the Left complain, and people fear a return to the dictatorship and support the anarchists. But the Left can repress the anarchists much more effectively because they can do it more silently.

Today, 9 October, the new Minister of Public Order, who some years ago was responsible for torturing suspects in order to bust and imprison several members of 17 November, says on television that the purpose of the raids is not to go after the anarchists but to arrest the vandals and hooligans and establish police authority in Exarchia. Some are seeing parallels with 1989, when police occupied Exarchia for three years after major riots, specifically harassing young people who looked different to try and end the function of the neighborhood as a gathering point for countercultural, radical, and proletarian elements.

Anarchist News, October 9th, 2009.

On Saturday there was an almost spontaneous protest by about 400 people that marched from Exarchia square and attempted to go to the PASOK office (Socialist Party) but were stopped by riot police, who evidently did not want to provoke a mass incident. That night, a massive nonpermitted music festival took over a park at the top of Exarchia, drawing thousands of people for radical and anarchist music and visuals. At the end, around 7 in the morning, a large police detachment made a show of force but people ignored them and the police left. Sunday, raids and searches continued in Exarchia. (…)

Anarchist News, October 10th.



Athènes veut de l’ordre dans ses rues

La police grecque est déterminée à mettre de lordre dans certains quartiers dAthènes où «il y a des problèmes de respect de la loi», a indiqué aujourdhui le nouveau ministre de lIntérieur, Michalis Chryssohoïdis.

«Nous voulons mettre fin au non respect de la loi, au vandalisme et au hooliganisme», a lancé le ministre lors d
un point de presse, le premier depuis larrivée au pouvoir des socialistes du Pasok, lors des législatives de dimanche.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, la police a mené une opération dans le quartier contestataire d
Exarchia à Athènes, où une quinzaine de jeunes casqués et encagoulés sen étaient pris dans laprès-midi aux vitrines de quatre banques et deux librairies. Huit personnes ont été arrêtées dans lopération, dont deux pour violation de la loi anti-drogue et trois pour séjour illégal dans le pays, selon un communiqué de la police publié vendredi.

Leur presse (AFP), 9 octobre.



Atene, operazione anti anarchici

Centinaia di agenti di polizia hanno compiuto nelle prime ore di stamani un’operazione senza precedenti al centro di Atene, rivolta principalmente contro gli anarchici e che ha portato a un’ottantina di fermi.

L’operazione, con l
impiego di oltre 400 uomini, tra i quali distaccamenti dei reparti speciali (Mat e Delta) e di agenti in borghese, ha portato ad un vero e proprio assedio del quartiere di Exarchia, roccaforte degli anarchici nel centro di Atene. Duecento le persone controllate, unottantina i fermati e otto le persone arrestate, secondo quanto indicano fonti della polizia.

La retata, 48 ore dopo l
insediamento del nuovo governo socialista, è avvenuta allindomani di un raid compiuto da alcune decine di anarchici che, a colpi di pietre e di bastoni, avevano infranto vetrine di banche, negozi, automobili e danneggiato una libreria appartenente ad un deputato di estrema destra nel centro della capitale, per protesta contro il recente arresto di alcuni loro compagni che sarebbero ingiustamente accusati di appartenenza al gruppo armato Cospirazione dei Nuclei di Fuoco accusato fra laltro di un attentato contro uffici del Pasok nelle scorse settimane.

L
attacco anarchico di ieri era coinciso daltra parte con alcuni allarmi-bomba poi rivelatisi falsi, che avevano mobilitato gli agenti nel centro di Atene

Leur presse (ats/ansa), 9 ottobre.
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 00:39

Un long communiqué grec a été diffusé par le groupe anarchiste «Conspiration des cellules du feu».
Il s’agit du premier communiqué suite à l’arrestation de quatre jeunes, suspectés d’en faire partie.
Le groupe anarchiste «Conspiration des cellules du feu» prend la responsabilité des dernières attaques explosives, celle devant le domicile de Louka Kasteli (membre du PASOK [PS]) le 23 septembre dernier et celle lors du meeting de Costas Karamanlis le 2 octobre, toutes deux provoquant des dégâts matériels.

L’original est ici. En voici des extraits :

Le communiqué commence par dire que malgré des temps difficiles, ils n’abandonnent pas la lutte et que malgré les enquêtes de la police, ils ne s’arrêteront pas. Par rapport aux récentes incarcérations de quatre jeunes accusés de terrorisme : «Il peut s’agir d’une stratégie de campagne électorale… de trucs d’intimidation… nous ne le savons pas et ne parvenons pas à comprendre leur logique». Il ajoute que les arrêtés n’ont aucun rapport avec la «Conspiration des cellules du feu».

«Nous sommes fiers de nos choix et actions, nous avons le courage, le privilège et l’honneur de nous regarder dans la glace sans avoir honte.»

Sur l’attaque lors du meeting du Premier ministre : «Nous avons pris la décision de placer la bombe justement contre lui, pour envoyer un message lors de sa dernière intervention dans cette fonction, provoquant la panique parmi les autorités, contraintes d’évacuer la zone». Enfin : «Nous saluons avec plaisir les compagnons anarchistes Christos Stratigopoulos et Alfredo Bonanno qui, malgré leur âge, continuent de maintenir leur négation intacte et continuent sur le chemin qu’ils ont choisi».

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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 21:31
La nébuleuse des «nouveaux terroristes» grecs

La police recenserait une trentaine de personnes, organisées en cellules, qui revendiquent l’héritage idéologiste de la Lutte révolutionnaire.

Plusieurs journaux grecs les appellent déjà «les nouveaux terroristes». Le procureur d
Athènes est tout aussi catégorique. Il vient dinculper trois jeunes de 20 et 21 ans selon la procédure antiterroriste mise en place pour les JO de 2004. Leffet produit sur la jeunesse estudiantine, qui effectue sa rentrée mardi, est imprévisible. Et, à lannonce de la mise en examen de leurs camarades, mardi dernier, des jeunes sont venus défier les forces de lordre devant le palais de justice dAthènes.

Les trois inculpés appartiennent à cette génération qui a participé aux émeutes de décembre 2008, après la mort d
un adolescent tué par les balles dun policier. Ils ont découvert la politique lors de ces semaines durant lesquelles le centre dAthènes devint un champ de bataille où anarchistes et casseurs brisaient, incendiaient et affrontaient la police. Le soufflet retombé, ils sont allés, semble-t-il, un cran plus loin, trop loin, dans la radicalité.

Les trois présumés terroristes Charalambos, Emmanouil et Panayotis sont des gamins des beaux quartiers. Ils ont étudié à Arsakio, un lycée privé parmi les plus huppés d
Athènes. Cest dans lappartement de Charalambos, dans le quartier cossu dHalandri, que la police a retrouvé, parmi les vêtements de marque, «un mécanisme dhorlogerie de mise à feu dans un autocuiseur», similaire à celui qui a été utilisé lors de deux attentats récents : celui du 23 septembre, la veille de leur arrestation, contre lappartement de deux personnalités du Parti socia­liste, et celui de juillet dernier contre le domicile de lex-secrétaire dÉtat à lIntérieur.

Ces deux attentats ayant été revendiqués par la Conspiration des cellules de feu, les trois jeunes, qui nient en bloc, sont accusés d
avoir formé cette organisation terro­riste. Ils risquent au minimum dix ans de prison. La police a dabord promis larrestation imminente de six autres comparses. Elle parle maintenant dune trentaine de suspects.

Un réservoir de trois cents personnes

Le coup de filet annoncé permettra peut-être de comprendre un peu mieux qui se cache derrière cette Conspiration des cellules de feu, à laquelle on doit une trentaine d
attaques à lengin incendiaire contre des distributeurs de banques, des concessionnaires automobiles, quatre églises orthodoxes, des appartements de personnalités et les bureaux de lAgence France Presse à Athènes. Manifestement, cette nébuleuse ne peut se réduire aux trois inculpés, puisquelle a revendiqué lexplosion dune bombinette, placée dans une benne à ordures, pendant le dernier grand discours de campagne de Caramanlis, vendredi soir, sur le Champ de Mars dAthènes.

Les petits attentats à la bombe artisanale et aux cartouches de gaz sont si fréquents en Grèce que plus personne n
y prête une grande attention. Cela fait partie, sinon du folklore de ce pays balkanique, du moins dune longue tradition, qui remonte à 1974.

À la chute de la dictature des Colonels voient le jour la Lutte révolutionnaire populaire (ELÀ), qui a cessé ses activités en 1995 après quelque 250 attentats, et le groupe du 17-Novembre, responsable de 23 assassinats entre 1975 et 2000, avant d
être démantelé en 2002. Au fil des ans, les différents procès, dont certains sont encore en cours, ont abouti à moins dune dizaine dincarcérations.

À compter de 2003, Lutte révolutionnaire (EA), classée organisation terroriste par l
UE, a pris le relais. Après les manifestations estudian­tines est apparue, en février dernier, la Secte des révolutionnaires, dont lobjectif revendiqué est d«exécuter» des policiers grecs. En 2009, lun deux a été assassiné et un autre grièvement blessé par balles.

Selon un policier antiterroriste, qui parle sous couvert d
anonymat, environ trente personnes formeraient, en différentes cellules, le tissu du terrorisme en Grèce, qui ne sest pas désuni depuis 1974. Ce sont des professionnels des attentats et braquages, ayant souvent franchi la quarantaine, qui ont suscité des vocations parmi les étudiants, via le milieu anarchiste, très fortement implanté dans les universités du centre dAthènes. Ces gamins, issus des manifs de décembre, auraient ainsi rejoint un réservoir denviron trois cents individus prêts à poser des engins explosifs.

«Des DVD hollywoodiens»

Dans l
appartement de Charalambos, confie le policier, «il ny avait aucun livre politique mais des DVD hollywoodiens». Il ajoute, ce que confirme lavocat dun des accusés, que les premiers textes de la Conspiration des cellules de feu étaient bourrés de fautes dorthographe, avant quune sémantique corsetée par lidéologie extrémiste ne fasse son apparition. «Il y a des adultes derrière», affirme le policier, qui espère que la récente arrestation des apprentis révolutionnaires permettra de remonter jusquaux vrais terroristes. Le plus rapidement possible, avant quune éventuelle greffe nopère, ce qui renverrait la Grèce dix ans en arrière, aux temps du sanglant 17-Novembre.

Leur presse (Thierry Portes, Le Figaro), 5 octobre 2009.


Athens anti-guerrilla case in ruins after new Nuclei of Fire attack

A new attack and communique by the Nuclei of Fire, targeting the greek PM’s central rally in Athens, shatter any remaining credibility of the anti-guerrilla pre-election persecutions.

The already disputed credibility of the anti-guerrilla persecution of three 20 year old boys for their alleged involvement in the urban guerrilla group Nuceli of Fire Conspiracy (NFC), responsible for over 150 storm-attacks against state and capital targets as well as a recent bombing campaign (with no human injuries due to previous warning calls in all cases), has now all but collapsed after the NFC managed to surprise the greek anti-terrorist office and the secret services by planting ang igniting a bomb in the centre of the Prime Minister’s last and central pre-election rally, two days before national elections, in Athens. The bomb was pre-announced so the area was evacuated causing no human injuries but immense ridicule both for the security forces and the PM whose oration on the necessity to crush “youth violence” and restore order was punctuated by the explosion.

If that was not enough to dispute the arrests and the discovery of “the NFC safe-house”, the NFC proptly published an on-line communique that has received extended national coverage and brought shame on the outgoing government. In their communique the urban guerrillas denounce the arrests as nonsense and the arrested as “totally unrelated to [their] group”. According to the NFC any arrested of their guerrilla group is obliged to accept his or her participation in it. All three arrested have denied any involvement in the group, one even condemning the armed struggle as irrelevant to the revolution.

Moreover, in their long and politically thorny communique, the NFC underline that the only evidence at the hands of the authorities of any connection between their group and the arrested is the supposed existence of a “pressure cooker bomb” in the Chalandri house stormed by the police. The NFC argue that such bombs have been employed since the late 19th century by revolutionaries and cannot possibly be considered “the copyright or modus operandi” of their or any single organisation.

Libcom, October 4th.


Grèce : la répression s’élargit, six compagnons recherchés

Des sources d’agences de presse en Grèce précisent que la descente de police contre quatre compagnons suspectés d’appartenir à la «Conspiration des cellules du Feu» n’est pas terminée.

En effet, le nom de six autres compagnonnes/ons, considérés comme membres du même groupe qui a revendiqué énormément d’actions directes, ont été publiés. Les six sont activement recherchés sur tout le territoire grec, et la police affirme détenir leurs empreintes digitales.

Le détail des accusations est : participation à attentat [par] explosifs, appartenance à une organisation criminelle, détention illégale d’explosifs. L’antiterrorisme recherche d’éventuels liens entre la «Conspiration des cellules du Feu» et le groupe de guérilla urbaine «Secte des révolutionnaires», le groupe qui a revendiqué l’assassinat du flic Nektarios Savvas.

Les compagnons incarcérés sont : Harilaos (21 ans), Emmanouil (21), Myrto (21) et Panayiotis (20).

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