Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 16:08

IRRADIÉS DE TOUS LES PAYS, RÉVOLTONS-NOUS !

 

Face aux mensonges officiels sur le désastre de Fukushima et ses conséquences au Japon et ici, «Faure et Reclus à l’Élysée» aborde quelques aspects de la réalité du nucléaire.

 

 

 

Interview de Xavier Rabilloud, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire à Lyon, dans le Canut Info du 16 mars, puis les infos à la date du 7 avril ; Lecture du tract La routine du désastre ; Rendez-vous antinucléaires dans le Sud-Ouest à Golfech et au Blayais le week-end de Pâques ; «Pour en finir avec le nucléaire» & «Lutte à Chooz» (Basse Intensité).

 

Émission réalisée en direct jeudi 7 avril 2011 sur Radio Périgueux 103 (102.3 FM), disponible à l’écoute et en téléchargement sur l’audioblog de l’émission.

 

Pour s’informer : Fukushima, les tromperies d’un désastre nucléaire prévisible (Rebellyon) ; La catastrophe de Fukushima (La Terre d’abord).

 


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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 15:39

 

Communiqué du collectif 69 de vigilance contre l’extrême-droite

 

Ça n’en finit plus. Samedi 9 avril, une manifestation unitaire antifasciste avait lieu pour dénoncer les violences d’extrême-droite à Lyon et l’implantation d’une salle de concerts néo-nazis. Alors qu’ils quittaient la manifestation et rejoignaient un groupe d’amis dans le quartier saintJean, deux manifestants ont été sauvagement attaqués par des militants d’extrême-droite.

 

Ils auraient été suivis lors de la dis­per­sion de la mani­fes­ta­tion des Terreaux jusqu’au lieu de l’agres­sion par quatre mili­tants fas­cis­tes.

 

Arrivés dans le quar­tier saintJean, les deux mili­tants anti­fas­cis­tes ont été inter­pel­lés et pro­vo­qués par ces der­niers. C’était en fait un véri­ta­ble guet-apens : une quin­zaine d’agres­seurs ont simul­ta­né­ment surgi d’un coin de rue, armés de barres de fer, de battes de base­ball et de man­ches de pioche. Se ruant sur eux, ils les ont lit­té­ra­le­ment lyn­chés place du Change.

 

Le plus dure­ment touché a 21 jours d’ITT en raison de plu­sieurs frac­tu­res et d’une mâchoire brisée due à la mul­ti­pli­ca­tion des coups portés à la tête. Il devra pro­chai­ne­ment subir une lourde opé­ra­tion chi­rur­gi­cale. L’autre per­sonne s’en tire avec quel­ques contu­sions.

 

Ce n’est mal­heu­reu­se­ment pas (et de loin) la pre­mière agres­sion orches­trée par des nervis appar­te­nant à la mou­vance iden­ti­taire et fas­ciste lyon­naise dans ce quar­tier. Trois syn­di­ca­lis­tes en avait déjà fait les frais en mars 2010. Un exem­ple parmi d’autres.

 

Voici plus d’un an que nous, col­lec­tif 69 de vigi­lance contre l’extrême droite, poin­tons la recru­des­cence des vio­len­ces fas­cis­tes dans l’agglo­mé­ra­tion lyon­naise. Trois jours avant cette agres­sion, une autre s’était dérou­lée devant le lycée Jean-Paul Sartre à Bron où deux per­son­nes dif­fu­sant des tracts pour la mani­fes­ta­tion anti­fas­ciste avaient été atta­qués.

 

Malheureusement, nous devons une fois de plus condam­ner une énième agres­sion de la part des nervis fas­cis­tes et/ou iden­ti­tai­res à l’encontre de ceux qui ne leur plai­sent pas : jeunes issus de l’immi­gra­tion, actri­ces-eurs des mou­ve­ments sociaux, mili­tan­tes-mili­tants de gauche ou liber­tai­res…

 

Une fois encore nous inter­ro­geons les pou­voirs publics sur cette situa­tion, sur leur capa­cité à y remé­dier, et sur leur volonté d’agir enfin contre ce que nous sommes contraints d’appe­ler une véri­ta­ble résur­gence de l’extrême-droite radi­cale à Lyon. La vio­lence des agres­sions étant chaque fois plus intense nous nous inter­ro­geons : faudra-t-il un mort pour qu’une prise de cons­cience poli­ti­que et média­ti­que ait lieu ?

 

Banalisation du dis­cours raciste, débats nau­séa­bonds, oppro­bre jetée sur une partie de la popu­la­tion fran­çaise, chasse aux sans-papiers : les poli­ti­ques por­tent leur lot de res­pon­sa­bi­li­tés dans la situa­tion que nous subis­sons aujourd’hui.

 

Nous tenons à inter­pel­ler toutes-s les Lyon­nai­ses-s sur la dan­ge­ro­sité crois­sante que font peser les diver­ses com­po­san­tes de cette droite extrême en recom­po­si­tion — des iden­ti­tai­res aux néo-nazis en pas­sant par le Front National et divers grou­pus­cu­les, les fron­tiè­res entre ces grou­pes étant lar­ge­ment per­méa­bles selon nous.

 

Nous aler­tons les habi­tan­tes-s de saintJean et les per­son­nes qui y tra­vaillent sur cette triste réa­lité, à savoir que leur quar­tier risque aujourd’hui de deve­nir un véri­ta­ble bas­tion de l’extrême-droite vio­lente.

 

Nous ne nous lais­se­rons pas inti­mi­der par ce déchaî­ne­ment de vio­lence et nous conti­nue­rons plus que jamais le combat sur le ter­rain poli­ti­que et popu­laire !

 

Collectif 69 de vigi­lance
contre l’extrême-droite (contact)
 Lyon, le 11 avril 2011.
Rebellyon.

 


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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 14:18

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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 13:39

Toulouse - Citoyens volontaires : délateurs ou médiateurs ?

 

Quatorze citoyens volontaires ont été officiellement intronisés, hier. Ils sont chargés des missions de prévention et de créer du lien. Pourtant, certains estiment qu'ils ne sont pas forcément à leur place.

 

 

Faut-il craindre les citoyens volontaires ou leur faire entièrement confiance ? Ils sont quatorze à œuvrer depuis plusieurs mois dans les quartiers de l'agglomération toulousaine. Ces citoyens volontaires ont participé, hier matin, en présence de nombreuses personnalités, à une cérémonie officialisant leur entrée en fonction. Pharmacien, psychologue et retraités, ils ont tous voulu se lancer aux côtés de la police nationale de manière totalement bénévole. Arborant fièrement leur petit écusson, siglé «Citoyen volontaire», ils ont tous signé emporté le document attestant de leur engagement.

 

«Ils sont là pour compléter les forces de police. Elles sont accaparées par la délinquance, les enquêtes et les procédures… Il existe une place pour les activités intermédiaires. Ces citoyens volontaires ne sont pas là pour faire de la répression», explique le préfet de région, Dominique Bur. Pourtant, ces membres du service volontaire citoyen (SCV) ne sont pas partout en odeur de sainteté. Chez les Verts, par exemple, on jette sur eux un regard plus que méfiant. Selon Antoine Maurice, président du groupe Europe écologie-les Verts à la communauté urbaine de Toulouse, l'arrivée des citoyens volontaires n'est pas de bon augure. Loin de là. D'emblée, il prévient : «Derrière ce rôle de médiateur, il y a autre chose : une volonté de dénonciation.» Antoine Maurice estime qu'il assiste à «la déshumanisation de la sécurité». Il explique : «Visioconférences judiciaires, rôle des policiers dévoyés… Nous ne sommes pas contre la police, mais pour une police ayant des moyens de travailler.»

 

«C'est faire œuvre de civisme»
Quel est le principe du citoyen volontaire ?
Lucien Pourailly, directeur départemental de la sécurité publique de Haute-Garonne. La police nationale est prise par une multitude d'activités. Il existe un espace que certains peuvent remplir afin de nous aider à renforcer notre lien avec la population. Ainsi, les citoyens volontaires sont là pour nous épauler dans nos missions de dialogue, de médiation avec le public. Ils peuvent recueillir les doléances des gens de leur quartier, participer à des réunions, être en contact avec les gardiens d'immeuble… Ils travaillent sur cinq axes : renforcement du lien entre la nation et la police, solidarité, médiation sociale, prévention, et information.
Quel sera leur rôle exact ?
À Toulouse, les gens du 3e âge vivent parfois seuls, reclus chez eux. Ils vont taper à leur porte. La piste Candie est le lieu de travail de policiers professionnels qui font de l'éducation routière. Les citoyens volontaires s'y greffent et participent à ce type d'action. Souvent, la police nationale est prise par une multiplicité de tâches qui compliquent leur intervention sur un problème de voisinage. Il n'est pas sot de les confier à ces gens. Le but est simple : faire à nouveau communiquer des individus qui ne s'adressaient plus la parole. Qui peut faire cela à part ces gens ?
Ne pensez-vous pas que ces citoyens risquent de passer pour des indics ou des délateurs ?
Ce principe existe aux Pays-Bas, en Irlande et en Grande-Bretagne. Là-bas, il ne fait pas débat. C'est très français d'estimer que travailler avec la police, c'est faire de la délation. Au contraire ! C'est faire œuvre de civisme… Et en plus bénévolement. On ne peut pas critiquer une institution qui a choisi de s'ouvrir et de se rapprocher de ceux qu'elle sert. Ce ne sont pas des policiers, ils ne sont pas là pour faire des interpellations. Ils sont là pour faire de la médiation, pour accompagner la police.
«Ce ne sont pas des policiers, ils ne sont pas là pour arrêter, mais pour faire de la médiation.»

«On remplace le service public par des milices»
Que pensez-vous de ces citoyens volontaires ?
Antoine Maurice, président du groupe Europe écologie-les Verts à la communauté urbaine de Toulouse. Le gouvernement a décidé de lancer des procédures qui sont dangereuses. Nous avons dénoncé Hadopi puis Lopsi2… Ce sont des méthodes insidieuses et irresponsables.
À quel titre ?
Derrière ces citoyens volontaires, il y a un autre rôle que celui de médiateur. Il y a, je le crois, une volonté de dénonciation. On leur demande, par exemple, d'être à la sortie des lycées pour repérer les prétendus délinquants… C'est le début de la déshumanisation de la sécurité. Ce qu'ils veulent ce sont des caméras avec des gens derrière.
Pourtant, ces quatorze citoyens ne sont pas armés. Ils ne sont pas censés intervenir ou interpeller des individus.
C'est une étrange société qu'on est en train de nous préparer. On remplace les services publics et les fonctionnaires formés par des milices. Les forces de l'ordre ont besoin de moyens et de formation pour travailler. Au lieu de cela, on est en train de constituer des réserves de la police nationale. On nous prépare de nouveaux drames.
À qui confiriez-vous ce rôle de médiation et d'accompagnement du public ?
C'est clairement le rôle qu'avait donné la gauche à sa police de proximité. Même pour faire de la médiation ou de l'accompagnement, il faut de la formation. Beaucoup de formation. On ne peut pas demander à des gens, ayant une expérience propre mais différente de celle de la police, de porter cela. Ce travail est une mission essentielle. Nous ne sommes pas contre la police mais pour plus de moyens. Nous avons besoin d'une véritable police. Chez Europe écologie-les Verts, nous défendons une police d'agglomération.
«Il y a, derrière, un autre rôle que le médiateur … une volonté de dénonciation.»

 

Leur presse (Fabrice Vironneau,
La Dépêche), 6 avril 2011.

 

 

Toulouse : Ils aident la police gratis

 

Quatorze «citoyens volontaires» épaulent les forces de l'ordre.

 

Son badge estampillé «Police nationale» est tout à fait authentique. Mais Jean, bientôt 82 ans, n'a ni carnet de PV, ni matraque et encore moins les prérogatives d'un agent de métier. Pourtant, depuis janvier, il épaule la police dans les rues du centre-ville en visitant les commerces et en pistant les crottes de chien. Ce retraité fait partie des quatorze «citoyens volontaires» en activité dans l'agglomération. Parmi ses «collègues», il y a un retraité de la poste, un pharmacien, une psychologue ou encore un conducteur de bus. Ces réservistes nouvelle version exercent bénévolement, ce qui leur a valu hier les louanges du préfet, Dominique Bur. «C'est un acte d'engagement fort, a-t-il dit, qui permet de compléter le travail des forces de l'ordre.»

 

Pas du goût des syndicats

 

Alain, consultant en ressources humaines, habite en centre-ville mais «officie» par choix au Mirail. «Nous ne sommes ni des cow-boys, ni des indics, assure-t-il. Le commissariat de quartier m'a confié la mission de servir de médiateur entre les commerçants et les groupes de jeunes. J'y vais trois demi-journées par semaine.» Sa motivation n'est pas d'assouvir sur le tard une vocation manquée. «Je pense que, dans la période actuelle, il faut absolument renforcer les relations entre la police et la population», précise-t-il. « En fait, ce sont des facilitateurs de dialogue, une aide très précieuse», résume le capitaine David Delattre, en charge de la cohésion sociale au commissariat central. Soutien aux victimes, médiation dans les différends de voisinage ou remplissage de procurations de vote, les tâches de ces réservistes sont légions.

 

Et c'est bien ce qui inquiète le syndicat Unité SGP Police, majoritaire à Toulouse. «Je ne blâme pas les gens qui font cela. Mais la police est une affaire de policiers, réagit Didier Martinez, son secrétaire régional. Le bénévolat n'a rien à y faire surtout si c'est une excuse pour ne pas recruter à un moment où la pénurie de personnel est criante.»

 

Conditions
La création des citoyens volontaires date de 2007. Les candidats doivent avoir 17 ans minimum. Le dispositif est ouvert aux ressortissants de l'Union européenne et aux résidants étrangers en France depuis au moins 5 ans. Les candidats sont soumis à une enquête administrative et doivent avoir un casier judiciaire vierge. Rens. sur www.interieur.gouv.fr

 

Leur presse (Hélène Ménal, 20 Minutes), 6 avril.

 

 

Lens : Quatre citoyens [de plus] aux côtés de la police

 

Le commissariat de Lens a engagé quatre nouveaux citoyens volontaires. Bénévoles, ces citoyens auront pour mission d'accompagner les policiers dans leurs taches quotidiennes : sensibilisation au collège, prévention dans les bus…

 

Tout a commencé en 2007. La ville de Lens accueillait quelques matches de la Coupe du Monde de Rugby : de nombreux étrangers étaient invités à séjourner dans l'Artois. Pour accueillir au mieux cet afflux de supporters, le commissaire Lejeune avait l'idée de recruter des citoyens volontaires. Disponibles et bénévoles, ils étaient chargés de renseigner les étrangers et de distribuer des plaquettes d'informations.

 

Quatre ans après sa création, les citoyens volontaires ont gravi les échelons. Leur but ? Épauler la police nationale dans différentes actions de proximité comme la sensibilisation à l'alcool dans les collèges ou encore la prévention d'agression sur la ligne de bus Tadao. Munis d'une carte de service, ces citoyens sont Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Cette semaine, le commissariat de Lens a d'ailleurs «embauché» quatre nouveaux citoyens volontaires dans ses services. «Il s'agit d'un agrément de cinq ans dans la prévention et la médiation, note le commissaire Daniel Lejeune, qui avait déjà mis en place cette opération dans son ancien commissariat, à Meaux. C'est important d'avoir des citoyens qui collaborent avec la police. L'approche est différente, mais rassurez-vous : on ne va pas les envoyer sur la ligne C du RER.»

 

Onze citoyens épaulent la police

 

Que ce soit une heure par semaine ou trois jours par mois, les missions du citoyen se font à sa convenance. Aucune obligation et aucune indemnisation, uniquement du bénévolat. Le commissaire Daniel Lejeune songe d'ailleurs à leur confier d'autres missions comme l'opération tranquillité vacances ou encore de la sensibilisation à la sécurité routière. «Maintenant, l'opération tranquillité vacances s'étend sur toute l'année donc ils peuvent nous être très utiles, souligne-t-il. À Paris, par exemple, j'avais même formé un citoyen pour faire des interventions pour la sécurité routière.» S'inspirant du modèle canadien, le citoyen volontaire a été mis en place dès l'arrivée de Nicolas Sarkozy comme président. Après une brève formation et un rappel du code de déontologie, les citoyens s'attaquent au terrain. Pour le commissaire Lejeune, ces citoyens seront une aide précieuse également pour la société de bus Tadao. «Il existe quelques problèmes d'incivilités, notamment sur la ligne Lens-Hénin-Beaumont du samedi après-midi. Rapprocher la population de la police est une bonne chose, aussi bien pour l'une que pour l'autre.»

 

Leur presse (L'Avenir de l'Artois), 17 mars.

 


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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 12:29

40 ans après l'appel dit «des 343 salopes», l'accès à l'IVG n'est toujours pas garanti. À la fois par les conditions économiques infligées aux CIVG et par les discours qui continuent à vouloir faire de ce choix un drame.

 

Nous (groupe informel de femmes féministes) avons donc lancé un appel pour réclamer l'accès inconditionnel et gratuit à l'IVG mais également la liberté de faire ce que nous voulons de notre corps sans que l'on nous dise comment nous devons nous sentir.

 

Cet appel (joint à ce mail) est à signer là : jevaisbienmerci.net et a recueilli plus de 343 signatures le 5 avril.

 

6 avril 2011.

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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 11:53

Le nucléaire ne fait pas débat, le nucléaire tue !

 

Aujourd’hui, 8 avril, Valérie Faudon, directrice marketing d’AREVA vient animer une discussion sur l’avenir du nucléaire français et la «gestion du risque». Compte tenu des circonstances actuelles et de la responsabilité du groupe AREVA dans la crise nucléaire permanente, nous souhaitons faire comprendre à cette dame qu’elle n’est pas la bienvenue. Nous ne souhaitons ni discuter avec elle, ni entendre son charabia de VRP. À l’inverse, nous continuons de revendiquer une sortie immédiate du nucléaire en rappelant que du Niger à Fukushima, de Tokyo à La Hague, AREVA tue, tous les jours et ce même quand les caméras ne sont pas braquées sur ses centrales.

 

 

L’accident de la centrale nucléaire de Fukushima, au cœur d’un des pays les plus denses et les plus industrialisés du monde, nous révèle le danger permanent que représente l’atome. Flics, militaires et technocrates ont beau conjuguer tous leurs efforts dans des exercices de simulation théâtraux, comme en janvier dernier autour de Gravelines, le jour venu, toutes ces gesticulations s’avèrent bien dérisoires. Aujourd’hui, dans l’un des pays les plus avancés sur le plan technologique, entre 500 à 600 liquidateurs sont menacés de mort à court terme, en tentant de refroidir le combustible MOX envoyé par AREVA. À Tokyo, les résultats disponibles sur la radioactivité atmosphérique signalent une valeur 100'000 fois supérieure à la normale. Depuis le 31 mars, de l’eau radioactive a été rejetée tous les jours dans l’océan Pacifique à raison de 7000l/heure (source : rebellyon.info).

 

Rappelons-nous cependant que derrière la «crise», le nucléaire c’est la catastrophe permanente. De l’extraction dévastatrice dans les anciennes colonies du Niger par AREVA, jusqu’à l’enfouissement hasardeux des déchets, en passant par les rejets quotidiens «légalement contrôlés» et la santé sacrifiée des sous-traitants, la filière électro-nucléaire c’est l’empoisonnement, l’opacité et le mensonge combinés.

 

Et pourtant, au Japon comme ailleurs, les partisans du tout nucléaire s’évertuent à nous faire croire que le nucléaire serait une énergie «sûre», «propre» et surtout indispensable pour perpétuer un monde de production effrénée. Celui qui nous impose de faux besoins et nous tue à la tâche. Mme Faudon, nous réaffirmera à coup sûr d’un air grave que le nucléaire demeure un choix pertinent et qu’il est dérisoire, voire irresponsable d’imaginer s’en passer. Alors, pourquoi discuter ? Dans les médias, experts et contre-experts s’échinent à circonscrire les termes d’un débat qui aboutira immanquablement à la poursuite de l’énergie atomique en France comme ailleurs. Aujourd’hui, on nous promet l’inspection du parc nucléaire français, et des irradiations «transparentes», «participatives» et «citoyennes».

 

Face à l’électro-désastre, il est urgent d’imposer une sortie immédiate du nucléaire. Énergies alternatives ou pas, rien ne justifie de prolonger plus longtemps cette catastrophe permanente.

 

Si t’aimes tant le nucleaire,
Porte-toi liquidateur volontaire.

 

 

Un compte rendu de la manif contre AREVA

 

Le 8 avril, il y avait bien la directrice marketing d’AREVA à l’IEP. Une cinquantaine de personnes, une banderole, des tracts et l’interdiction de rentrer dans les locaux. Ils étaient bien gardés par les flics, sous la coupe toute coopérative du directeur de cette fabrique à élites bureaucratiques, Pierre Mathiot, apprenti notable d’une ville de province.
C’était complètement pitoyable.

 

On a eu droit aux quatre fouille-crottes de la BIVP qui se prennent pour des super-flics à encadrer un rassemblement de cinquante personnes (M. Chewing Gum et ses nouvelles pompes en croco ridicules, le petit blondinet nerveux qui a l’air aussi intelligent qu’un bulot, le brun aux cheveux longs qu’on dirait un chanteur de pop pour gamin-es, et un photographe). Peut-être qu’ils s’imaginent avoir une vie trépidante pleine de rebondissements quand ils vont «sur le terrain». Alors que concrètement, à Lille, c’est quoi l’opposition politico-terroriste propre à faire peur à qui que ce soit ? Ils font juste pitié.

 

On avait aussi trois agents de la BAC payés pour leur tour de biceps plus que pour leur fulgurance intellectuelle. Et une dizaine de CRS dressés comme des toutous pour taper à la matraque. D’ailleurs ils ne se sont pas gênés (les preuves en image dans un autre post).

 

Tout ça pour quoi ? Pour laisser parler une connasse d’AREVA devant dix péquenauds de fils et filles à papa qui de toute façon ne comprennent rien à ce qui est en train de se passer.

 

Alors que pendant ce temps-là, à Fukushima, on a arrêté de jouer avec son caca. Les Japonais sont en train de crever à cause de ce putain de combustible MOX vendu par AREVA et de cette putain de technologie nucléaire juste bonne à nous empoisonner, fabriquer des bombes, faire tourner des escalators, des écrans plats, des iPhone et toute une panoplie de gadgets à la con.

 

Tout ceci n’a absolument aucun sens.


Indymedia Lille, 11 avril 2011.

 


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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 10:24

Résumé de quelques nouvelles lues ça et là ce matin.

 

 

Lampedusa

 

Hier les premières expulsions groupées par pont aérien de celles et ceux qui sont arrivé/es après le décret du 5 avril ont commencé : 30 expulsés pour au minimum 60 flics par avion. Le premier groupe de  Tunisiens expulsés ne savait pas qu'ils allaient être réexpédiés en Tunisie ; les autorités avaient préféré le leur cacher et leur faire croire qu'ils allaient rejoindre la Péninsule, comme les autres depuis plusieurs jours. C'est une fois arrivés en Tunisie qu'ils se sont rendus compte de la supercherie. Leurs camarades restés à Lampedusa ont été alerté via sms de ce qu'il allait leur arriver à eux/elles aussi.

 

Aussitôt dans le centre d'accueil et de rétention de Lampedusa les gens ont commencé à protester, grimpant sur le toit, tapant aux barreaux des fenêtres aux cris de «Liberté», accrochant des banderoles («On veut la liberté») faisant brûler matelas et mobilier … Plusieurs dizaines de réfugiés ont également escaladé le mur d'enceinte et se sont échappés... mais Lampedusa qui est une île très petite et en ce moment surmilitarisée est elle même une prison…

 

Hier soir le second vol d'expulsion devait avoir lieu. Les 30 personnes «choisies» ont refusé de descendre du bus qui les a conduit à l'aéroport. Mais, forces de l'ordre obligent, l'avion a fini par décoller et les emmener.

 

Le centre de rétention n'est en partie plus viable et la situation est, comme  ils disent, explosive… L'État italien a donc changé son fusil d'épaule et décidé de se débarrasser des 1300 personnes récemment arrivées à Lampedusa non plus en les expulsant en Tunisie mais en les évacuant par bateau vers l'Italie pour les répartir dans les différents centres de rétention de la Péninsule. Ces centres de rétention viennent en effet d'être vidés d'une partie de leurs prisonniers qui viennent d'obtenir le fameux permis de séjour temporaire arraché de haute lutte grâce à leurs révoltes contre le traitement (enfermés, identifiés, contrôlés comme du bétail) qui leur est réservé (Sur le rôle de la lutte dans le choix de l'option permis de séjour temporaire par le gouvernement italien voir l'article de Macerie). Dans ces centres de rétention de la Péninsule, depuis hier, que ce soit à Turin ou à Gradisca, on signale cependant que plusieurs mouvements de protestation, grèves, de la faim, sont en train de se mettre en place, les gens qui y sont restés enfermés ne comprenant pas la différence de traitement qui leur est réservée et demandant eux aussi la liberté.

Voir un article assez complet.

 

Désolée, contrairement à ce qui est écrit ci-dessus, les vols d'expulsion de Lampedusa vers la Tunisie se poursuivront à raison de deux par jour avec 30 personnes à bord. Le dispatching dans des CIE de la péninsule via un transport en bateau devant partir aujourd'hui ne concernera «que» 700 personnes, pour «désengorger» l'île et réduire les révoltes ou tout au moins s'assurer de la supériorité numérique des forces de l'ordre.

 

 

À Trapani (Camp + aéroport)

 

Des évasions de nouveau hier soir sur le camp de rétention fait de tentes, de grillages et d'hommes en armes qui se situe à côté de l'aéroport de Trapani et qui enferme environ 700 prisonniers/ères. Une dizaines de personnes a été rattrapée, recherches et battues sont organisées pour les autres fugitifs.

 

Toujours à Trapani, une centaine de personnes qui étaient en attente forcée d'un vol qui devait les ramener à Lampedusa d'où elles devaient être expulsées vers la Tunisie se sont révoltées hier à l'aéroport.

 

 

Au camp de rétention de Santa Maria Capua Vetere (Campanie)

 

Plusieurs témoignages de mauvais traitements, exactions circulent, notamment par des sms envoyés à de la famille attendant en France les leurs bloqués en Italie. Les médias parlent aussi de 15 Tunisiens qui ont dû être hospitalisés suite à la répression qui a fait suite à la tentative d'évasion qui a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi (mais non mais non ce ne sont pas des prisons diront encore les humanitaires tels la Croix Rouge qui travaillent là). Lacrymogènes, chiens, menaces, tabassages, tel est le quotidien des centaines de personnes contraintes de rester enfermées dans ce camp en vue de leur identification et du tri qui s'en suivra.

http://www.tmnews.it/web/sezioni/videonews/20110411_video_19044225.shtml
http://napoli.repubblica.it/cronaca/2011/04/12/news/ssssssss_ssssssss-14818430/

 

Pour finir, après tout ça, un  slogan italien entendu là-bas dans des manifs qui en substance dit «Les papiers ce n'est que du papier il faut les brûler» (Carta è solo carta, carta bruciera, enfin un truc qui ressemble à ça)… Vivement qu'on y arrive !

 

F. - Liste Migreurop, 12 avril 2011.

 


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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 07:53

PAS DE SUSHI, L’ÉTAT GEIGER !

 

Nous nous sommes réuni-e-s depuis le 24 mars dernier dans une assemblée de lutte contre la société nucléaire. Parce que ça fait un moment que nous savons que le nucléaire est un crime, dont le désastre de Fukushima est le dernier avatar. Parce que nous n’entendons laisser cette question comme beaucoup d’autres aux mains de quelques-un-e-s, qu’il-elle-s soient experts du nucléaire ou experts de sa contestation… Nous essayons de nous organiser sans attendre d’hypothétiques débats ou  référendum, ici et maintenant.

 

Mardi 12 avril : Assemblée de lutte

18h Amphi Tocqueville (Campus 1 - Université)

 

Mercredi 20 avril : Projection/débat autour du film Des pierres contre des fusils

20h30 Amphi D1 (Campus 1 - Université)

 

Samedi 23 avril : Rassemblement antinucléaire à Flamanville (Diellette) à l'initiative de la Coordination antinucléaire régionale

15h (Covoiturage organisé à partir de Caen)

 

Collectif radicalement antinucléaire - CRAN (contact)

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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 17:24

 

 

Un incendie a éclaté dans le camp de Lampedusa où les migrants en voie d'expulsion se sont révoltés ce matin. Deux des bâtiments sont en flammes, pendant que des centaines de migrants essayent de s'enfuir dans les collines aux alentours. 50 migrants ont pu s'évader (tout en restant sur l'île d'où il est difficile de partir), d'autres ont été bloqués par les militaires qui encerclent le camp. D'autres sont regroupés à l'entrée du centre.

 

 

Fiamme in centro accoglienza Lampedusa
Centinaia di migranti cercano di fuggire sulle colline

 

Un incendio e' divampato all'interno del centro di accoglienza di Lampedusa dove da questa mattina e' esplosa la protesta dei migranti che devono essere rimpatriati. Da due edifici si sta alzando una colonna di fumo mentre centinaia di immigrati stanno cercando di fuggire sulle colline antistanti. Circa 50 persone sono gia' riuscite ad allontanarsi mentre altre sono state fermate dai militari che presidiavano la zona. Un altro gruppo di migranti si trova nei pressi dell'ingresso del centro.

 

Leur presse (ANSA), 11 avril 2011.

 

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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 15:48

Premières expulsions groupées de Lampedusa vers la Tunisie et premières manifs des concerné/es

 

Conformément à l'accord passé entre les gouvernements italien et tunisien, la déportation des Tunisiens arrivés après le 5 avril à Lampedusa vient de s'intensifier.

 

Deux vols par jour sont prévus sur la semaine, le premier a décollé aujourd'hui à 13h avec 30 Tunisiens à bord, chacun étant escorté par deux policiers et ayant dû subir une fouille minutieuse avant de quitter le centre de Lampedusa pour être monté à bord d'un bus conduisant à l'aéroport. Le second vol aura lieu vers 20h.

 

Au début il n'a pas été annoncé que les gens extraits du centre seraient expulsés en Tunisie et non pas conduits vers les camps de tentes en Italie. Mais cela s'est su (après le départ du premier bus apparemment) et une manifestation aux cris de «Liberté ! Liberté !» a commencé dans le centre, plusieurs personnes étant grimpées sur les toits. La police anti-émeute est intervenue.

http://www.agi.it/politica/notizie/201104111320-pol-rt10108-immigrati_volo_di_rimpatrio_decollato_da_lampedusa
http://www.tgcom.mediaset.it/cronaca/articoli/1005954/lampedusa-tensione-tra-immigrati.shtml

 

Dans le camp de tentes de Santa Maria Capua Vetere, situé à côté de Naples il y a également eu des protestations et rébellions cette nuit ainsi que des évasions.

http://www.lunaset.it/news.aspx?news=1421
http://www.rainews24.rai.it/it/news.php?newsid=151795

 

Liste Migreurop, 11 avril 2011.

 

 

Quelques nouvelles d'Italie : Lampedusa, Trapani, répression et solidarité à Bologne

 

Lampedusa

 

Les arrivées sur l'île se poursuivent, environ 1000 personnes seraient arrivées de Lybie ou de Tunisie ce week-end.

 

Berlusconi est venu sur l'île hier et a annoncé qu'à partir de lundi il y aurait deux vols d'expulsions collectives par jour vers la Tunisie.

 

Trapani (tendopoli de Kinisia)

 

Six personnes considérées comme en fuite du camp de tentes de Kinisia dont on ne cesse pourtant de répéter que ce n'est pas une prison (surtout maintenant que des permis de séjour devraient être accordés mais on voit que ces camps servent à l'identification et au fichage). Par ailleurs, il semblerait que ce camp de tentes établi à côté de Trapani ait été édifié sur une décharge d'amiante, une zone considérée comme hautement cancérigène (ci-dessous photo d'une banderole mise par les habitant/es contre le camp et dénonçant la toxicité du lieu).

http://www.agi.it/palermo/notizie/201103311734-cro-rt10227-immigrati_mamme_e_bimbi_in_marcia_contro_la_tendopoli_di_trapani

 

 

 

Répression contre celles et ceux qui luttent contre les centres de rétention, les armes, la guerre, le nucléaire en Italie

 

 

La traduction rapide (excusez les fautes) du texte des copines de «Nous nous ne sommes pas complices» (collectif qui s'est monté autour de Joy) pour appeler à participer à la semaine de solidarité avec les personnes arrêtées à Bologne et Ferrara.

 

 

Dans la nuit du 5 au 6 avril, pendant que dans la Méditerranée survenait la énième tragédie de femmes, d'hommes et d'enfants morts noyés à cause des lois raciales de la forteresse Europe, les diligentes forces de l'ordre et de la discipline se présentaient dans différentes villes aux portes d'une soixantaine de compagnones et compagnons avec un mandat de perquisition.

 

Une opération menée médiatiquement qui a conduit en prison quelques compagnons et compagnones à Bologna et Ferrara, administrant aux autres des mesures restrictives sur la base d'accusations qui puent le montage à des kilomètres et qui, en tant que telles tomberont, mais non sans leur avoir fait subir gratuitement quelques semaines si ce n'est quelques mois de prison, comme toujours.

 

Ce que les journaux ne disent pas et ne diront jamais c'est que les compagnons et compagnones perquisitionné/es et arrêté-es dénoncent depuis des années la violence des CIE (camps de concentration pour migrants) et les violences qui y sont perpétrées, que ce soient les violences sexuelles envers les femmes migrantes ou les abus et humiliations envers les hommes.

 

Leur engagement a permis de démasquer les connivences entre les entreprises italiennes comme l'Eni ou Finmeccanica ou d'autres avec les régimes dictatoriaux (comme la Lybie et le Nigeria) et leur responsabilité dans la destruction de l'environnement et l'exploitation des populations colonisées.

 

Il est clair que ce qui gêne le pouvoir ce sont les contenus sur lesquels portent les luttes et les débats : dénoncer les violences de ce système qui ne laisse pas de salut à celles et ceux qui ne le servent pas et ne lui permettent pas de fonctionner, inviter à penser de manière critique et souhaiter une possible rébellion contre la guerre et la violence de l'État dans lequel nous vivons. Voilà les vrais chefs d'inculpation et ce qui fait peur aux vrais violents et mafieux qui détiennent le pouvoir !

 

Nous nous sentons solidaires de celles et ceux avec qui nous luttons, ensemble, de celles et ceux avec qui nous avons dénoncé la violence dans les centres de rétention et les politiques colonisatrices de l'État italien, de son armée et de ses entreprises.

 

Nous voulons rappeler le soutien concret qu'a réellement apporté le milieu anarchiste à la lutte féministe contre les centres de rétention, sans aucun sectarisme et dans le respect des différences.

 

Le moment est venu de mettre de côté la peur de la répression et d'être toutes et tous solidaires des compagnones et compagnons qui ne se sont pas laissés effrayer ou arrêter par ces logiques répressives. La répression avance et nous nous autoréprimons et allons de moins en moins vers la reconnaissance réciproque et la solidarité.

 

Terroristes pour nous sont ceux qui exploitent, emprisonnent, violent, torturent, bombardent.

 

Pour toutes ces raisons nous vous invitons toutes et tous à participer à la semaine d'initiative et de solidarité avec les compagnones et compagnons du centre de documentation Fuoriluogo arrêté/es

* Dimanche 10 avril : 15h, rassemblement sous la prison de Bologne. 19h, rassemblement sous la prison de Ferrara en solidarité avec les arrêté/es et contre toutes les prisons (cages) ;
* Mardì 12 avril : 13h, repas social devant la cantine universitaire contre les lagers de l'État et tous leurs complices ;
* Jeudi 14 avril : 18h, place de l'Unité à Bologne, assemblée publique pour la manifestation du samedi 16 ;

* Samedi 16 avril : 15h, piazza XX Settembre (Bologna) cortège contre la guerre d'occupation en Lybie, en solidarité avec les insurgés du Maghreb, contre la guerre intérieure faite de prohibition et de répression, contre les lagers (camps) de l'État et aux côtés de celles et ceux qui se rebellent dehors comme dedans, contre toutes les cages (prisons) et en solidarité avec les compagnones et compagnons arrêté/es et  toutes les prisonnières et tous les prisonniers.

 

Noinonsiamocomplici
Liste Migreurop, 10 avril.

 

 

Nouvelles en vrac d'Italie et des frontières

 

Alors qu'hier les ministres de l'Intérieur italien et français ont passé un accord prévoyant de patrouiller conjointement le long des côtes tunisiennes pour empêcher les gens de quitter les côtes africaines et que l'Allemagne vient, comme la France, de prendre des mesures pour limiter à l'extrême l'arrivée et l'installation sur son sol de Tunisiens titulaires du permis temporaire de 6 mois délivré par l'Italie, quelques nouvelles de ce qu'il se passe ici et là.

 

 

Lampedusa

 

Avant-hier, suite à l'annonce de l'expulsion de 30 personnes venant d'arriver à Lampedusa, les autres réfugiés présents sur l'île ont vigoureusement protesté.

 

500 personnes pour la plupart originaires d'Afrique sub-saharienne sont arrivées de Lybie hier.

 

Trois conducteurs de bateau qui hier ont contraint 30 personnes à se jeter à la mer avant d'entrer dans le port ont été arrêtés.

 

 

Vintimille-Menton

 

Manifs de solidarité avec les immigrés et contre la fermeture des frontières entre la France et l'Italie organisées aujourd'hui de chaque côté de la frontière : à Menton à 10h et à Vintimille à 16h.

 

Articles en italien sur cette zone de frontière.

 

 

Bologne et ailleurs

 

Une soixantaine de perquisitions mercredi dans toute l'Italie, six personnes emprisonnées (dont une libérée hier) et d'autres placées sous contrôle judiciaire dans ce que les médias et la police désignent comme être les milieux anarchistes, c'est-à-dire contre des gens qui se battent contre les centres de rétention, la guerre et le nucléaire et contre les entreprises qui se font de l'argent grâce à cela.

 

 

Turin

 

Suite au décret du 5 avril accordant un permis de séjour temporaire aux personnes venant d'arriver Tunisie, une centaine de Tunisiens viennent d'être libérés du centre de rétention de Turin. Ils seront identifiés et répertoriés et recevront mercredi le fameux petit papier d'autorisation temporaire de séjour. Il s'agit de personnes qui s'étaient enfuies de Lampedusa ou du camp de Manduria et qui avaient été capturées ensuite.

 

 

Manduria

 

Un article du Figaro sur les difficultés de gestion du camp.

 

Leur presse (Migreurop), 9 avril.

 

 

150 personnes perdues en mer suite à un naufrage au large de Lampedusa + articles sur les accords italo-tunisiens

 

200 personnes en route pour Lampedusa sont tombées à la mer cette nuit. 47 ont été récupérées, les recherches continuent pour retrouver les autres.

 

Suite à l'accord oral qui prévoit de donner un permis de séjour temporaire de 6 mois permettant de circuler dans l'espace Schengen aux personnes déjà arrivées en Italie mais d'organiser l'expulsion de ceux qui arriveront après ce décret, Maroni retourne aujourd'hui en Italie pour finaliser les accords.

 

Liste Migreurop, 6 avril.

 

 

Nouvelles des camps en Italie + déclaration Guéant sur les 2800 Tunisiens interpellés en France en un mois

 

1) Résumé rapide de choses lues ça et là dans les journaux italiens

 

Les  nouveaux camps se remplissent sur le territoire italien, celui de Santa Maria Capua Vetere en Campanie, enferme désormais environ 500 personnes. Plus de 1000 autres y seront conduites aujourd'hui. «Maintenant ils nous emmènent en prison ?» pouvait-on apparemment entendre parmi les transférés hier. Selon le coordinateur de la Croix Rouge qui gère le camp et qui reconnaît que la préfecture n'a pas encore dit quel serait le statut de ceux qui y sont conduits, il s'agit «d'un camp d'avant-garde, le meilleur d'Italie» et hier les transférés ont pu avoir visite médicale, repas et douche chaude. Ceux qui disent qu'il s'agit d'une prison mentiraient… Pourtant quand hier soir trois personnes ont tenté de quitter l'ancienne caserne elles ont été capturées juste à l'extérieur des murs d'enceinte et reconduites dans le camp.

 

À Manduria un mouvement de grève de la faim est dans l'air du temps. Alors que plusieurs personnes n'ont toujours pas réintégré le camp et campent ostensiblement à l'extérieur, la région se militarise chaque jour davantage. Les élus qui veulent visiter le camp s'en font refuser l'entrée. Un imam a également été empêché d'entrer dans un camp.

http://corrieredelmezzogiorno.corriere.it/lecce/notizie/cronaca/2011/5-aprile-2011/tendopoli-santa-maria-capua-veterecarloni-pd-resta-fuori-chiarisca-maroni-190377735305.shtml

 

Parmi les camps déjà en fonction, ceux de  Manduria, Trapani, Caltanisette, Potenza et Santa Maria Capua Vetere. Devraient bientôt ouvrir ceux de Turin, Brescia, Padova, Fermo, Vipiteno et Viterbe.

 

À Lampedusa les arrivées continuent. Des bateaux de réfugiés sont également arrivés en Sardaigne.

http://www.ilmattino.it/articolo.php?id=144379

 

 

2) Déclarations de Guéant

 

2800 clandestins tunisiens interpellés
Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a indiqué aujourd'hui lors de la séance des
questions d'actualité à l'Assemblée nationale, que 2.800 Tunisiens en situation
irrégulière avaient été interpellés en un mois.
Le ministre, qui répondait à Rudy Salles (NC, Alpes-Maritimes), a relevé que «la pression migratoire (tunisienne) sur l'Italie a des conséquences» pour la France où «entre le 23 février et le 28 mars, ce sont 2.800» Tunisiens en situation irrégulière qui ont été interpellés.
«1.700 ont d'ores et déjà fait l'objet d'une reconduite à la frontière, la plupart à la frontière avec l'Italie», a précisé le ministre. Il a souligné que «la France n'est pas prête à accepter cet afflux d'immigration», qu'il a qualifié d'«économique».
Outre des mesures internes, telles que la mise en place «de contrôles dans la bande des 20 kilomètres par rapport aux frontières, dans les aéroports et dans les gares», la réponse se doit aussi d'être «européenne», a estimé M. Guéant. Selon lui, cela nécessite «que les accords de Schengen soient respectés» et que «Frontex (l'agence européenne de surveillance des frontières extérieures à l'UE) organise mieux son dispositif».
Enfin, a ajouté M. Guéant, les pays de la Méditerranée européenne doivent se réunir sur cette question de la pression migratoire et leurs ministres de l'Intérieur se retrouveront mercredi à Luxembourg.
Leur presse (AFP), 5 avril.

 

Liste Migreurop, 5 avril.

 

 

Nouvelles des front(ière)s de la Méditerranée, journée du dimanche 3 avril

 

 

Comme d'habitude, cela ne se prétend pas exhaustif…

 

 

Manduria

 

Journée de dimanche et nuit de dimanche à lundi dans le CAE de Manduria (il semblerait que les camps de rétention provisoires qui viennent d'être érigés se nomment ainsi, CAE, qui signifie centre d'accueil et d'identification) : Dans l'après-midi il y a eu de nouveau plusieurs centaines d'évasions. La plupart des personnes qui ont réussi à sortir du camp ont en fait rejoint les 300 manifestants et manifestantes qui étaient massés à l'extérieur du camp. Ensemble ils ont manifesté aux cris de «Asile Liberté» (en français). Le préfet a essayer de négocier avec les manifestants qui venaient de l'intérieur du camp pour leur faire réintégrer leur prison. 200 d'entre eux n'ont pas cédé à son chantage (vous allez aggraver votre cas, etc…) et vu que le préfet a refusé leurs propositions (entre autres propositions des prisonniers : on rentrera dans le camp si les autres manifestants, les Italien/nes solidaires avec nous peuvent aussi rentrer) ils sont restés dormir rassemblés à l'extérieur du camp pour protester et demander une protection internationale et la liberté de circulation. D'autres sont retournés dans le camp, volontairement ou non.

http://www.dailyblog.it/immigrati-altissima-la-tensione-fuori-tendopoli-di-manduria-ad-aizzare-gli-immigrati-ci-sono-i-giovani-dei-centri-sociali/03/04/2011/
http://www.lagazzettadelmezzogiorno.it/notizia.php?IDCategoria=273&IDNotizia=416781

 

 

Il semblerait que la détermination des gens emprisonnés à Manduria ait, en tout cas pour la journée d'hier, contraint les autorités à user de diplomatie plutôt que de matraques. Aujourd'hui Berlusconi, appuyé par la France, sera en Tunisie pour négocier des accords permettant l'expulsion des milliers de Tunisiens arrivés en Italie. Mais comme le disent les personnes enfermées : «N'essayez pas de nous rapatrier ou nous déclencherons une guerre».

 

Lampedusa

 

À Lampedusa les arrivées continuent (200 cette nuit) et la situation reste tendue. Hier des mineurs regroupés depuis plusieurs semaines dans une salle paroissiale se sont révoltés en voyant que plusieurs de leurs camarades étaient emmenés pour être transférés sur le continent et pas eux et un feu s'est déclenché dans la paroisse.

 

Sur les personnes qui arrivent à Lampedusa, le départ de Tunisie, lire ce reportage.

 

Tranferts, Naples

 

Les transferts vers le continent se poursuivent. Un bateau vient d'arriver à Naples, ne transportant que des hommes. Ils ont été accueillis sur  le port par une banderole de bienvenue faite par des personnes solidaires mais ils seront pris en charge par des volontaires de la Croix rouge qui gèrent les camps de rétention où ils seront  répartis et identifiés par la police qui essaiera de procéder à l'identification de leur nationalité afin de les classifier dans l'un des multiples statuts (demandeur d'asile, clandestin, réfugié…) dont sont affublés celles et ceux qui migrent.

 

Pour finir,  par rapport aux évasions, il faut savoir que pas mal de gens se font tout de même rattraper, que ce soit aux alentours du camp, comme le montrent les photos ci-dessous qui donnent une terrible impression de chasse à l'homme, ou ailleurs en Italie, dans les gares ou les rues de grandes villes du nord.

 

Liste Migreurop, 4 avril.

 


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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 15:22

 

Jeudi 14 avril à 13h30  : soutien au camarade du syndicat CGT des Dockers de Lorient traduit devant le Tribunal Correctionnel suite aux actions contre la réforme des retraites en 2010.

 

Courrier de l'Union Locale CGT de Lorient, 8 mars 2011 :

Relaxe pour Gaëtan Le Bolay

 

L’Union locale CGT de Lorient et sa Région appelle à un rassemblement le 14 avril à 13 heures 30 devant le Palais de Justice pour soutenir Gaëtan Le Bolay, injustement accusé d’avoir lancé un projectile sur les forces de l’ordre lors de la manifestation du 19 octobre 2010.

 

Nous n’avons pas la mémoire courte. Ce sont bien les forces de l’ordre, qui sur le pont de Carnel, ont bien lancé des projectiles sur une manifestation tout à fait pacifique.

 

L’accusation contre notre camarade docker se fonde sur une vague photo parue dans la presse où il ne se reconnaît pas lui-même.

 

La plainte contre notre camarade est une mesquinerie de plus envers les dockers dont l’État ne pardonne pas la combativité.

 

Non à la répression !

 

Relaxe immédiate de notre camarade.

 

RENDEZ-VOUS LE 14 AVRIL À 13 HEURES 30
DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL

RUE ESVELIN À LORIENT.

 

 

 

Texte de solidarité de la CNT du Morbihan, 6 avril :

 

Nous sommes tous des lanceurs de pavés

 

Automne rouge… et jaune

 

En octobre dernier le mouvement contre le projet de contre-réforme des retraites bat sont plein, loin du discours des directions des grandes centrales syndicales, une partie importante des travailleuses et travailleurs, lassé(e)s des marches au pas et sans lendemain, s'organisent dans le blocage de l'économie, pour la grève reconductible ou générale… donc dans l'action directe.

 

Rien d'étonnant là-dedans, ce qui devrait plutôt l'être c'est qu'on n'ait pas agi ainsi plus tôt et donc de façon plus efficace et mieux coordonnée.

 

Quant les médias et les politicards (à commencer par la droite au pouvoir) se félicitent de manifestations sans «incident» et susurrent gentiment à nos «camarades» bureaucrates qui négocient la longueur de nos chaînes dans les divans confortables de l'Élysée, qu'ils sont des hommes responsables et sages, on aurait foutrement dû se poser plus de questions tactiques.

 

La signature plus tard d'un torchon jaune, entre autre, par le «camarade» Chérèque, qui promet de ne pas accomplir d'actions qui nuiraient aux biens et aux personnes confirme la volonté acharnée de certains à ne pas retourner à des pratiques syndicales qu'ils avaient espérées enterrées : les fameuses actions directes (grève, occupation, blocage, boycott, sabotage…).

 

Arrêtons deux minutes les fausses déclarations de bons sentiments qui se veulent dénonciatrices de toutes «violences» et qui condamnent en fait toutes actions accomplies pour faire pression sur les bourgeois du CAC40 et du gouverne(et)ment. Violence et insécurité, sont bien ces réformes et contre-réformes qui s'abattent sur la classe ouvrière, lui fait courber l'échine et  lécher les bottes de ses exploiteurs, sous les coups de fouet du «travail flexible» (comprendre : précarité) des «restructurations» (comprendre : licenciement massif), tout ça en subissant les tentatives de divisions ignobles opérées par les tenants du pouvoir entre «travailleurs français» et travailleurs immigrés ou sans-papiers, entre «vrais» travailleurs et précaires ou chômeurs, entre vieux sages et responsables et jeunes «naïfs» soit-disant, ignorants, entre citoyens respectables qui se contentent de mettre un bulletin dans une urne et de faire parfois des promenades syndicales et le manifestant «infréquentable», le casseur qui ne peut être qu'un extrémiste irresponsable.

 

Ne pas résister à cette répression (si besoin par l'action directe) c'est la laisser se banaliser. Quant à s'opposer clairement, par le biais des grandes centrales syndicales, à l'action des travailleuses et travailleurs en lutte, c'est clairement collaborer, c'est se ranger dans le camp du capital.

 

Quelle violence ?

 

Quant les milices de Sarko attaquent une manifestation à Lorient (une personne de plus de 60 ans est trainée par terre sur plusieurs mètres sans raison, la police utilise des bombes lacrymogènes, des bombes assourdissantes, tout ça sans sommation), que pour protéger des familles entières en tête de cortège des manifestants déterminés font face et que ce sont eux qu'on condamne ensuite.

 

Quand place Belcour à Lyon c'est une vraie prison à ciel ouvert que mettent en place les forces du désordre et qui empêchent les manifestants de s'exprimer et de circuler (deux libertés fondamentales qu'on nous dit ???).

 

Quand dans une des raffineries en grève l'État force illégalement les travailleuses et travailleurs à reprendre le travail sous le prétexte pitoyable d'urgence nationale, et qui rappelle des temps sombres où l'on ramenait l'esclave, le serf ou le salarié (selon la dénomination de l'époque) à coup de trique ou le fusil sur la tempe à sa besogne, des temps où les travailleuses et travailleurs n'avaient pas encore conquis le droit fondamental de faire grève…

 

Partout en France, pendant ce mouvement social, l'État a frappé fort, avec une violence inouïe qu'on ne remet pas en cause car elle est légale. Légitimité et légalité sont des termes différents, ils avaient la légalité nous avions et nous avons la légitimité. Chaque fois que les travailleuses et travailleurs luttent contre l'exploitation, et l'oppression de l'homme par l'homme et bien souvent, de quelques hommes sur des millions, chaque fois nous sommes légitimes, chaque fois nous avons raison.

 

Le «monde arabe» et nous ?

 

Nous nous offusquons facilement de ces États policiers qui matent leurs populations, si besoin en ouvrant le feu, comme nous nous en sommes rendus compte ces derniers temps. Ici les médias et politiciens de tout poil prennent soin de parler du monde «arabe» pour que l'on n'ait pas la mauvaise idée de faire des rapprochements avec nos belles et glorieuses démocraties bourgeoises occidentales.

 

La différence ici, c'est que les forces de répression prennent soin de ne pas tuer (en tous cas durant les mouvements sociaux), et ceci non pas par bonté d'âme mais bien parce que cela les déservirait et ferait juste monter la sauce de la révolte (qu'on se souvienne des émeutes de 2005).

 

Ici (en Occident et en France particulièrement) la stratégie est tout autre :

Une force policière de pointe parmi les plus enviées au monde (qui a d'ailleurs tellement fait bomber le torse de cette chère Alliot-Marie qu'elle s'est empressée de proposer une aide matérielle et tactique à Ben Ali pour mater ceux qu'elle et sa clique appelaient encore «la minorité d'extrémistes, de casseurs, et de pilleurs» et qui sont plus tard devenus les révolutionnaires du Jasmin pour la démocratie… à l'occidentale bien sûr).
Une répression médiatique hallucinante où on nous pointe sans cesse les dangereux «casseurs» (de qui parle-t-on ?? de flics infiltrés, de fachos qui attaquent les manifs, ou bien de gens qui après un ras-le-bol légitime gardent un sentiment de vengeance, de manifestants déterminés qui ciblent des lieux comme les banques ou les sociétés d'assurances qui leur paraissent symboliques des milieux à abattre, de syndicalistes qui occupent leurs lieux de travail et qui osent résister quand on les en chasse ?…) et on nous bassine de stupidité comme oser dire que c'est pour sauver le système par répartition qu'on l'assassine.

 

Peut importe la façon dont ils s'y emploient, le but reste le même : nous faire taire pour nous exploiter toujours plus, et il faudrait presque qu'on leur dise merci.

 

Lancer de pavé ou de marguerites ?? … question bourgeoise !!

 

Aujourd'hui nous soutenons notre camarade docker aux côtés de qui certains d'entre nous se sont battus, parce qu'on avait fait le même choix, résister et lutter contre ceux qui nous enchaînent jour après jour et contre l'agression policière.

 

Ainsi nous nous foutons pas mal de savoir si oui ou non tel ou tel morceau de caillasse a volé en direction de ceux qui nous canardent sans pitié à coup de lacrymo, de flashballs, de taser ou autres trouvailles technologiques au service de la destruction de nos vies. Cette question nous paraît ridicule et finalement bourgeoise, c'est rentrer dans le jeu d'une justice qui est de toute manière de classe (en taule le voleur de bagnole et en liberté le président qui vend les armes et les munitions à un Kadhafi qui les vide sans vergogne sur la population).

 

Hier avec les répressions des mouvements sociaux comme celui des retraites, aujourd'hui avec les lois sécuritaires et liberticides comme celle de la loi LOPPSI2 et demain contre toutes les avancées réactionnaires et répressives nous sommes et serons solidaires avec ceux qui luttent et refusent qu'on les enchaîne toujours plus.

 

Solidarité avec le camarade docker

et avec toutes les victimes de la répression policière.

 

Solidarité avec les prisonniers politiques ici et ailleurs.

 

À bas l'État, à bas les patrons,
c'est nous qui produisons, c'est nous qui décidons !

 


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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 11:47

 

 

On devrait se contenter de compter les morts … et d’écouter les experts

 

Rappelez-vous combien de fois les médias nous ont répété que la situation était sous contrôle avant de nous annoncer le contraire. Après chaque catastrophe on nous apprend que des techniciens, des experts, savaient, avaient émis des rapports inquiets sur l’état de telle cuve, de tel système, avaient alerté les autorités concernées… Alors un très haut niveau de sécurité, qu’est-ce que c’est ? C’est une faible probabilité de vivre une catastrophe nucléaire. Autrement dit, c’est vivre avec et sous le risque permanent d’une catastrophe du type de Tchernobyl, de Fukushima ou pire… C’est un pari. L’énergie nucléaire est aussi mortifère qu’immaîtrisable.

 

Mortifère à chaque instant. Hors catastrophe, le fonctionnement «normal» du nucléaire, c’est l’empoisonnement des populations nigériennes par les mines d’uranium, ce sont les trimardeurs du nucléaire qui doivent «bouffer des doses» à chaque arrêt de tranche, ce sont les petite fuites par ci, les petits mensonges par là… À Nogent-sur-Seine par exemple, ce sont les balises de mesure de l’iode radioactif qui sont tombées en pannes plusieurs heures le 6 mars dernier, ce sont 27m3 d’eau potentiellement radioactive, qui se sont écoulées le 19 mars dernier…

 

Qui a décidé que cette menace sur l’humanité était acceptable ? Les militaires, en développant l’arme nucléaire, et de très gros industriels, qui ont créé un lobby officiel (la commission PEON) pour «éclairer» les choix gouvernementaux.

 

Le risque zéro n’existe pas !

 

Abus et ironies de langages. Tout le monde a entendu qu’il y avait au Japon des doses 100 fois voire 1000 fois supérieures à la normale. Ce vocabulaire a été conçu pour abuser les populations. Une dose normale, c’est une dose équivalente aux limites autorisées, limites fixées par les autorités. Elles sont déterminées selon un calcul coût/avantage, à savoir les avantages du nucléaire (prix de l’électricité, bénéfices, emplois…) et les dégâts potentiels sur notre santé. Il n’a jamais été question d’un quelconque choix. On nous impose cette industrie pour laquelle un cancer ou un risque de fuite ne pèsent pas lourds face aux profits qu’elle peut faire.

 

L’illusion de la transparence

 

On nous bassine avec la transparence, mais on attend toujours que le réseau d’alerte mondial, qui
mesure la radioactivité pour repérer d’éventuels essais atomiques aériens clandestins, communique les données sur le nuage de Fukushima… Publier les chiffres, c’est potentiellement mettre le doigt sur les dangers du nucléaire. La transparence est certes une exigence minimale dans le contexte actuel, mais n’oublions pas que la transparence n’abolira jamais le danger.

 

Nucléaire : symbole d’un État autoritaire

 

Croit-on qu’on peut remettre notre sort entre les mains de ceux qui nous avaient prétendu avec arrogance que leur technique était sûre, que les précautions étaient surdimensionnées, et que même l’imprévisible avait été prévu ?

 

Les experts ont finalement reconnu que le risque zéro n’existait pas, sans pour autant arrêter leurs projets, les autorités ont prétendu tout maîtriser, même le passage des nuages aux frontières. En ce qui concerne la sécurité, c’est aux experts militaires qu’elle est confiée : militaires chargés de trier les populations, de les enfermer (pardon de les confiner), de les empêcher de circuler (pardon de les protéger) mais aussi de choisir quelques élus pour s’envoler vers des territoires «sains». La société nucléaire est bien une société policière…

 

NI NOUVEAUX PROJETS, NI PROLONGATIONS !

 

ARRÊT IMMÉDIAT DU NUCLÉAIRE CIVIL ET MILITAIRE

 

SORTIR DU NUCLÉAIRE

C’EST COMBATTRE LA SOCIÉTÉ QUI LE PRODUIT

 

Collectif contre l’ordre atomique.

 

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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 10:02

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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 08:57

 

Sept mois ont passé depuis le début de «l’affaire des incendies» en Belarus. Pendant tout ce temps, nos amis et nos camarades sont restés derrière les barreaux. Ayant commencé avec la détention de militants de tendances politiques radicalement différentes en septembre l’année dernière, l’affaire touche à sa fin ;  c’est sur le point de passer devant les tribunaux.
Aujourd’hui, sept personnes incriminées dans «l’affaire des anarchistes» sont emprisonnées.

 

Mikalai Dziadok est accusé de :

— L’organisation en septembre 2009 d’une manifestation illégale anti-militariste contre une manœuvre coordonnée des armées russe et belarusse lors de laquelle un État Major Interarmées avait été attaqué avec un fumigène ;
— L’attaque d’un casino à Minsk en décembre 2009 pour dénoncer les inégalités sociales grandissantes ;
— Une attaque contre le siège de la Fédération des Syndicats le 1er mai, dont le communiqué expliquait que l’État et la Fédération des Syndicats organisent l’exploitation des travailleurs au lieu de défendre leurs droits, tout en les empêchant de s’organiser entre eux et de faire grève.

Mikalai risque 10 ans de prison.

 

Ihar Alinevich est accusé de

— L’attaque de l’ambassade de Russie en août 2010, en solidarité avec les défenseurs de la forêt de Khimki ;
— L’organisation de la manifestation anti-militariste ;
— L’attaque du casino à Minsk ;
— L’attaque d’une agence de la Belarusbank le 1er mai pour protester contre le système financier mondial ;
— L’attaque contre le centre de détention en septembre 2010 réclamant la libération tous les détenus.

Ihar risque 12 ans de prison.

 

Aliaksandr Frantskevich est accusé de

— Participation à la manifestation anti-militariste illégale ;
— L’attaque d’un commissariat à Soligorsk lors des journées d’actions contre la police ;
— Le piratage du site municipal de Novopolotsk.

Aliaksandr risque 10 ans de prison.

 

Quant à l’attaque du siège du KGB à Bobruisk qui a eu lieu en octobre 2010 en solidarité avec les inculpés de septembre, désormais Jauhen Vas’kovich, Artsiom Pratapenka et Pavel Syramolatau sont aussi impliqués dans l’enquête.

 

Ils risquent chacun 12 ans de prison.

 

Il faut souligner qu’initialement, les prévenus étaient seulement accusés d’hooliganisme, qui dépend de l’article 339.2 du code pénal belarusse et de ce fait, implique jusqu’à 6 ans de prison. Au cours de l’enquête, des chefs d’inculpations ont été rajoutés pour chacun des inculpés, ce qui a permis de changer de niveau. Il est désormais question de destruction volontaire de biens privés (article 218.2(3)) qui implique des peines allant jusqu’à 12 ans de prison. De plus, toutes les preuves reposent sur les témoignages de deux «témoins» qui ont eux-mêmes participé aux actions en question mais n’ont jamais été accusés.

 

Au cours de l’enquête, plus de 50 personnes ont été interrogées et 14 personnes ont passé de 3 à 28 jours en détention. Toutes ces personnes dénoncent des pressions psychologiques extrêmement dures et même dans certains cas des pressions physiques.

 

Aujourd’hui, la plupart des inculpés prennent connaissance des derniers faits qui leur sont reprochés. Les audiences vont vraisemblablement commencer fin avril/début mai.

 

C’est pourquoi nous lançons un appel à des journées d’actions du 12 au 15 mai 2011. D’une part contre les accusations injustes, d’autre part pour la solidarité avec les anarchistes belarusses. Nous encourageons TOUTES sortes d’actions de solidarité, l’implication des défenseurs des droits de l’Homme, ainsi que la diffusion d’information au sujet de la répression en Belarus.

 

Anarchist Black Cross Belarus.

 


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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 07:08

Camp anticapitaliste à la fac de lettres de Montpellier
Contre-sommet du G8 des universités et convergences des luttes

 

À Cannes et Deauville se dérouleront cette année les sommets du G8 et du G20. Quelques jours avant cela, du 28 au 30 avril 2011, aura lieu le G8 des universités qui réunit les Ministres de l’Éducation des huit plus grandes puissances mondiales ainsi qu’un certain nombre de représentants d’entreprises afin de réfléchir à la continuité de la mise en place d’une éducation uniformisante, compétitive et performante. Cette année, le thème principal des discussions sera «Quelle est la nature de l’ouverture de l’université sur le monde économique ?»

 

 

En effet depuis plusieurs années les réformes universitaires s’enchaînent (Processus de Bologne en 1999, Stratégie de Lisbonne en 2001, LMD en 2003, LRU en 2007, Plan Campus en 2008, Projet Idex en 2010…) et se ressemblent : réduction des dépenses publiques (suppression de postes…), sélection sociale (augmentation des frais d’inscription…), sélection du savoir, indépendance scientifique mise à mal, privatisation, le fameux triptyque «Productivité, rentabilité, excellence» (plan Campus, initiatives d’excellence…), précarisation des conditions de travail et d’enseignement…

 

C’est dans ce contexte néolibéral que nous avons décidé de dresser un campement autogéré qui a trois objectifs :

— Se réapproprier l’espace public qui tend à être de plus en plus restreint à cause des politiques sécuritaires ;
— Revendiquer une université libre, gratuite, accessible, critique et solidaire ;
— Défendre les autres initiatives et alternatives des différents collectifs de Montpellier et d’ailleurs.

 

Des critiques ou analyses politiques ainsi que des perspectives nouvelles seront proposées : lutte contre la précarité, réflexion sur la politique sécuritaire, action pour la régularisation de tous les sans-papiers, engagements en faveur du développement des alternatives en matières de cultures biologiques et locale, développement des médias indépendants et critiques, pour un cinéma engagé et critique, remise en question du progrès technologique… et bien d’autres !

 

Si tant d’horizons politiques se retrouvent, c’est parce qu’elles ont un objectif commun qui est la critique du capitalisme, de ses conséquences désastreuses et des moyens qu’il doit mettre en place pour perdurer, ce capitalisme qui par essence est totalitaire puisqu’il impose une vie normée en englobant toutes les dimensions de l’existence.

 

Nous vous invitons à venir nous rencontrer afin d’échanger des informations, de participer à des débats, d’assister à des projections ou à des concerts… et pourquoi pas vous-même vous joindre au mouvement en amenant vos idées et vos envies ?

Rendez-vous du lundi 18 au vendredi 22 avril
sur la pelouse de Paul Valéry avec la participation du campement.

 


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À Athènes, le 17 décembre 2008, le démos insurgé réveillait l’antique esprit de l’Acropole.

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C’est un blog qui reflète des activités réelles, des luttes concrètes, en faisant connaître des réalités, en activant des solidarités, et en fournissant des munitions théoriques aux combattantEs, du Jura comme d’ailleurs.

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